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mardi 22 septembre 2009

On continu le périple jusqu'aux 4000 îles......

Jeudi 17 septembre j'arrive donc sur Khon Khen. Après prise de possession de ma chambre, opération manger.. et là j'ai cru être aux supplices. Sur les étalages de street food je me suis retrouvé à ne pas pouvoir avaler grand chose, entre des pieds de poule, des choses gluantes et grises, des fruits de mer et va savoir quoi d'autre. Quant aux restaurants ma surprise fut de voir avant tout de la nourriture vietnamienne ainsi que chinoise et pour ce qui est de la nourriture thaïe, même si on est à une bonne distance de la mer presque que des plats aux fruits de mer et autres poissons. Alors moi qui suis trèèèèès compliqué de ce côté là, j'ai bien cru devoir me rendre au 7 Eleven et acheter un hod dog ou un bout de pain pour tenir, mais heureusement qu'un petit resto, vide au passage, proposait toutes les salades possibles et j'ai pu enfin me nourrir (depuis le matin, j'avais juste pu avaler quelques biscuits dans le bus...).

Sinon de la ville, c'est très peu touristique même si on voit quelques vieux occidentaux aux mains de jeunes femmes. Un mec dans la guesthouse vit depuis 19 ans en Thaïlande et depuis 2 ans sur Khon Khen et ce qu'il m'a dit est: « je reste ici car les filles sont faciles »...... Mouais pas fameux comme discours.

J'ai également vu pour la première fois cet autocollant. Je savais que le problème existait et de manière grave dans le sud du genre Pataya, mais j'étais loin de m'imaginer que dans un coin comme celui-ci ce soit également le cas. Après les affiches « pas de prostituées dans l'hôtel » sur Vientiane, voilà que la pédophilie fait des siennes, même dans le nord-est...


De la ville, c'est une ville thaïe, avec des bâtiments en béton qui vieillissent mal, des câbles qui vous survolent, en somme une ville comme une autre. Je suis allé voir le marché couvert. C'est grand mais un peu étrange. On trouve à côté des fruits et légumes, des poissons vivants, des carcasses de porcs, des poulet décapités, etc... On m'a même tendu une sorte de chose rose et blanche qui devait être une partie d'un porc, mais c'était encore cru donc gluant et loin d'être appétissant, alors pour ne pas tourner de l'oeil je me suis vite dirigé vers un étalage de fruit ;-) .


Devant ma guesthouse. J'ai remarqué que les lions sont partout ici en ville, je ne sais pas si cela a une signification. De plus Rava V pareil....

Quelques vues de la ville












Après, direction Ubon, ville située d'après ma guesthouse à trois heures de route. Ok, easy.

Pour circuler en bus en Thaïlande, rien de plus facile, ils vont partout et il y en a tout le temps. Il suffit de se rendre au terminal des bus normaux (terminal des bus normaux ou terminal des bus à A/C, terminal de bus nord, sud, sud-est, etc.... toutes les possibilités existent dans le pays.). En partant à 12h30 j'escomptais arriver vers 15h30 – 16h00, en fait 17h30! Et c'est pas que le bus a traîné, non il a roulé bien vite, mais c'est plutôt que dans ma guesthouse, ils ont sous-estimé le temps nécessaire.

Le bus au début presque vide.. mais après un arrêt....


ce fut ceci pour 3 heures... et le "placeur", engueulait les gens pour qu'ils se poussent encore plus vers le fond et s'entassent à 5 au lieu de 6....



Alors les paysages sont beaux, mais après 4 heures à voir des rizières cela devient monotone. La région est le grenier du pays. Il faut aussi savoir que la Thaïlande est le premier producteur exportateur de riz au monde, loin devant le Cambodge ou le Vietnam.

Sinon ce que j'ai remarqué c'est qu'après une série de villes en béton, on a commencé à traverser des villages où les maisons étaient enfin, à mes yeux, plus représentatives de ce que j'attendais. Des maisons dont le rez est en béton, mais le 1er est en bois.

Ce type de construction est bien plus agréable à voir que les autres dont la peinture part ou alors qui ont des traînées noires le long des murs.....

Arrivé sur Ubon commença comme d'habitude la difficile tâche de savoir où on a fini par rapport au centre et comment se rendre dans un hôtel ou guesthouse. Ici pour trouver quelqu'un qui parle deux mots d'anglais, et bien bonne chance. C'est pas moi non plus avec mes quelques mots en thaï que cela va mieux marcher. J'ai réussi malgré tout à prendre un songthaew , qui oh miracle portait un numéro et oh nouveau miracle quelqu'un est juste descendu devant l'hôtel où je comptais me rendre, mais dont j'ignorais totalement la position en ville. D'ailleurs même en essayant de prononcer le nom le mieux possible que ce soit de la rue ou de l'hôtel, ici on ne vous comprend pas (j'ai voulu dire « center » on a compris que je voulais aller au « shopping center »....!) Je crois que je dois parler encore plus du nez et en faisant un drôle de bruit dans la gorge pour que cela sonne local...mais c'est pas demain la veille..

Pour les éventuels fans, vous remarquerez le clin d'oeil

Ubon même si l'ai visitée de nuit, c'est encore plus loin des circuits touristiques. J'ai peut-être vu 3 touristes en ville.. Sinon, même si on est loin de Bangkok ou Chiang Mai, les jeunes sont super fashions. Les filles surtout qui portent des mini-shorts et des t-shirts moulants, maquillées avec soins et avec la dernière coupe à la mode.... On est loin de la pudeur asiatique. Je peux comprendre que le Laos veuille se préserver de cette influence portée par la télévision, lorsqu'on sait que dans le pays la majorité des femmes s'habillent encore en sarong et portent les cheveux longs, en queue de cheval ou en tresse.

Une sorte de gigantesque statue dans un parc situé en ville où les gens faisaient de l'aérobic, du jogging, de la gym

Samedi fut une nouvelle journée à la passer dans des bus.. Je devais me rendre sur le 4000 iles au Laos, à environ 400 kms de distance... Le départ fut à 9h40, l'arrivée à 19h... Je résume. De Ubon un tuck tuck jusqu'au terminal, puis à 9h50 un bus sur Phibun,



mais le bus prend 20 minutes pour sortir de la ville à prendre des passagers puis traverse le pont et s'arrête au marché de la ville jumelle pour 20 minutes, c'est enfin une heure de route jusqu'à Phibun. Là en arrivant il suffit de dire "Lao - Chong Wek" pour qu'on m'indique le Songthaew qui va sur la douane en une heure.

Arrivé au terminal, il faut marcher 300 mètres en direction de ce "petit" bâtiment... On voit que la Thaïlande fait dans le grand.


Avec la reine en photo sur 5 mètres de haut au moins...


Juste avant de passer les contrôles je remarque une fille que j'avais vu accompagnée de deux laos dans mon Tokyo Hotel. En m'adressant à elle, je découvre qu'elle parle français. Elle accepte de me prendre en voiture jusqu'à Pakse à 40 minutes de là. En passant la douane on se découvre les deux suisses, elle vivant en France mais tout près de Porrentruy.

Au contrôle thaï (où je suais tellement que sans la petite lingette, j'aurais eu l'impression d'être sous la douche) la douanière a eu de la peine à s'y retrouver entre tout mes tampons de sortie et d'entrée des trois derniers mois. Je mettrai à l'occasion la page en question, même moi j'ai de la peine à m'y retrouver. ;-)

En passant sur le côté lao, la suissesse me fait office de traductrice car en fait cela fait 4 ans qu'elle vit au Laos et travaille pour une ONG.

Là j'ai la confirmation que pour la Suisse nous sommes exemptés de visa pour les 14 premiers jours, donc cette fois-ci je n'ai eu qu'à payer la taxe "week-end" pour horaires de travail un jour férié ;-)

En voiture elle m'a expliqué qu'elle travaille comme bénévole pour une ONG qui se charge de détecter les cas de tuberculose auprès des tribus des montagnes, souvent animistes et qui n'ont souvent jamais consulté un vrai médecin et qui ignorent qu'ils peuvent se faire contrôler gratuitement.

A l'arrivée au terminal de bus de Pakse, une petite photo souvenir.

Ils ont un site internet, cherchez sous SFE.

Sinon, pour moi l'attente de mon Songthaew partant à 4 heures. Le voyage, moins serré que d'autres fois, mais long, surtout que vers la fin, il a commencé à faire nuit et que je me demandais comment j'aillais faire pour traverser sur Dont Det l'île où se trouvait Silvia.

Le dernier bout de chemin après avoir quitté la route principale est une sorte de terrain pour moto-cross mais surtout pas pour des véhicules normaux. C'est des trous qui font balancer le songtheaw dans tous les sens et qui même ont fait caler le monteur à deux ou trois reprises.

Arrivé au port... oups je fais comment? Il fait nuit et je ne sais pas comment traverser le Mékong. Heureusement qu'un passager qui était venu avec moi depuis Pakse a pu organiser un chauffeur. La traversée de nuit dans une pirogue qui tanguait au moindre mouvement sur un Mékong en saison des pluies... l'expérience une fois, pas deux. Pour une fois, j'ai vraiment cru qu'à tout moment un tronc ou les courants nous feraient chavirer et que je me retrouverais à nager dans le noir... super comme expérience. Pour finir ce fut plus de peur de mal...


C'est enfin là que j'ai pu me diriger vers la guesthouse que m'avait indiquée Silvia et ce fut avec grand plaisir que je l'ai retrouvée, elle et deux autres françaises connues sur Muang Ngoi. Là j'ai pu me prélasser sur les coussins après une douche bien méritée (transpirer et sécher 3 à 4 fois par jour.. mmmh pas fashion) ;-)

Le dimanche matin, lever de soleil sur le Mékong. Étonnamment à 6h30 j'étais levé...


Ce fut journée surtout très relax, à tenter d'obtenir internet mais malgré le générateur, pas moyen d'avoir le réseau.. C'est un comble qu'un pays exportateur d'électricité et qui en retire le plus gros de ses revenus ne permette pas à toute la population d'avoir du courant. En dehors des villes et le long des routes principales, c'est 4 heures par jour et parfois moins si le moteur tousse ou tombe en panne. Mais, pour nous, cela a du charme de devoir rester aux bougies pour le reste de la soirée. On finit aussi beaucoup plus tôt au lit.

Des buffles partout bien sûr


Du riz en gros plan



Don Det village



J'ai pu grâce aux françaises qui m'ont prêté un vélo sportif (un vrai pas version lao) faire la traversée de l'île, me rendre sur une île située plus au sud et prendre en photo les "petites" chutes du Mékong. Celles du Rhin en comparaison ne ressemblent à rien...

Départ vers les chutes




Les français ont construit l'unique train du pays et il en reste ceci...

Et les chutes






De retour passage par un village




Le pont qui sépare les deux iles


Sinon, voilà, rien de tel qu'un coucher de soleil face au Mékong et au loin le Cambodge, le tout dans un hamac...



Les collines sont au Cambodge

Au propos d'hamac, Silvia a quelques problèmes d'équilibre, voyez les résultat ;-)


Les enfants se baignent dans le fleuve, mais qui sert de douche, de machine à laver, de toilettes et de garde-manger. Bon leurs estomacs sont habitués.. pas les nôtres.


Le soir, la fille responsable de la guesthouse. Elle et sa sœur se lèvent tous les jours à 5h30.


Et le règlement de la guesthouse... moi pas tout comprendre ;-)


Pour la suite j'aurai à vous raconter notre "petit" périple des touristes ne sachant pas où ils vont finir pour passer au Cambodge...

Bye