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jeudi 2 juillet 2009

Fin du séjour malais et nouveau départ

Voilà, nous sommes le jeudi 2 juillet et je me trouve à mon propre étonnement déjà en Thaïlande sur Koh Phi Phi.

J'ai changé de manière radicale le cours de mon voyage pour plusieurs raisons. La première financière, la Malaisie s'est avérée beaucoup plus chère que prévue (pour pas grand chose) et la deuxième et bien je peux un peu la résumer au burn-out du backpackers. Sur KL, j'ai hésité entre suivre les allemands sur Penang ou d'aller sur la côte Est puis de la remonter jusqu'à la frontière avec la Thaïlande.
C'est en arrivant sur Kuantan (à 3 heures de bus de KL sur la côte Est) que j'ai eu comme un ras-le-bol du voyage, mais pas parce-que je ne veuille pas le continuer. Non, ce fut plutôt: ai-je vraiment envie de devoir voyager encore un jour complet pour aller sur une île aux merveilleuses plages, puis de refaire un jour de route en minibus pour aller visiter une ancienne forêt vieille de plusieurs dizaines de millions d'années et après de me refaire une nouvelle journée complète en bus pour aller sur Penang et de là une nouvelle journée jusqu'à Krabi ? Là, la réponse vendredi matin sur Kuantan, en me dirigeant sur le terminal de bus, fut tout simplement NON. Là, ras-le-bol. En fait, je crois qu'à force de voir des paysages merveilleux et de s'extasier devant ces merveilles de la nature ou créées par l'homme, on finit parfois par se lasser (sans compter le fait qu'on est toujours en mouvement).

De plus et surtout, la Malaisie avec son mélange de conservatisme musulman (malgré la très très forte présence et influence chinoise) et sa course à la modernité pour rattraper Singapour ne m'ont pas plu. J'ai pas eu, que ce soit sur KL, Kuantan ou même Penang (à une exception près) l'impression de visiter un pays accueillant et où les gens semblent heureux de vivre. Non. Sur KL c'est la folie du shopping et de la circulation pire qu'à New York; Kuantan est une ville misérable qui allie bâtiments modernes et des taudis en plein centre ville (en fait, ils pourraient rénover le centre historique et la ville serait immédiatement plus accueillante) et même Penang, en dehors de son centre historique, est une ville comme une autre avec des immenses tours qui poussent comme des champignons à côté de Chinatown ou Little India..

La mosquée de Kuantan



La promenade au bord de la rivière sur Kuantan



Et la ruelle de mon hostel avec des rats par dizaines et des prostituées la nuit (pourtant une ville très conservatrice)


J'ai aussi eu soudain l'envie de revoir des temples et de respirer de l'encens; les mosquées même si certaines sont très belles, ne m'attirent pas forcément. J'ai personnellement une attirance moyenne pour cette religion, qui malheureusement dans biens des pays et des mouvances (même si ce n'est pas une généralité vous le savez bien), parle de l'Occident comme de l'Empire du mal et qui oblige ses femmes à disparaître sous des burkas et autre tchadors.

Vendredi, j'ai donc pris le premier bus qui retournait sur KL et grâce au CS, j'ai pu loger sur la ville pendant le week-end, le temps de réfléchir à mes prochaines destinations. J'ai opté de partir dimanche sur Georgetown, à 5 heures de route. Les bus en Malaisie sont ultramodernes (business) et climatisés et c'est sur une autoroute aussi ultramoderne et qui relie Singapour à la Thaïlande, que j'ai pu partir sur cette dernière destination en pays malais.

De Penang (Georgetown), j'ai y peut-être passé les journées les plus agréables, sûrement aidé par l'accueil ultra chaleureux du/des chinois qui tenai(en)t l'hostel. La vieille ville avec son Chinatown et Little India (dominés par des tours d'hôtels – encore eux!!) se visite aussi avec plaisir, même si les trottoirs font horriblement défaut et qu'il faut toujours faire attention aux voitures ou motocycles pour ne pas se faire écraser. On peut aussi y manger pour presque rien à des centaines d'endroits et en plus délicieux (j'ai regretté cela sur KL et Kuantan).


Le fort de Georgetown construit par les anglais qui ont reçu l'île en "cadeau" par le sultan local


Ceci c'est la moisissure dans une cellule.. Dommage que l'endroit, malgré les rénovations est un peu laissé à l'abandon (à quoi sert donc le prix d'entrée?)

En l'honneur de la reine Victoria et son jubilé


J'ai été surpris de voir ce panneau en français...

Little India (face à Chinatown)




Chinatown


Toujours Chinatown mais version hôtel de luxe


Juste à côté de mon hostel



Finalement, pour me motiver encore, Stephi et Simon, les allemands, m'ont proposé de nous retrouver mercredi sur Koh Phi Phi. Et pourquoi pas? J'avais prévu d'y mettre les pieds, mais plus tard.
Petit détail, la Thaïlande change ses règles pour rentrer sur le territoire un peu tout le temps. Jusqu'à il y a peu, on pouvait obtenir un visa à 30 jours quelque soit le moyen de transport. Là, ils l'ont réduit à 15 jours si on arrive par voie terrestre. En farfouillant sur Internet, j'apprends que le visa coûte environ 40 CHF et prend 2 à 3 jours pour être obtenu. Bon, ok, s'il le faut. C'est là qu'en passant dans une des multiples agence de voyage, que je découvre que le royaume offre depuis quelques semaines le visa valable deux mois. La raison ? C'est la « basse saison » et la Thaïlande veut faire venir et rester les touristes le plus longtemps possible. Résultat, le seul frais pour moi fut de payer l'équivalent de 5 CHF pour que l'agence me prenne en photo et aille pour moi au consulat. En moins de deux, clic-clac Kodak et quelques heures plus tard, j'ai pu passer prendre mon passeport et son nouveau « autocollant » (il commence à prendre du volume).

Pour me rendre en Thaïlande, à la différence de KL où c'est une vraie jungle pour obtenir un billet, ici le petit chinois de mon hostel m'a booké mon voyage en minibus jusqu'à Krabi à 8 heures de route.
Mardi à midi, on est venu me chercher, puis après une heure à tourner en ville pour passer prendre les autres passagers (plusieurs se rendant en pélerinage sur, direction la Thaïlande. Peu avant la frontière, il faut faire un arrêt (une sorte de station duty-free – restaurant) pour qu'un bureau pour l'immigration vous imprime votre carte d'entrée et de sortie. Puis, à quelques kms de là, passage par la douane malaisienne. Enfin, à nouveau à quelques kms, voici la Thaïlande. Je ne savais pas, si je devais m'attendre à un contrôle à l'américaine ou plus simple à l'australienne. En fait le douanier grand sourire et après la photo webcam, et que je t'appose je ne sais pas combien de timbres, agrafe des feuilles et me dise : Welcome to Thaïland !
A une heure de route, il faut changer de minibus à "Hat Yai" (stop obligatoire entre les deux pays) pour aller sur Krabi. C'est coincé à côté de deux anglais, sur des sièges prévus pour des tailles plus locales, qu'en 4 heures et une vitesse bien au-delà de l'autorisé que je suis arrivé sur Krabi.

Premières réelles impressions de la Thaïlande? Passé la frontière, on remarque surtout qu'ici même sur le côté de l'autoroute, il y a des vendeurs, des stands pour manger, qu'on traverse des villes un peu bordélique, que les tours futuristes ont disparu, et surtout que leur alphabet est incompréhensible et leur anglais tout autant. ;-)

Débarqué sur Krabi (une tranquille ville pour backpackers), j'ai vite booké mon billet pour le lendemain sur Koh Phi Phi.

Je suis arrivé hier à midi après deux heures de bateau, accompagné de 100 autres backpackers (mais tous à la peau « encore » très blanche – des nouveaux venus ? ), sur Koh Phi Phi que vous connaissez tous depuis le tsunami de décembre 2004.

C'est en arrivant ici et surtout en allant sur la plage que tout d'un coup, je me suis réconcilié avec mon voyage. Oui et pourquoi ? La suite sur le prochain message! :-)

Bye

jeudi 25 juin 2009

Derniers jours sur KL

Voilà la deuxième partie sur KL.

Et sinon, mercredi 24 juin une journée plus que complète:

Nous sommes partis vers le nord de la ville pour voir la plus grande statue de Bouddha du monde au Batu Caves. On y accède en prenant le monorail et après le taxi. Là, un peu comme à Bali, il faut négocier, rester ferme et pour finir vous obtenez ce que vous voulez. Nous avons remarqué qu'ici, les taxis vous font payer le retour à vide à la station de départ. Quelle étrange pratique? Le travail d'un taxi n'est-il pas de vous amener à un endroit pour un aller simple? Pourquoi devons-nous payer son attente pour rien ou le fait de n'avoir personne à ramener ? On a pas compris cette pratique et en plus on a souvent eu l'impression d'être traité comme à New York, un peu comme de la merde. C'est eux qui font la loi, pas vous.

L'entrée



Les macaques sont aussi de la partie


Un petit escalier pour commencer



272 marches.....



Après avoir passée la première grotte, vous avez accès à la deuxième. Jugez la taille des gens.



Et plusieurs temples/autels.


Va savoir comment, mais des poules et un coq vivent sur les lieux et se font pourchasser par.... les singes


En ressortant



Et une vue d'ensemble


Sinon, après la visite de cet endroit plutôt hors du commun, nous sommes repartis sur la ville. Nous devions nous séparer en ville. Je descends du train et monte les escalators. C'est là que j'ai eu des sueurs froides. Mon porte-monnaie n'est plus dans la poche avant de mon pantalon!!!! J'envoie vite un sms à Stéph et oh miracle, il était tombé et avait été ramassé par un mec qui au début, ne voulait pas le remettre à Stéphanie et Simon, car il ne les croyait pas être mes amis. Bref, j'ai pris un autre train et je suis parti rejoindre les deux qui m'attendaient avec. Cela aurait été fâcheux de perdre carte de crédit, permis de conduire et carte d'identité.....

Ce moment de stress passé, je suis reparti sur la ville pour visiter les derniers quartiers qui me manquaient. J'ai enfin pu voir la place de l'indépendance, me perdre par hasard dans Little India et essayer d'obtenir un tarif au terminal de bus qui ressemble à une fourmilière où les soldats sont les vendeurs de tickets pour n'importe quelle direction. Une expérience à faire mais légèrement stressante.

Une mosquée.. mais pas moyen de l'atteindre.. Une rivière qui ressemble toujours à un égout au milieu...


Trouvez votre chemin et bien sûr en Bahasa Malaysia...


Quelques vieux immeubles du temps de la colonie


J'ai pas vraiment réussi à savoir à quoi pouvait bien correspondre ce bâtiment, il me semble relié à une banque


Jolie architecture qui fait penser aux pays du Moyen-Orient


Mélange ancien-moderne


La cathédrale de Kuala Lumpur



Vous reconnaissez ces plantes carnivores ?


Même à moto, on garde les traditions - regardez la femme à droite


Tout KL n'est pas neuf



Mannequin à la sauce musulmane



Little India





De retour vers Chinatown



Rien de spécial, juste une photo à ma sauce


Les pubs s'adaptent aux gens


Après je devais rejoindre les allemands. La galère. Malgré un système de bus et trains locaux, il faut changer deux fois, prendre deux tickets, puis enfin un bus pour un arrêt avant d'arriver dans le fameux Megalmall de KL, soit-disant le plus grand du pays. Bon, bof... un grand centre commercial, qui vieillit, qui manque de lumières et surtout de boutiques autres que celles de luxe, de meubles et d'électronique. Disons que quelques magasins comme d'habitude où on peut éventuellement trouver quelque chose de mettable aurait été bien. Avec les allemands ont s'est franchement dit que celui du KLCC et moi celui avec le Luna Park dépassaient sans problème ce soit-disant "paradis du shopping". L'ensemble en plus semble franchement mal pensé. Des escalators seulement aux extrémités, presque pas d'ascenseurs, pas de réelles lumières au plafond de quoi donner un peu de vie à l'ensemble, des plafonds beaucoup trop bas, des plans du shopping qui ne sont pas à jour où qui ne correspondent pas. Résultat, je préfère mes Malls de Santiago ou des USA voire ceux de Toronto et Montréal.

Vu que l'aller s'avérait compliqué, pour le retour nous nous sommes décidés pour le taxi. Il faut juste préciser que le Mall est en face de l'appartement de Boris à vol d'oiseau, mais qu'il y a une rivière entre deux et que surtout, il n'y pas de passerelle ou pont qui permettent de la traverser. La galère!!! Heure d'affluence, orage sur KL... en somme. Nous avons attendu le taxi et comme chaque passager négociait le trajet nous avons décidé de tenter notre chance par un taxi sur un des rues qui passe autour du Mall. Rien. Pas moyen. Les taxis ne voulaient aller que dans le quartier où j'avais logé le week-end dernier et sinon pour certains nous faire payer 4 fois plus que la normale. Ok, on va à pied. Et bien.... les photos sont explicites. On a dû longer des routes avec des pseudos trottoirs, enjamber des barrières, éviter les trous etc... au milieu des voitures qui toutes allaient dans le sens inverse. En fait, en voiture, il fallait rebrousser chemin jusqu'à la gare centrale pour refaire le même trajet par l'autoroute qui donne accès au quartier de Boris. Quelle urbanisme de merde! Un peu comme si de la gare de Cornavin, il fallait aller jusqu'à la Jonction pour pouvoir revenir sur les Eaux-Vives et sans aucun chemin prévu pour les piétons. Pour Simon, urbaniste, il y aurait du travail.









Sinon, le soir, nous avons eu une soirée CS, avec un copain des allemands connu en Allemagne au printemps, un ami de Boris un roumain (qui se la pétait un peu...). Nous avons eu une soirée vraiment sympa, à parler tous anglais, seule langue commune au milieu de 6 personnes et 5 nationalités et langues maternelles différentes. C'est cela l'échange des cultures, même au milieu de l'Asie.
D'ici au fait, on parle de vacances au Viet-Nahm, d'un week-end à Bangkok ou à Bali, voir au Sri Lanka. Les distances sont grandes mais pas tellement à l'échelle locale.

Nous avons fini bien tard et jeudi nous devions partir. Les allemands sont partis sur Penang à 6 heures de bus au nord et moi sur Kuantan... mais c'est une autre histoire à lire sur mon prochain message.

Selamat tinggal ;-)