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dimanche 21 juin 2009

Derniers jours sur Bali

Je vous ai préparé cette superbe carte avec les divers voyages, en couleurs svp et légende. Si elle vous semble un peu petite, il faut juste cliquer sur l'image :-)


Besakih


En ce mardi 16 juin, nous sommes partis direction Besakih. Le "Mother Temple" de Bali. En fait, 35 bâtiments et surtout un temple, le plus grand de l'île. L'endroit bien que sacré est bien "envahi" par les stands de sarongs, sculptures et autres. On passe outre et on met son sarong avant de rentrer sur le site.

Comme prévu, un "gardien" du temple se propose comme guide, offre que nous déclinons. A force d'insister avec l'argument que pour rentrer dans certains temples il faut être accompagnés, nous acceptons. En fait, en dehors de quelques infos que nous avions déjà depuis Jagaraga, le suivre ne nous servit pas à grand chose. Après 10 minutes, il nous annonce que la visite est finie et que nous pouvons reprendre le chemin de la sortie. Nous, non, on voudrait voir le temple situé à 2kms de là et qui permet de voir tout la région de Besakih. Ah, là, c'est loin, c'est au moins une heure pour y arriver. Nous, pas de problème!

On a dû lui donner quelques roupies et qui ont fini va savoir où et je doute dans la caisse du temple. En marchant plus loin, nous croisons des touristes qui eux avaient réussi à éviter le barrage des "guides" et qui se promenaient tranquillement sur le site. Il faut le savoir et il faut rester ferme si on veut un peu de liberté lors des visites.

L'entrée


Alors si vous vous souvenez bien, chaque niveau correspond à une représentation du Dieu unique. Ici, 7 toits.


Au milieu des temples "officiels", vous avez des temples familiaux ainsi que des temples par caste.


Si je me souviens bien c'est le temple de Shiva





Celui-ci, je ne sais plus, mais c'est le dernier avant la forêt et le chemin qui mène au temple situé à 2 kms



Il s'agit d'une terre sacrée, je l'accorde... mais alors pourquoi le côté du temple sert de décharge ?


Nous étions sur place un jour de cérémonies et quantité de balinais étaient présents sur place.





Les offrandes sont portées sur la tête. Allez essayer.


Le chemin que nous avons pris mène jusqu'à un dernier temple, en lisière de la forêt.
Malheureusement nous ne verrons pas sur le moment le volcan juste derrière.

En chemin vers ce temple perdu





En bas, Besakih. Par temps clair, on peut soit-disant voir Ubud et Denpasar


Sur le chemin de retour vers la sortie, quelques impressions locales


Le vendeur de glaces avec musique d'accompagnement je précise


La station "petrol" ne pouvait pas manquer


Alors ces bouteilles sont en fait des anciennes bouteilles de Corona, réutilisées pour servir ce mélange à base de je ne sais pas quoi


J'ai remarqué une certaine obsession pour les toilettes. Environ un panneau tous les 10 mètres..



Et la petite pour Sofia. Il s'agit bien de dizaines ou centaines d'araignées ;-)



Kintamani

Après Besakih, direction Mt Batur et Kintamani. J'avais en souvenir un lac dans une caldera avec le volcan au milieu et surtout des vendeurs très oppressants (c'est à tel point que non seulement dans les guides, mais aussi plus tard dans ma revue dans l'avion, on en parle et on vous donne des trucs pour les éviter - un nouveau cours de marketing nécessaire ?....).

La route après des passages par des vallons (le scooter a souffert) et de la forêt débouche sur le rebord du cratère. La vue est splendide, à couper le souffle. Le volcan parfois actif a laissé les traces de sa dernière éruption avec tout un flanc recouvert de lave encore vierge de toute végétation.

Pour une fois, nous nous sommes payés une terrasse face à ce magnifique paysage. Au loin, le volcan Agung en toile de fond.

Le mont Batur


Le volcan Agung c'est la pointe sur la droite



Puis direction Ubud. Sur la route, j'ai failli perdre le contrôle, non pas à cause d'une voiture ou un camion, non à cause d'un mec qui n'avait rien trouvé de mieux que de jouer au cerf-volant sur la route. Je sentais venir que le fil allait me couper la route. Et bien gagné, mais heureusement au niveau du casque et j'ai pu freiner sans chute. J'ai malgré tout bien pesté contre lui. Quelle idée de se mettre à jouer là, en plus en travers de la route!!!!!!

La route vers Ubud, c'est tout droit sur 25 kms, presque pas de virages. Une succession de villages et de rizières. Les fameuses de Bali qu'on peut voir sur toutes les photos étaient malheureusement "asséchées". La récolte du riz ayant eu lieu sûrement peut avant. Donc au lieu de vertes rizières, on a eu droit à des terrasses de terre. Dommage, mais nous avons souvent eu l'occasion d'en voir de magnifiques, alors nous ne sommes pas restés trop déçus.

10 kms avant Ubud commencent les étalages de peintres, sculpteurs sur bois etc.. Des centaines voire des milliers qui vendent de nos jours plutôt de l'art moderne que de l'art réellement balinais. J'ai été surpris de voir des bustes de femmes à la poitrine très imposante sur des centaines de mètres. En bois, en métal, recouverts de faïences. On peut également trouver toute la panoplie de sculptures qui vont des personnages de Walt Disney en passant par le Père Noël jusqu'au vélo grandeur nature. Il existe malgré tout quelques vendeurs de dragons, Bouddha et autres divinités locales, mais cela devient presque rare. Dommage.

Si je ne devais pas encore voyager quelques mois avec un sac à dos comme maison, j'aurais bien voulu acheter deux ou trois dragons de 2 mètres de haut, une statue de Bouddha en pierre et des représentations de Ganesh pour ma future maison en style balinais, que je me ferai construire sur la Gold Kueste au sud de Zurich ou dans notre future mansion sur les hauts de Santiago (une idée pour ta retraite maman ? ).


Ubud


Sinon, sur Ubud nous avons eu la chance de trouver vraiment par hasard un agréable home stay tenu par un couple de petits vieux qui au milieu du jardin familial, ont construit quelques bungalows. Le mari, en plus un peintre, et sans payer un surplus (habituel dans les tours), nous avons pu admirer son travail.
Le couple d'une gentillesse !!! On les a adorés. Le matin, la femme nous a apporté notre petit déjeuner que nous avons pu prendre sur notre terrasse face à leur beau jardin, amoureusement entretenu. Quelques poules et surtout des coqs (qui font office de réveil) picorant nos restes.
Ne parlez pas de grippe aviaire. Si on avait dû suivre tous les conseils des guides, nous aurions dû porter un masque, chaussures montantes et surtout éviter tous ces merveilleux villages que nous avons traversés.



Il s'agit d'un trottoir...


De magnifiques offrandes


Cérémonie ou pas, les gosses s'amusent


Si un jour nous devons voter pour construire un giratoire dans ce genre là, je vote tout de suite OUI.


Malgré l'aspect délabré, elle roule


Les mannequins sont à la sauce occidentale



Il doit s'agir du Dieu "Toyota" ?


Nous sommes restés deux nuits sur Ubud, le temps de visiter la Monkey Forest ainsi que le temple de Goa Lawah et nous balader tranquillement entre les rizières.

Dans notre home stay




Monkey Forest (des macaques en vrai.... sales bêtes)


Cérémonie au milieu


Atelier de travail sur pierre... et que je tape et que je frotte etc.. pendant des heures


Un tuyau, mais pourquoi ? Sur l'endroit des crémations...




tiens tu as de la vermine dans tes poils


Juste moi... juste moi :-)


Ce que c'est moche bébé



Les bouteilles sont interdites.. on comprend pourquoi


Vincent aux prises avec des macaques


Goa Lawah, pour une fois je n'ai pas dû porter un sarong, mon 3/4 suffisait (pourtant pas ailleurs)


les pierres à droite, une ancienne tête de bouddha ( il me semble) écroulée

Vue d'ensemble


Petit tout entre les rizières. Un détail du travail fait à la main je précise


Une pépinière pour du riz ?


Vincent voulait une photo et comme il lit le blog à 4000 kms de distance


Moi, j'ai minci :-)


Des bouteilles de 200 ml. cela existe encore. Il m'en faudrait 5 pour avoir assez à boire...


Art moderne sur métal


Notre restaurant de l'après-midi


Un stand parmi des milliers


Je veux le grand à droite dans mon salon!


Et sur notre ruelle menant au home stay. Beau n'est ce pas ?



L'entrée du home stay



DPS - Kuta


Après ces deux nuits, jeudi nous avons repris la route de Denpasar. A mesure que vous avancez la circulation devient plus dense et il faut bien regarder les panneaux si vous ne voulez pas finir de l'autre côté de la ville. En fait, sur Denpasar les routes sont souvent à sens unique et rebrousser chemin s'avère être une aventure lorsqu'il faut zigzaguer entre voitures, scooters et bus pour prendre la voie de droite et après entre un labyrinthe de rues, revenir sur celle que vous avez malencontreusement ratée une demie-heure avant. Nous sommes passés chercher nos sacs à dos, qui nous attendaient bien gentiment à l'hôtel situé derrière le terminal de bus. Puis, nous avons dégoté un chauffeur en scooter pour Vincent et avec nos sacs à dos sur le dos (sic!), nous sommes repartis sur Kuta. Vous allez dire.. "encore ?". Et oui, c'est la saison haute en Indonésie, les hôtels sont pleins et le moins cher dans la zone était de nouveau notre hôtel des premières nuits. De plus, pour aller sur l'aéroport c'est le plus proche.

Cette fois-ci, nous avons eu droit à une chambre plus "neuve", à l'étage et juste sur le côté, caché de la route, un temple....



Le drapeau du parti autonomiste qui est assez voire très fort sur l'île


Notre dernier buis buis pour manger


J'ai ramené le scooter et en effet, rien. Le mec m'a juste demandé "finish?" Oui, ai-je dit. J'ai précisé que nous avions crevé après un jour.... Il a rien dit, mais a baissé la tête. Concernant les rayures, un mec a fait une remarque, mais celui qui a reprit le scooter a fait comme si de rien.. Je crois qu'il a eu intérêt, sinon il aurait su de quel bois je me chauffe.....

Vendredi matin, je suis parti à la recherche d'un chauffeur pour aller sur l'aéroport. J'ai hésité entre le scooter et une voiture, mais avec mes sacs, j'ai préféré la deuxième option. Le premier prix "d'ami" à 10 USD, alors que le taxi ne coûte que 6.... Il suffit parfois de marcher 100 mètres et vous trouvez votre chauffeur, qui s'avéra être le même qui nous avait conduits sur Tanah Lot.

Traverser Kuta pour la dernière fois fut pour moi aussi le moment de dire Adieu à Bali. Cette île qui fait tellement rêver.

Sur la route de l'aéroport


A l'aéroport, les indonésiens vous font passer par x contrôles qui semblent n'être là que pour occuper du monde, mais pour nous les touristes surtout des "et que je mets les sacs pour le rayon X et que je les reprends, et que je passe au check in, et que je dois payer la taxe, et que je dois refaire un contrôle aux rayons X" avant d'arriver dans la salle d'embarquement.

Au milieu de tous ces contrôles, j'ai fait la connaissance de Virginie, une hôtesse de l'air de Air France (Demandez nous le monde!) - vous savez, une hôtesse, la profession qui a fait rêver toutes les jeunes filles du temps de notre défunte Swissair.
J'ai eu l'occasion de parler avec elle du crash du vol AF depuis Rio, des interrogations sur les causes, etc.. Elle m'a éclairé sur pas mal de choses concernant son job; quels sont les passagers les plus chiants.. les écos bien sûr; quelles remarques elle pouvait avoir parfois sexistes de certains collègues; de ses horaires et ainsi de suite. J'ai été surpris d'apprendre qu'après 15 ans dans la boîte, ce voyage à Bali, seule, était le premier qu'elle s'offrait. Elle fait quelques voyages en Europe, mais comme nous pour le week end. Comme elle passe la moitié de l'année en dehors de son appartement, de retour sur Paris, tout ce qu'elle veut, c'est rester au calme, ne voir personne, se reposer. Et nous qui pensons qu'eux passent leur temps à voyager dès qu'ils ont quelques jours de congé!
On a commenté nos voyages respectifs. Elle a choisi plutôt les vacances relax, à la mer, dans des hôtels, avec chauffeur et repas dans des restaurants. Il est clair, que si vous disposez de 10 jours de congé vous pouvez peut-être préférer de ne pas vous retrouver à devoir négocier tarifs, visites et repas. Je crois que dans sa situation je pourrais éventuellement faire de même, mais après ces 5 mois et des poussières de vacances, l'inattendu et l'improvisation restent mes maîtres mots.

En quittant Bali :-(


Vous devez vous demander, "d'accord tu as pris l'avion, mais vers où ?" J'avais au début l'idée de retourner sur Darwin avec Vincent (qui est rentré vendredi soir sur Darwin - hello Vincent !!) et de faire toute la côte ouest en "relocation" et de prendre un vol depuis Perth, mais même un mois en Australie aurait signifié renoncer à une bonne partie de mon voyage en Asie du Sud-est. J'ai dégoté depuis Denpasar, le vol le moins cher qui m'a transporté à ? .............. Kuala Lumpur en Malaisie! Je pensais d'abord passer par Singapour et remonter la péninsule, mais étrangement voler sur SIN est plus cher que sur KL!

Je suis donc arrivé vendredi après-midi. J'ai naïvement pensé arriver dans une ville asiatique chaotique, sûrement plus ou moins sale et en dehors du downtown de voir des quartiers populaires. En guise de quartiers populaires, le taxi (qui roulait à 160 sur l'autoroute - KL est a 60 kms de l'aéroport), j'ai vu défiler des "condos" encore et encore, des centres commerciaux, des buildings ultra modernes, etc..

Pour les deux premières nuits, j'ai logé chez un chinois via le Couchsurfing. Son appartement petit, mais dans une tour qui du bon côté (pas le sien) a vue sur un quartier situé au "nord-ouest" de Kuala. J'ai eu l'impression d'arriver dans ces nouveaux quartiers de Santiago. Ici, pas de vendeurs dans la rue, pas de bruit. Non, des immeubles modernes, ultra sécurisés (ils ont une phobie du vol....), des voitures modernes, des avenues neuves et bordées d'arbres. Dès mon arrivée, il m'a fait faire la connaissance d'un allemand venu pour faire sa pratique pendant 6 mois à KL. Nous sommes partis dans ce que on peut appeler une "food zone" populaire. Question nourriture pas grand chose de différent avec Bali (Nasi/Mie Goreng, saté, etc...). J'ai quant même été surpris d'entendre mon logeur, CK, me demander si les balinais mangeaient aussi le saté... Oui.... J'ai eu envie de lui dire, "euh, au cas où l'Indonésie est à 100 kms à vol d'oiseau et la nourriture entre ici et là-bas ne change pas trop. Tu es déjà allé en Indonésie ?" A première vue non. J'ai surtout ressenti un certain mépris pour ce voisin encore dans le "tiers monde" en comparaison de la Malaisie.
La remarque samedi matin, alors que le ciel était légèrement voilé fut : "c'est sûrement les feux en Indonésie qui envoient de la fumée vers nous". OK... J'ignore si c'est le cas. Bref, il m'a donné l'impression de faire partie de ces nouveaux "riches" qui circulent uniquement en voiture, qui vont passer la journée au shopping center, nager dans la piscine du "condo" et qui en guise de vacances vont plutôt choisir l'Europe (il avait des souvenirs de Paris et Athènes) au lieu de visiter la région.
J'ai demandé à l'allemand si toute la ville ressemblait à ce que nous avions autour de nous. Il m'a dit que oui, mais qu'en sortant de la ville, on pouvait retrouver des villages qui ont conservé un certain style de vie plus traditionnel.

Pub en ville. Vous trouvez franchement ce genre de photo plaisante ? Je trouve son maquillage trop forcé, elle brille comme si elle suait, ses cheveux ressemblent aux poils d'un caniche, ses lèvres sont trop entre-ouvertes, son haut ne met pas en valeur son corps.. et cela se vend comme fashion ????? Ya de quoi se poser des questions.....


Les tours au fond, c'est là que je logeais. Sinon en bas vous avez toute la zone du shopping



Repas du soir spécial ? Du Rösti !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!


Des musiciens locaux qui jouaient de la musique mexicaine (là c'est pour Nath).


Et mon immeuble pour deux jours


Après deux nuits chez lui, ce matin j'ai pris le bus (il a semblé surpris que je ne prenne pas le taxi) direction Chinatown. Je vais passer une nuit dans un backpackers, qui en comparaison de ceux de l'Australie, semble sorti d'un film de 3ème catégorie. Les dortoirs se suivent et en fait, les trois chambres regroupent 24 lits juste séparés par une porte sans porte. Il y fait atrocement chaud, mais bref, au moins je suis en ville.

Ici, j'ai retrouvé la ville asiatique comme je me l'imaginais. Un peu (très) bordélique, des voitures et des bus polluants, des klaxons en permanence, une foule bigarrée.

Je vais aller voir ces fameuses tours Petronas et le KLCC (le centre financier), puis tenter de dégoter de quoi manger au milieu des étalages du quartier chinois.

Demain et pour 2 ou 3 nuits, je vais à nouveau faire du CS, mais cette fois chez un croate. Il habite près du centre ville, cela m'évitera de devoir prendre le taxi pour sortir.

PS : merci pour les infos sur Couchepin et grippe porcine. Ici, en dehors de quelques panneaux et du contrôle de votre température corporelle à l'aéroport, presque rien. On voit parfois des gens avec un masque, mais à la rigueur il sert tout autant pour se protéger de la pollution....

A bientôt!