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samedi 23 mai 2009

Notre vie à Darwin

Vincent et moi sommes seuls depuis samedi, jour où Jérôme (le petit nain) a pris l'avion sur Sydney et Paris (43 heures en tout d'après lui).

Ici, les jours se suivent et (ne) se ressemblent (pas).

Ils se ressemblent par la chaleur, toujours aussi forte dès 10h du matin (30 à 34). A tel point que passé midi, il faut faire à l'espagnol; s'enfermer jusqu'au coucher du soleil. C'est là que tels des vampires, nous reprenons gentiment vie, et pouvons à nouveau bouger sans avoir l'impression de perdre 1 litre à la minute.

Là où ils ne se ressemblent plus, c'est lorsque l'humidité qui à notre arrivée ne dépassait pas les 30%, a atteint presque les 85% lundi soir. Nous avons eu droit à notre première pluie (tropicale) en un mois. Et au lieu de rafraîchir l'air, c'est une sorte de bains de vapeur à ciel ouvert qui nous a été offert de supporter.

En dehors de ces petits désagréments météorologiques, avec Vincent, nous avons dû changer d'hostel. Même si la YHA nous semblait un peu vétuste et sa cuisine une sorte de bouche de l'enfer, nous l'avons quittée avec regrets. Nous nous sommes retrouvés au « The best hostel in Town », le Melaleuca. Cet hostel bien que moderne, aux cartes électroniques pour ouvrir les portes (et qui ne marchent pas toujours), ressemble à une usine pour backpackers, aux couloirs interminables et impersonnels.

On dirait l'hôpital cantonal de Genève

Notre cuisine a carrément été abandonnée pendant 2 jours, les plaques étaient chauffées à blanc et pas moyen de les éteindre. Les boutons manquaient - save the planet disent-ils! Quelqu'un semble-t-il a bien voulu régler ce problème et il n'y a plus fait que 35 degrés au lieu des 55 d'avant.

Les seuls grands avantages de cet hostel; les deux piscines et le spa, ainsi que le bar « on site ». Bref, avec Vincent dès le premier jour, nous avons essayé de retourner par tous les moyens à la YHA, mais sans succès. Celle-ci, à la différence de celles de la côte est, est l'hostel le moins cher en ville et pour finir, le plus sympa.

Nous en sommes venu à chercher sur internet des vols pour n'importe quelle ville en Australie (Cairns, Broome, Melbourne) dans l'espoir de payer moins par ce moyen, logement y compris. Petit hic, Darwin est la plaque tournante de la région, et nous sommes en pleine haute saison, donc à moins de claquer 500 AUD, pas moyen de quitter Darwin.

Nous avons pour finir, réussi à trouver des chambres à la YHA du mercredi jusqu'à mon départ lundi, tout en changeant 3 fois de dortoir en 5 nuits (au passage pour chaque changement, je dois faire un check-out à 10h et un check-in à 13h et tout en libérant le dortoir...... logique et très pratique n'est ce pas ? - organisation zéro...).

Vous direz, petits tracas de la vie, mais sans conséquences.

Nous y sommes revenus, un peu comme si on retourne chez un ami. Au bout de 5 minutes, Vincent et moi avons retrouvé nos marques, dit bonjour à la moitié des backpackers présents et investis, enfin, la cuisine qui avait retrouvé une température plus acceptable.

C'est avec un certain plaisir que j'ai retrouvé nos chambres vétustes, à la peinture qui s'écaille, aux robinets qui fuient, à l'air conditionné qui laisse couler de l'eau, aux restes de shampoing et savons laissés par d'anciens locataires dans la salle de bains, à notre terrasse sur le parking parsemé de milliers de mégots, au bordel organisé de la YHA. Et oui, on s'habitue à tout!!!

Je ne suis pas en train de devenir un amoureux de la vie de bohème, mais ce qui me plait, c'est la vie qu'on peut sentir entre ces murs. Va savoir... Une nouvelle phase dans mon évolution.

Question communication, et bien ici la langue presque d'usage c'est ????? le français !!!! La ville est envahie de francophones à tel point qu'il faut vraiment en permanence faire gaffe à ce que l'on dit. Seulement à la YHA, nous sommes entre 15 et 20 qui le parlons.

J'ai aussi connu mes premiers hispanophones (dont un chilien) ici après presque 3 mois sans en croiser un seul!

A la question qui doit sûrement trotter dans vos têtes : et on mange bien ? Voici un exemple de ce qu'un backpacker peut cuisiner avec les moyens du bord.

Apétissant je sais, je sais. :-)

Vous voulez la recette ? Je veux bien, mais je ne réponds pas des ratages quant à la sauce. Vous savez tous, que c'est un secret qui doit être bien gardé....

Alors vous prenez:

- 120 grammes de jeunes pousses d'un mélange de salades

- 4 petites tomates rondes (évitez les tomates de hollande cultivées hors-sol et en serres)

- une petite boite de thon rose à l'huile d'olive

- une boite moyenne de petit-pois et maïs

- 120 grammes de fêta à la bulgare ou à la grecque

- un demi oignon jaune

- au choix du coriandre

Pour la sauce

- de la mayonnaise Thomy (qu'on trouve également en Australie – ouf au moins une de mangeable)

- de la moutarde de Dijon, si possible forte (ici elle est mi-forte)

- de l'huile d'olive extra vierge

- du Maggy

- du sel

- du poivre noir

- de la lime et Chili en poudre

- du jus de lime

Amusez-vous avec les dosages, c'est selon si vous aimez fort ou acide, etc.... Évidement, si vous voulez saliver devant ma préparation, il va falloir attendre encore quelques mois ;-)

Pour continuer sur le même thème. Il y a quelques jours, j'ai eu une furieuse envie de chocolat, mais pas n'importe lesquels. Des Lindor, cette fois-ci produits en Suisse.

J'ai failli craquer pour cette boîte à CHF 14...

Pour, pour finir, me jeter sur celle-ci en action à CHF 2,5.....

Sinon, parlons de Darwin. Oui, le nom vient bien de Charles Darwin, père de la théorie sur l'évolution. Vous savez ce qu'est l'évolution ? Vous savez, la capacité qui nous est donnée de vivre à 10 dans un chambre, de boire et manger dans de la vaisselle sale, de porter les mêmes habits pendant des lustres et pour finir de ne plus trop s'inquiéter de la couleur noire de nos pieds. Oui, c'est aussi une sorte d'évolution moderne, que de laisser de côté nos règles et nos petits besoins de confort quotidien, qui « at home » vous semblent tellement naturels.

Ma nouvelle théorie sur l'évolution de l'être humain dans le monde backpackeriens australien vient de voir le jour! ;-)

Plus sérieusement, et pour maintenir ce blog au niveau intellectuel désiré (désolé Nathalie pour les droits d'auteur), revenons en à Darwin City, capitale du Northern Territory.

Nous sommes à 4000 kms de Sydney, Adélaïde, ou Perth et à 3000 kms de Brisbane et la Gold Coast (lieu des dernières inondations).


La ville, fondée par les anglais au XIXème siècle, avait pour première utilité d'empêcher aux français et aux hollandais de mettre pied en Australie et de faire ainsi concurrence (déloyale) à l'Empire. Darwin prospéra vite après la découverte d'or plus au sud. Par la suite, la ville, une sorte de martyre des temps modernes, a subit deux destructions à 30 ans d'intervalle. La première lors du bombardement du 19 février 1942 par les japonais (pour ceux qui voudraient en avoir une image romancée, je vous renvois au film Australia – oui je l'ai vu, il le fallait bien, en plein bush il y a de cela quelques jours !) puis le soir de Noël 1974 par le cyclone Tracy qui ne laissa que 400 maisons encore habitables. En ville, il ne reste que quelques immeubles de plus de 35 ans (dont la YHA).

Voici le link de la National Library of Australia

Seule la façade de la cathédrale a résisté au cyclone de catégorie 4 (45 morts, 13 disparus, presque 40000 déplacés)


Avant d'en apprendre plus sur l'histoire de la ville, nous pensions un peu naïvement arriver dans une ville à la belle architecture victorienne, comme nous l'avons découvert à maintes reprises sur la côte est. Je ne dirais pas que la ville est sans âme, mais elle manque sacrément de charme. De grands bâtiments froids et disproportionnés (tout particulièrement les hôtels – Holiday Inn et Crown Plaza - pourquoi les gens qui ont les moyens, doivent-ils loger dans des bâtiments absolument dégueux et énooooormes!!!!!) côtoient des bâtisses plus modestes, qui pourraient très bien se retrouver sur la côte ouest des USA ou plus proche de nous, sur la côte Adriatique en Italie ou la Costa Brava en Espagne.

Le downtown est construit sur une péninsule orientée est-ouest avec un prolongement vers le nord sur le gigantesque terrain d'aviation de la RAAF (Royal Australian Air Force) et les banlieues.


Le parlement du Northern Territory inspiré par l'architecture asiatique (sur le site officiel, on parle d'architecture tropicale...)


Qui dit mer infestée de méduses ou crocodiles d'estuaire, dit lagoon. Il ne paye pas de mine et la piscine à vagues juste à côté a plus de succès


Quelques vestiges de la WWII exposés sur l'Esplanade.

Darwin a été évacuée (Darwin c'est féminin ou masculin ????) pendant la guerre de 1942 à 1945. La population a été transportée à Alice Springs et Mt Isa!


Une vue de la mangrove juste en dessous.

J'ai obtenu en partie réponse à ma question : mais où vivent les aborigènes qui sont en ville ? Et bien, en bordure de la mangrove. Et juste au dessus, vous avez la promenade "L'esplanade", bordée par les hôtels de luxe....

A la différence d'Alice Springs ou Tennant Creek, il n'y a pas beaucoup d'aborigènes en ville. J'ai lu que les tribus locales, ont soit-disant été mieux traitées par les colons à l'époque de la ruée vers l'or, que leur semblables en NSW par les bagnards et geôliers. "Ces nouveaux arrivants étaient respectueux des valeurs humaines", bla bla.. Vous avez déjà entendu parler d'une ruée vers l'or qui se soit déroulée dans la douceur et l'amour du prochain ???? Des fois, je me demande si on ne nous prend pas pour des imbéciles qui n'auraient pas connaissance des réalités du monde. Bon, un américain moyen je veux bien ( je sais, je sais, je devrais pas écrire cela... ).
Une petite chose que je veux décrire. Vincent et Jérôme ont à plusieurs reprises constaté que les aborigènes baissaient la tête ou s'esquivaient à leur passage. Par contre, s'ils les saluaient, et bien les aborigènes répondaient et avec le sourire. En sortant de la mangrove, j'ai vu un groupe posé et lorsque je les ai salués, et bien ils ont fait de même. Comme quoi, si déjà on commençait par les traiter comme des humains, on pourrait déjà avoir un début de solution à la question aborigène....


Lorsque nous sommes arrivés en ville, nous avons apprit que les jeux d'Asie-Pacifique et Paralympiques d'Arafura avaient lieu au même moment (cela a répondu à mes questions : mais pourquoi ces groupes portent les mêmes tenues avec le drapeau national et pourquoi autant de personnes en chaise roulante?).

En revenant de Mindil Beach dimanche 17 mai, nous avons eu droit au feu d'artifice de la cérémonie de clôture.


Sinon, Darwin est une porte d'entrée importante pour les touristes asiatiques et pour ce qui est des backpackers, une des portes d'embarquement vers l'Asie du sud-est.

Nous avons prit la décision de ne pas nous rendre à Kakadu. Les tours de trois jours coûtent 460 AUD (370 CHF) par personne. Louer une voiture nous revient au même prix voire plus cher, car le seul moyen d'atteindre certaines parties du parc c'est d'être en 4x4. C'est là qu'on se dit, les backpackers (500000 par an et 15 milliards de recettes en Australie) sont des porte-monnaies ambulants grands ouverts. Pourquoi sinon serions-nous ici??????

De nos journées; il faut bien les remplir. Mardi matin, nous nous sommes décidés pour le jardin botanique. Chaque ville en Australie tente de présenter son jardin comme le plus beau du pays voire du monde (« the best in the world » est utilisé à l'excès et fini par perdre tout son sens).

Bien que modeste par la taille - une reconstitution de la rainforest, ainsi que divers habitats de la région - il nous a grandement plu. Après avoir vu la « rainforest » de Tasmanie, des Blue Mountains, de Bellingen ou de Cape Tribulation, je pourrais repartir sur-le-champ.




Jeudi heure du lunch - petite visite au Crocosaurus Cove.

Un crocodile blanc et non albinos

Ce gentil croco a 80 ans et fut acteur dans le film Crocodile Dundee :-)


Ne sont-ils pas mignons ? Ils ont à peine 3 ans



Et ce gentil bébé a 18 mois


Vendredi, donc hier, nous avons fait le Museum and Art Gallery NT. Le musée présente l'art aborigène local (j'ai pas croché, mais je trouve intéressant), le cyclone Tracy, la faune et la flore du NT, des bateaux de la région et une intéressante exposition sur les crocodiles.

Cette mâchoire et la copie de celle trouvée en Afrique. Son propriétaire devait mesurer entre 12 et 15 mètres, mais pas de soucis, c'était il y a quelques dizaines de millions d'années.

Jeudi et dimanche, c'est jour de marché : le "Sunset Mindil Market" situé à 30 minutes environ à pied du centre ville. Sur ce marché, c'est l'occasion d'acheter de tout et rien "Made in Australia", mais également de goûter à la cuisine de toute l'Asie (thai, japonaise, philippine, chinoise, indienne, etc...) et d'ailleurs (pas du Mexique - dommage)


Le stand de crêpes et la photo dédicacée à Nathalie



En Australie vous n'aurez parfois, ni internet ni réseau, mais vous aurez un ATM!


Mindil est connu pour ses couchers de soleil. Voici un petit aperçu en partie derrière les nuages


Et les centaines de personnes venues assister au spectacle


18h28 oups, raté...


La nuit venue, le marché s'illumine - logique vous direz. Nous sommes restés un petit moment pour écouter ce mec jouer du didgeridoo (parfois avec 4)


Vincent qui se met au jonglage. Si on finit à sec, on sait toujours comment gagner quelques sous


Voilà, pour moi, le compte à rebours pour quitter l'Australie a commencé. Je ne réalise pas que dans quelques dizaines d'heures, je devrai dire au-revoir et peut-être adieu à ce continent qui m'a fasciné depuis bientôt 4 mois en tout (j'ai décompté la NZ).

Vincent, lui, reste ici. Jérôme devait repartir pour 3 semaines, pour finir il devrait rester 2 mois dans l'hexagone. Pour Vincent commence bientôt donc une nouvelle étape. Il lui faudra trouver un job. Pour moi, qui vient de passer plus de deux mois avec eux, c'est aussi bientôt une nouvelle étape qui débute.

En lisant le blog de Nathalie – que je vous conseille très vivement http://nathauxameriques.blogspot.com/2009/05/lautre-cancun.html – j'ai presque eu l'impression de me lire. Après 4 mois, elle est partie d'Aguascalientes pour rejoindre sa mère à Cancun. En réalité, pas tout à fait, elle va travailler dès août comme prof de français de nouveau à Aguascalientes pour un an.

Vous allez me demander et moi ? Et bien et moi. Et si seulement!! Les choses ne sont pas si faciles. Je suis trop vieux pour un visa comme celui de Vincent (working holiday visa) et obtenir un sponsor en pleine crise économique, dans le monde de la finance, tiendrait presque du miracle. Il me faudrait de plus, retourner soit sur Sydney, soit sur Melbourne, Ce n'est pas à Darwin qu'un poste à l'ABN AMRO ou Westpac me sera offert d'un claquement de doigts. Travailler dans d'autres domaines est envisageable, mais l'Australie ne me le permettrait qu'avec l'appui d'un employeur (unique moyen pour obtenir le droit de rester).

Non, j'ai dit en partant de Zurich que ce voyage serait avant tout l'occasion de découvrir de nouvelles cultures et paysages. Après 4 mois et demi de voyage, le besoin de découverte est intact. L'idée même de devoir rentrer me semble encore totalement abstraite.

Je sais que la date de mon retour reste un mystère. C'est un fait. Comme le disent tellement bien les australiens : No worries !!!

Pour finir en beauté, voici une série de photos du coucher de soleil à Mindil hier après midi, cette fois-ci sans nuages. Comme je peux pas faire de diaporama sur le blog, je vais vous souler avec "encore un coucher de soleil !" ;-)


Mindil Beach, cette fois-ci quasi vide

18h11

18h13

18h20

18h21

18h24

18h25
18h26
18h28
18h30

Bye - rendez-vous sur l'ile des Dieux!

vendredi 15 mai 2009

Deuxième road trip Alice Springs - Darwin

Lundi 11 mai, nous avons quitté Alice Springs. J'étais pas trop mécontent de partir. Même si la ville est agréable, et disons très animée en comparaison d'autres villes bien plus grandes en Australie. On va dire, je préférais être dans le bush qu'en ville avec tout ce qui entoure les aborigènes.

Comme d'habitude, la carte explicative. Je m'applique hein ;-)




N'oubliez pas d'aller sur la carte google sur le côté et d'agrandir le plan pour avoir le détail des lieux et des dates

Dans notre backpackers, il y avait ce plan avec, si vous l'avez noté, une petite soucoupe volante au milieu. Oui, les Aliens se seraient posés ici.


Alors la photo, c'est pour montrer à droite après le panneau Toddy's le mur qui sépare le bar de l'hostel de la rue. Le plus ridicule dans l'histoire c'est que chaque soir, vous avez des concerts gratuits et le chanteur est accompagné par un didgeridoo. Donc, on met en avant la culture aborigène, mais on se cache derrière des murs




Je vous avez dit que les restos étaient sous grillages. Ici un petit exemple (notez le drapeau suisse à droite).


Et vous allez pas me croire, la seule photo que j'ai prise de la ville, la chaine de télévision locale....


Pour ceux qui savent ce que perdre un ami cher veut dire, et bien vous comprendrez ma peine, lorsque vous apprendrez que mes tongues, après de loyaux services, ont lâché.

Là où j'ai été chanceux, c'est qu'elles ont lâché juste au moment où j'allais en ville. J'ai voulu me la jouer je marche pieds nus en ville, mais j'ai dû vite déchanter avec tous les débris de verre un peu partout. Dans le magasin pour qu'ils me laissent rentrer j'ai dû montrer que j'avais une tongue foutue et que je venais justement pour en acheter - tout cela pour expliquer mes pieds noirs....




Pour ce qui est du van, nous avons eu droit à la version "de luxe". En effet, le van seulement 3300 kms au compteur et l'intérieur en effet, très neuf.


Comme pour l'autre van, on avait la tv, le micro-ondes, la douche-wc et 3 lits deux places à disposition




Petit détail: je trouve qu'au niveau des finissions, on pourrait faire mieux, du genre que les tiroirs ne s'ouvrent pas malgré la sécurité, ou que les fenêtres puissent être fermées sans devoir forcer, etc... Mais où est la qualité suisse ????

Au moment de prendre le van, on s'est presque fait engueuler, car nous avons décidé de ne pas payer l'assurance "extra". Pour vous expliquer : lorsque vous louez un véhicule, votre responsabilité peut se monter de 1000 à 3300 AUD. Pour réduire cette responsabilité, il faut payer un extra qui va de 12 à 30 AUD par jour pour la réduire à 100 voire 330 AUD. Ce qui peut très rapidement augmenter le prix d'une location d'un tiers. Alors toutes ces pubs de voitures à 30 AUD la journée... des racontars.
En réalité, le gars voulait qu'on prenne l'assurance en cas de pneu crevé; mais remplacer un pneu coûte 66 dollars.. Et tous les dégâts au toit ou sous le véhicule sont hors assurance, donc...

Pour résumer, la location de ce van nous aura coûté 20 AUD pour le véhicule et 10 AUD pour le gaz. Par contre, cette fois-ci on ne nous a pas remboursé la totalité du diesel. Seulement 160 sur un total de 400 AUD (consommation de 17 voire 20 au 100).

Nous sommes partis à midi pour faire un premier stop après 300 kms pour prendre un peu de diesel. Avec Vincent on s'est dit, bon 25 litres devraient suffire, on fera le grand plein à Tennant Creek. Avec ces 25 litres, on était à un peu plus de la moitié pour faire 200 kms, donc easy....
Bein, ce fut sacrément moins easy que prévu. Jérôme prend le volant, et comme ce van était un peu plus puissant, s'est mis à rouler à 130 kms. Le problème, c'est qu'à cette vitesse et avec le vent, le fuel s'est mis à descendre très très vite jusqu'à arriver sur la réserve à 50 kms de Tennant Creek.
La petite lampe nous indiquant que nous serions bientôt en panne sèche n'arrêtant pas de clignoter, Jérôme décide d'arrêter le van sur une sorte d'aire de repos à 30 kms de Tennant Creek. On s'est demandé si on pouvait prendre le risque de rouler jusqu'en ville ou d'aller chercher du diesel. Je me suis mis sur le bord de la route et à une voiture qui passait, j'ai fait des grands signes. Deux petits vieux, après avoir contrôlé avec le moi le niveau de diesel, acceptent de me prendre en voiture. Je me suis retrouvé à califourchon sur une roue de secours et des bidons. L'arrière de le 4x4 remplie de tout ce dont on peut avoir besoin en traversant le bush. Le petit vieux me dit : ne faites jamais ce genre de grands signes pour arrêter une voiture, car dans le bush, si une personne est sur le côté, vous ne savez pas si en fait 10 autres ne vont pas sortir d'on ne sait où et si vous n'aviez pas été blanc, on ne se serait pas arrêtés!
Il m'a aussi dit que c'est bien que les deux soient restés, car étant en territoire aborigène, on ne sait pas ce qui peut se passer. Des aborigènes pourraient venir pour de l'alcool et si vous en avez, il ne faut pas discuter, il faut le donner. Et il me dit cela lorsque nous sommes déjà partis et pour ma part, j'avais oublié mon portable dans le van!
Arrivés après 20 longues minutes à Tennant Creek, je passe acheter un bidon dans la station. Le petit vieux me demande comment j'ai prévu de retourner au van. Moi : oh pas de problèmes, je vais faire du stop. Lui : non, non c'est trop risqué et de toute manière personne ne s'arrêtera. Non, je vais vite laisser la caravane au camping et je passe vous reprendre pour vous y amener. Moi : ok, volontiers! Après avoir remplie le bidon avec 10 litres de diesel, commence l'attente sur le trottoir, et sur le moment ce qui m'a le plus inquiété c'est pas tant ma sécurité, mais de voir le soleil descendre sur l'horizon. Connaissant les risques de la conduite de nuit ici, il nous fallait trouver vite un endroit où passer la nuit tout en étant en dehors de Tennant Creek. Après environ 30 minutes, je vois mes petits vieux qui reviennent. Au passage, les flics passent juste à côté de nous et le petit vieux de me dire, "faites comme si vous ne me connaissiez pas, car à l'arrière vous n'avez pas la ceinture". Pour ceux qui voudraient connaître le tarif ? 300 AUD!
Bref, passé ce petit "stress" on peut reprendre la route du bush. Là c'est le petit vieux qui accélère et qui au bout de 20 kms commence à s'inquiéter de ne pas voir le van. A 30 kms exactement, on voit un point blanc s'approcher. Vincent et Jérôme ouvriront de grands yeux en me revoyant revenir par le même véhicule. Là, le petit vieux s'est encore assuré que nous pouvions mettre le diesel et nous a même proposé de venir dans le même camping à Tennant Creek.
Franchement, là j'ai encore eu droit à un exemple de la gentillesse aussie! Je voulais donner quelque chose au petit vieux, mais il a fait non de la tête et est vite reparti.

Au moins, avec cette expérience, cela a mit un peu de piment au voyage et au moins, on a apprit que nous ne devions pas nous fier aveuglement à la jauge.

Avec les 10 litres nous avons juste pu arriver jusqu'à Tennant Creek et faire un plein à rabord.

Pour la nuit, nous ne voulions pas rester en ville, donc malgré la proposition du petit vieux, nous avons continué encore sur 75 kms avant d'arrêter le van, déjà de nuit, sur une aire de repos.

Ce soir là, comble de décadence, on s'est regardé le film "Je suis une légende" - dvd que Jérôme et Vincent avait dégoté dans une chambre à Alice Springs - bien calés par des coussins et duvets à volonté. :-) Difficile la vie hein ? ;-)


Pour le deuxième jour, le mardi 12 mai, nous avons décidé de rouler plutôt à 120 afin de nous éviter une nouvelle expérience comme celle de la veille. Le comble, en dehors des villes, la limitation est à 130 et nous roulions à 120. En traversant ces "villes-hameaux", la limitation est à 80 voire 60. Au passage d'Elliot, bein Vincent n'a pas checké la limitation. Une voiture de police nous a fait nous arrêter. Vincent conduisait à 82 au lieu des 60 autorisés. Résultat ? 200 AUD à payer dans les 28 jours et dans son cas, l'amende est enregistrée sur les données de son visa. Si il ne paye pas, il pourrait avoir des problèmes à la sortie, ou alors le jour où il voudra revenir en Australie, pendant les 5 années qui viennent.
Avis aux amateurs...



A 500 kms au nord de Tennant Creek, nous nous sommes arrêtés à Mataranka. L'endroit est connu pour des sources d'eau chaude à une température constante de 34 degrés.

L'endroit tranquille, entouré de palmiers. Et l'eau ? Cristalline et vraiment chaude.
Pour ceux qui voudraient le savoir, la température ne vient pas d'une activité volcanique quelconque. C'est simplement que l'eau remonte d'une profondeur suffisante de la croute terrestre pour être naturellement chauffée.



L'endroit d'où l'eau surgit


Et là où il faut parfois en rire. Lisez ce panneau. Dans la rivière juste à côté, des freshwater crocodiles ont élu domicile. On peut se baigner, mais en faisant attention. Mais bien sûr!
Sur le deuxième panneau, en partie caché, j'ai lu que pendant le WET des crocodiles d'estuaires peuvent faire leur apparition, mais que les rangers contrôlent leur présence jusqu'au moment où ils décident de donner accès à la rivière. Même avec ça, pas question de mettre les pieds dans l'eau!!!


Qui veut se faire un petit plongeon ? ;-)


Alors pour ceux qui veulent savoir si on s'alimente bien ? Et bien, rien de tel que des pâtes barilla avec de la sauce pesto barilla importée :-)


Notre dernier tronçon droit - tiens surprenant - avant d'arriver à Katherine


Katherine s'avère être une ville dans le genre Alice Springs, mais en plus petit.
Pour la nuit nous avons préféré nous arrêter dans le parc des Katherine Gorges (Nitimiluk National Park). En arrivant sur place, admirez ce beau coucher de soleil rouge (nous sommes 1000 kms plus au nord du tropique du Capricorne).


Pour la nuit, on s'est pas trop embarrassé. Au lieu d'aller au camping et payer 20 AUD juste pour parquer le van, nous avons passé la nuit sur le parking visiteurs. On a malgré tout abusé des douches du camping :-)
Nous avons eu une grande discussion qui n'a abouti à rien, pour savoir si il est mieux de permettre aux aborigènes de vivre avec notre mode de vie et notre niveau de vie, ou si il vaut mieux les aider à préserver leur culture, en permettant aux jeunes - surtout - d'acquérir toutes les connaissances nécessaires pour pouvoir vivre dans le bush, mais également pour apprendre leur langue, leurs légendes, etc.... La question peut poser débat. Pour ma part, je pense qu'un aborigène dans le bush risque d'être bien plus heureux qu'un aborigène en ville et sans plus aucunes références à son passé.

Mercredi 13, voilà Katherine Gorge. Un lieu vraiment très beau. Nous nous sommes décidés pour le parcours du Butterfly Gorge, 12 kms en tout et calculé en 4h30. Au lieu des 4h30, uniquement pour la marche 2h30. Je pense qu'ils calculent qu'en été, avec la chaleur on avance moins vite.

On pensait pouvoir se baigner, et bien non. Pourquoi ? Je vous le donne dans le mille ? Des crocodiles d'estuaires!!!! Décidément.



Une petite tortue :-)


Petite vidéo pendant la marche

Vous remarquerez que je prononce les noms anglais avec un drôle d'accent. En fait, je ne sais jamais si il vaut mieux de dire les noms en anglais ou de me la jouer le bon francophone et de prononcer ces noms avec notre superbe accent.

Bref, si cela dérange quelqu'un, je veux volontiers la prononciation phonétique de tout ces lieux :-)

NB : lancez le film, mettez en pause et à la fin du chargement appuyez sur play - pour les connections lentes.




Deuxième vidéo au bord de la rivière



Un arbre qui "saigne". Vous remarquerez la couleur de la sève. Tout ici est rouge!


Et quelques paysages sur le chemin de retour.

Je ne sais pas si c'est cela, mes ces hautes herbes jaunies, et bien en fait, elles ne seraient pas originaire de la région et au contraire seraient une menace pour la forêt native.







On pourrait presque se croire en Italie ou en Espagne



Voilà le petit panneau informatif. Le WET est fini depuis plus d'un mois, mais il semblerait que les crocos fassent dans les prolongations.


Et des bushfires (il y en tellement que le ciel n'est plus bleu, mais blanc).
J'ai trois versions pour les expliquer :

1) Le gouvernement organise ces feux préventifs pour éviter des feux incontrôlables entre août et novembre.
2) Ces feux permettent de tuer ces hautes herbes.
3) Le feu est nécessaire au bush pour qu'il puisse se régénérer.


Dernière nuit dans le bush avec un BBQ!

Comme vous pouvez le voir, on mange bien et avec notre van, cela faisait presque petit bourgeois ;-)




La lune rousse, plus pleine, mais toujours aussi belle


Lichfield National Park

Jeudi 14 mai, dernière halte avant Darwin. Nous sommes passés voir ces termitières (en fait ce que je pensais être des fourmilières entre Cairns et Mt Isa, et bien non) gigantesques. Certaines font plus de 5 mètres de hauteur!



Et étrange alignement des termitières, un peu comme à Carnac et les menhirs.

L'explication est très simple. Les termites ont besoin de chaleur. La forme de la termitière leur permet d'avoir le soleil d'un côté au lever et le soir de l'autre. La termitière reste ainsi toujours exposée au soleil. Par contre, là où les experts ne sont pas d'accord: Les termites ont-elles l'équivalent d'une boussole ou une sorte de transmission génétique qui permet aux nouvelles générations de bâtir ces termitières exactement dans la même direction? La réponse ?



Je n'avais jamais vu de termites en live. C'est fait! Elles sont franchement pas belles.


Nous sommes arrivés jeudi à 14h00 à Darwin. Comme prévu, 50 kms avant l'arrivée de la ville, on vous fait réduire la vitesse puis 10 kms avant, vous vous mettez à traverser des zones industrielles qui n'en finissent pas. Et pourtant la ville n'a que 100 000 habitants, mais on a l'impression de rentrer dans une ville du genre Mexico City.

En arrivant à Darwin, c'est moi qui a failli avoir une amende. En parquant le van juste devant la YHA, un mec de la circulation s'arrête et me dit que je ne peux pas laisser le van là, car pour des questions de sécurité (que je n'ai pas du tout comprises) on ne me verrait pas... mmmmh il a vu la taille du van?
Je suis parti chercher une place pour le parquer. Impossible. Soit des places bien sûr trop petites, soit carrément aucune. En désespoir de cause, je m'arrête un peu plus loin, devant l'entrée d'un parking d'un resto. Jérôme et Vincent qui ne se pressaient pas (comme d'habitude ;-) ) me rejoignent. Pendant, que nous déchargions, qui fait son apparition ? Le mec de la circulation. Là, il s'est disons, énervé, car là j'étais pas assez collé au trottoir (je comptais parquer le van sur le parking du resto qui m'avait donné son ok) et que je pouvais être un danger pour les autres voitures, etc... Bref, comme il me menaçait qu'à la troisième fois, ce ne serait pas avec des mots qu'il me le dirait, mais que les flics seraient appelés, j'ai fait "oui, oui, ok, oui je le déplace". Tout cela pourquoi ? Pour refaire un tour du pâté de maison et pour parquer le van sur la place comme prévue.

Nous sommes à la YHA de Darwin, soit disant le meilleur hostel du Northern Territory. Ok, l'endroit est sympa, mais tout est vieux et les chambres sont vraiment pour certaines un peu limite.
On ne peut y rester que 3 nuits, après on doit changer d'hostel. Nous sommes en haute saison, et bien tous les hostels sont pleins.

Jérôme est parti ce matin sur Sydney et le même jour - donc ce soir - il prend son avion sur Dubai et Paris.. Pas fou le mec...

Vincent et moi restons sur Darwin. Nous voudrions aller visiter le parc du Kakadu, mais les locations de voitures sont à des prix prohibitifs (150 AUD par jour pour le modèle le plus petit) et les tours aussi. Faut voir.

Sinon, moi, oui moi. J'ai la suite de mon voyage en partie définie. Le 25 mai, j'ai mon vol sur Bali. Avant c'était impossible car tous les vols sont pleins et après les prix s'envolent (j'ai vu des billets à 1000 AUD aller-simple !).

Voilà, je donnerai encore de mes nouvelles avant de partir, pas de soucis ;-)

Chao, bye, tschuess, ciao, larivedere, salut.