Alors oui en effet, me voilà depuis deux jours en Tasmanie (Tassie pour les intimes)..
De Sydney, des derniers jours, je peux surtout parler de la chaleur, et quelle chaleur... Vendredi soir une sorte de torpeur humide s'installa, et la température au lieu de baisser, sembla monter... Samedi, nous attendions un petit 35 aux premières prévisions et bien ce furent un petit 41... Alors, allez vous promener dans les rues brûlantes, à la recherche de la moindre parcelle d'ombre et surtout allant de centre commercial en centre commercial.
Arnaud et moins avions du quitter notre chambre surchauffée (adorée) samedi matin à 10h00 pile (comme bien d'autres – alors la file sortait dans la rue déjà en plein soleil et brûlante) et pour passer cette journée, rien de tel que de regarder les derniers épisodes de Lost saison 4 (merci petite soeur), assis par-terre et surtout le plus proche possible d'une bouche d'air conditionné (que je n'ai jamais autant aimé).
Les couloirs du Nomads Maze Backpackers de Sydney....
Sinon, après nous être dis au-revoir (lui il a trouvé un appartement sur Sydney), départ sur l'aéroport. Après un trajet dans un train qui ressemblait à un four ambulant – rapide check-in et embarquement à l'heure. Je pensais avoir droit à quelques contrôles de routine, et bien, à part présenter ma carte d'embarquement, personne ne me demanda si j'étais bien la personne voyageant avec ce billet (mon passeport est resté gentiment au fond de mon sac) Même topo pour la sécurité concernant les métaux et les liquides. Quedal. A nouveau, une bien grande différence entre la parano de nos aéroports et le système présent aux USA ou ici.
Ce qui me choqua au décollage c'est d'entendre après les recommandations d'usage sur la sécurité « ces mesures sont dictées par la loi australienne sur le trafic aérien, le fait de ne pas les respecter, est considéré comme une offense à la loi et une amende ou des poursuites peuvent s'appliquer ». Très accueillant d'entendre ce nouveau rappel que toute violation ou non respect d'une loi, panneau etc... est poursuivi soit d'une amende ou alors de pire encore, le bagne ???
Hobart s'est présentée à moi comme une ville agréablement fraîche (16) et en ce qui concerne la ville, malgré ses 180000 habitants, et bien on dirait un très gros bourg. Une ville très étendue, des maisons construites pour la plus part en bois. En ce qui concerne son « Downtown ».. bein quelques rues dans un sens, quelques rues dans l'autre, et sinon, oui comme partout quelques tours, mais rien de comparable à Sydney.
J'ai retrouvé Laurent à l'auberge Central City, une grande auberge sur deux étages, installée dans un vieux bâtiment, des couloirs en bois, une salle de bains propre (!!!!), et surtout très accueillante.
Cela m'a fait super plaisir de le revoir, de pouvoir parler français suisse, de dire septante et nonante, de ne pas faire attention à mes remarques sur les franchouillards et de raconter mon nouvel an à Fribourg (Laurent est fribourgeois) et surtout le merveilleux réveil sous le soleil du Chatelard, dans une maison entourée de fraîche neige tombée pendant la nuit du réveillon ( petit remerciement à Céline, mais non tu ne vis pas dans un trou perdu – bon si en fait mais on fait avec).
On est juste aller boire un verre dans le seul pub ouvert après 22h (un samedi!) dans le Downtown, et on est tombé sur un concert gratuit franchement sympa. Bien sur, les classiques y passèrent tous, mais se retrouver dans un pub au style très british, mélangeant allègrement les drapeaux de l'Irlande, de l'Ecosse et de l'Angleterre à côté de celui de l'Australie assez drôle. Sans compter les peintures de la Reine Victoria trônant au dessus du bar.
Dimanche, nous avons fait un tour de la mégalopole de Hobart, il faut préciser qu'à l'auberge la tenancière avait dit à Laurent, sur un air, « attention c'est loin », qu'il fallait au moins 15 minutes pour arriver au port. Nous d'un pas flemmard, prenant des photos, si on a prit plus de 10 minutes c'est un record. Une remarque sur l'image sportive des aussies.. J'ai plutôt l'impression qu'ici, dès qu'il faut faire plus de 500 mètres à pied, c'est du genre, j'ai fait une marche incroyable et il faut que je me repose (à Sydney on m'avait regardé avec des grands yeux lorsque j'avais décrit mes journées de 5 à 6 heures à marcher en ville), voire il me faut le shuttle bus pour rentrer.. Et franchement sans blague...
Hobart est un jolie mélange d'architecture victorienne et de post 70 dégueulasse bétonné et avec comme principale attraction un paquebot du joli nom de Diamond Princess (http://www.princess.com/learn/ships/di/index.html pour ceux qui voudraient réserver).
Le Mall de Hobart, la rue commerçante
Sur la route de Port Arthur, une baie à marée basse
Nous avons donc pris la route vers Port Arthur (prononcer avec un grand cheveux sur la langue), ancienne prison pour « convicts » de l'Empire britannique qui y envoyait ses truands (voleurs de 6 shillings ou d'un porte monnaie condamné à au minimum à 7 ans de prison voire la mort) purger leur peine. Le plus jeune avait 9 ans (pour le vol d'un porte-monnaie), le plus âgé 60 ans.
Sur la route La Baie des Pirates et le Pavement Road
Port Arthur a 170 habitants et au minimum 2 à 3 milles touristes dans ses alentours.
Nous avons visité le site en deux fois, une première fois dimanche soir, sous les nuages (peu accueillant) et ce matin sous un soleil radieux. Le lieu chargé d'histoire a vu passer entre 6500 et 12700 condamnés pendant ses quelques dizaines d'années d'utilisation. Les chiffres ne sont pas définitifs, car certains « convicts » y firent deux séjours, donc la comptabilisation ne correspond pas au nombre effectif ayant séjourné sur place.
Le pénitencier principal pour environ 400 convicts
Sinon, après le tour en bateau par le harbour du Port Arthur, nous avons pris la route du nord. Nous avions environ 250 kms à faire pour arriver à Bicheno, tout en traversant plusieurs forêts (41% du territtoire de l'ile est protégé) d'eucalyptus. Le tout par des routes en terre et débouchant parfois sur une nouvelle plage de sable blanc et l'océan d'une couleur bleue-claire
Bicheno le soir, sous les nuages, mais l'endroit fut un régal. Une auberge vraiment friendly, des gens accueillants, une ambiance de famille. On s'est sentis immédiatement comme en famille.
Et une chose particulière à Bicheno, le soir après le coucher du soleil, les pingouins sortent. Et il est super facile d'en voir. Ils sont tout petits, mais tellement mignons.
Voilà les premiers jours, j'ai encore pleins de chose à raconter, mais en fait il est difficile de tout décrire en peu de mots. J'essaye ici de faire passer l'essentiel. Sinon, depuis nous avons continué notre route, mais pour savoir quoi, il faudra attendre que je puisse avoir à nouveau le wifi ;-)
A+
