Affichage des articles dont le libellé est Myanmar. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Myanmar. Afficher tous les articles

dimanche 23 août 2009

Petit détour par l'Union du Myanmar

Alors comme prévu je me suis rendu au Myanmar (j'utilise la version officielle même si on continu à user du mot Birmanie) et je dois dire que je suis assez content d'être de retour à Chiang Mai. Et oui encore et toujours (je fais comme toi à Aguascalientes Nath ;-) )

J'avais hésité à passer la frontière plus au sud (il y n'a que deux points de passage entre les deux pays), mais comme il s'agit d'une dictature et qui nous a été rappelée ces derniers jours dans les journaux, l'idée de donner mon fric aux généraux au pouvoir ne m'enchantait guère. J'ai quant même dû m'y rendre pour renouveler mon visa. Là je dispose d'un visa thaï valable deux semaines, suffisant pour les derniers jours dans cette partie du pays.

Vendredi matin, tuck tuck sur le terminal puis bus VIP jusqu'a Mae Sai à 4h30 de route plus au nord. Le voyage rien de spécial, de très beaux paysages. Après Chiang Rai nous avons eu deux contrôles de police où tous les asiatiques, donc même un japonais assis de l'autre côté, se sont fait contrôler leurs papiers. Les occidentaux on a été ignorés. D'après ce que j'ai pu apprendre il s'agit de contrôler les illégaux en provenance de la Corée du Nord (c'est pas la porte à côté) et de la Chine qui veulent passer en Thaïlande.

Le plan de la région, moi je suis allé jusqu'au point tout en haut

A Mae Sai pas besoin de chercher très longtemps, un Songthew attend pour amener les passagers à la frontière. En arrivant, même si je savais que je n'allais pas très loin, je n'ai pu m'empêcher d'avoir un peu d'appréhension en voyant les immeubles en forme d'arche servant de douane.

Après la douane thaïe, il faut traverser la rivière Mae Sai qui fait office de frontière.


De l'autre côté un bâtiment également en arche.


Les thaïs passent plus rapidement car ils n'ont qu'à montrer une feuille où on appose des tampons à chaque passage.
Pour tous les autres, on passe derrière un rideau vert dans un minuscule bureau où deux "douaniers" réclament les 500 baths pour le visa, puis vous remettent une feuille cartonnée qu'un troisième va passer par une sorte de machine à écrire pour imprimer les données du passeport (ils ont quant même le lecteur). Après on repasse auprès des deux autres (à 2 mètres), et on leur remet le passeport et le livret.
On m'a demandé combien de jours je pensais rester et où je comptais me rendre. On m'a bien demandé "deux jours" deux fois... La confiance règne. Là, ma surprise fut d'apprendre que je restais en possession de mon livret, mais qu'eux restaient en possession de mon passeport. Oups, j'avais pas calculé cela. Mais bon, je n'avais autrement le choix que de leur faire confiance.

Bienvenue dans la Triangle D'or!




Je suis ressorti de ce bureau (qui m'a vraiment fait penser à ces films dans des pays en conflit, du genre Afghanistan ou en Asie Centrale) pour finir les derniers mètres du pont. Première constatation, déjà sur le pont des mendiants, surtout des enfants, et passé le pont on se fait agresser par les chauffeurs de tucks-tucks et de nouveaux mendiants. Moi tout ce que je voulais c'était trouver une guesthouse tranquille pour les deux nuits prévues ici.

J'ai failli choisir la "Riverside Guesthouse" mais heureusement pas, bonjour la vue (en face c'est la Thaïlande)

Pour ce qui est de la différence avec la Thaïlande, ce fut à moitié passer dans un autre monde.

A moitié uniquement car de ce côté de la frontière, la moitié voire plus des panneaux sont en thaï, on paye en baths (j'ai réussi à voir une fois un billet de 1000 du Myanmar = 1 franc) et les boissons et autres articles sont tous importés depuis le pays voisin.

Ce qui frappe c'est qu'on a vraiment l'impression d'arriver dans un pays du tiers monde. Les routes sont en mauvais voire très mauvais état, les bâtiments sont en mauvais état, les gens sont habillés plus modestement (à la différence de la fashion Thaïlande), et sinon question langues quelques panneaux sont en birman - des sortes de demi-cercles - encore un autre alphabet incompréhensible.

Le règlement de ma guesthouse

Sinon, je ne me suis jamais senti en insécurité, mais je me suis senti un peu bizarre lorsque j'ai vu les gens me suivre du regard lorsque je suis sorti du "shopping center" et que j'ai marché au delà de ma guesthouse. Que ce soit au restaurant ou ailleurs, à chaque fois des commentaires en ma direction (très plaisant....), mais sans regard méchant ou moquerie, mais tout de même désagréable.

Je me suis aussi senti un peu sous contrôle lorsque j'ai découvert que le patron de ma guesthouse a dû faire chaque jour une copie de mon autorisation de séjour pour l'apporter à la police. Ce qui veut dire voyager incognito impossible.
Comme vous pouvez bien le penser, je ne me suis pas aventuré à parler politique avec les gens. On va pas prendre ce risque inconsidéré lorsqu'on sait ce qui se passe à Yangoon (Rangoon).
De toute manière l'anglais ici est presque inconnu et j'ai donc vraiment usé des mains pour parler et en désespoir dû dire "bonjour" et "merci" en thaï. La population le comprend dans son ensemble vu que nous sommes dans une zone frontalière et où les thaïs viennent par centaines chaque jour pour faire des emplettes (les prix sont divisés par deux).

Ah question communications.. Internet.. oublions. Les deux fournisseurs sont aux mains du gouvernement.. Donc ici, rien. Juste le portable sur le réseau thaï (j'étais à 500 mètres à vol d'oiseau du pays).

Dans un petit resto, au milieu des photos de famille, le roi de Thaïlande Rama IX (!) et cette vue des Alpes....

J'avais juste commandé du riz et une salade de tomates. J'ai fini avec cette assiette puis un bouillon à l'ail et coriandre, du riz brun au poulet et une sorte de salade de quelque chose de vert et ressemblant à de la tomate et le tout accompagné de 3 sauces, une rouge, une verte et une brune.... J'ai un peu gouté à tout mais je sais toujours pas ce que j'ai mangé de vert ni ce que sont ces fruits blanc-violet.

Ahahah, ici au moins on le précise, car en Thaïlande et ailleurs à 3 ou 4 c'est la règle

De mes visites, et bien très rapides. En fait avec un tuck tuck en un peu plus d'une heure j'ai pu visiter les deux temples de la ville, la pagode qui domine la région et sinon le village des femmes au cou de girafe (à mon avis une jolie arnaque touristes car tout semble trop parfaits dans une région qui paraît s'être arrêtée au milieu des années 70...).

Le village de Long Neck. J'ai préféré les enfants à ces femmes mises en "exposition" dans ce pseudo village où il faut payer un droit d'entrée pour se balader au milieu d'une sorte de marché artisanal...




Depuis la Pagode - au loin la Thaïlande


Et la pagode

Traducteur?

Juste en dessous des bidonvilles


Puis cette série de bouddhas. Je me souviens plus de la signification. Sauf que les "bols" servent pour y mettre de l'argent et qu'on doit faire des voeux par rapports aux années vécues ou autre, je sais plus. Faudra que je relise.

Tuck tuck

Dans un temple, on a mis des guirlandes de Noël et autour de la tête de Bouddha une sorte d'auréole électrique....



Voici une série de photos en vrac avec quelques commentaires:

Le shopping center.. On est loin du centre commercial avec A/C de la Thaïlande. Ici on vend de tout, et surtout des vendeurs ambulants qui proposent des cigarettes importées illégalement des Philippines, mais surtout très surprenant, qui proposent tous du... viagra... avec tout d'un coup un voix moins forte et surtout en cachant le paquet à moitié avec la main. Va savoir ce qu'ils peuvent bien vendre d'autre... On est dans le Triangle d'Or...

Un côté que j'ai aimé, les étalages de fruits et surtout des Dragon Fruits MIAM

Les travaux, on dirait être au Moyen-Âge

Le salon de coiffure

Une vue de la rue principale.


Depuis le balcon de ma chambre (grave erreur à 7h je me suis fait réveiller chaque jour par les voitures, camions et motorbikes)


La preuve que j'y étais!

Ma guesthouse. Banale, mais je crois que le lit avait des puces, vu la quantité de boutons au réveil...

Les moines ce matin lors de l'aumône quotidienne - ils sont nourris par la population (comme en Thaïlande et ailleurs).


Attention travaux.. Les ouvriers cassaient le goudron à la main avec un pieu et un marteau!


Téléphone public...


Ces motorbikes, les taxis - pas de taxi-voitures ici


Et comme à la campagne mais en ville

Ce matin dimanche, un peu impatient, je me suis dirigé vers la frontière.


J'ai pu récupérer mon passeport au milieu des 20 ou 30 autres, dont certains depuis bien des jours placés dans des casiers avec la date d'entrée et la date maximale de sortie. Puis on traverse le pont harcelé par les mendiants et là j'avais vraiment pas trop la patience pour passer entre et j'ai sorti un clair "NO!".
Du côté thaï, j'ai été moins bien accueilli qu'a mon passage depuis la Malaisie. Peut-être parce que la majorité des occidentaux qui viennent ici (comme moi) c'est uniquement pour renouveler le visa et pas vraiment faire du tourisme. Mais qu'importe, en 3 minutes j'étais de retour en Thaïlande et là, c'était comme revenir à la civilisation avec cette double avenue avec des fleurs au milieu, des magasins, des gens souriants.. brefs.. voilà..

Après direction terminal de bus pour deux heures d'attente pour mon bus sur Chiang Mai. A 14h dans le bus, on nous a même proposé des masques chirurgicaux (grippe h1n1 oblige), mais j'ai refusé. De toute manière je vois pas comment je pourrais l'éviter si je suis tout le temps en mouvements... 18h40 me revoilà dans ma bien aimée Chiang Mai et quelques minutes plus tard dans ma guesthouse où j'avais laissé le plus gros de mon sac et réservé une chambre.

La suite ? Très simple: YOGA intensif pour la semaine numéro 2. Donc rendez-vous samedi prochain, voire dimanche. Puis ? Chiang Rai en coup de vent puis le Laos!

Bye