samedi 29 août 2009

Deuxième semaine d'activation des shakras

Voilà, ma deuxième semaine de yoga s'est achevée. Là, à présent, il me faudra le pratiquer par moi même, sans prof pour me corriger les positions ou simplement gérer le temps imparti par asana, mais je vais faire mon maximum pour y arriver.

Lundi donc, retour à mon école. Je retrouve avec un grand plaisir Carole et Sophie. J'apprends sur le moment que le programme de la semaine est un peu chamboulé car Sophie (l'anglaise) est malade et on ne sait pas trop de quoi (un période de purification due au yoga semble-t-il), qu'Arnaud le français a dû se rendre ce jour là au Myanmar pour prolonger son visa et finalement que Carole (l'irlandaise) part le soir-même sur Vientiane au Laos également pour son visa, mais pour obtenir 4 mois au lieu des 15 jours comme pour Arnaud.

On a bien rigolé sur le moment en constatant le business qu'est cette histoire de visa à prolonger et que dans le groupe présent, nous y avions tous été confrontés au moins une fois.

Juste pour expliquer, surtout pour ceux qui voudraient faire dans les prolongations, je vous fais le topo:

Si on traverse la frontière à pieds (walk), on obtient deux semaines de visa. Pour le prolonger on peut repasser la frontière, mais au maximum quatre fois. Après il faut arriver par avion.

Si on arrive en avion, on obtient un visa à trente jours et pour prolonger il faut soit faire comme moi et repasser la frontière à pieds, soit revenir d'un pays limitrophe, mais en avion pour avoir à nouveau 30 jours.

On peut également faire le visa à l'étranger, comme moi sur Penang et obtenir gratuitement 60 jours, prolongeable 30 jours en payant une amende.

Dans les 3 cas, le visa est gratuit alors on s'est demandé à qui cela peut bien servir. A la Thaïlande ? Pas le gouvernement en tout cas, mais toutes les guesthouses et compagnies de minivans dans la région (et ailleurs) proposent des voyages à la journée pour prolonger le visa. Sans compter avec les compagnies d'aériennes qui elles aussi transportent ces touristes désireux de revenir en Thaïlande et qui se voient obligés de voler va savoir où de proche pour se rendre dans un consulat.
Les pays limitrophes ? Le Myanmar, le Laos et le Cambodge sûrement, car il faut payer entre 500 et 1200 baths le visa d'entrée. La Malaisie pas car à l'arrivée, on obtient trois mois gratuitement....

Enfin, on a pas compris l'intérêt pour la Thaïlande. Sauf l'hypothèse que le pays veut surtout des gens venus pour de courtes périodes mais rapportant plus. En somme, il ne veut pas de tout ces backpackers et autres amoureux du pays qui logent à bas prix et qui ne font pas du grand tourisme.. Mais malgré tout sur le long terme, on rapporte quant même quelque chose!
Il faudrait qu'au niveau du gouvernement on y réfléchisse sérieusement, surtout qu'il se plaint (régulièrement) à travers journaux, tvs et radios que le tourisme a baissé de plus de 40 %.

Revenons-en au yoga. Cette fois-ci nous avons eu les mêmes leçons de 3h30 le matin, avec une heure de théorie et environ 2h de pratique. Par contre nous n'avons eu (à cause de ces histoires de maladie et visas) que 3 soirées, mercredi, vendredi et samedi.

Carole et Sophie absentes, c'est Arnaud qui a presque tout fait. Avec lui, la partie pratique, et bien on aura souffert! Des fois bien 5 minutes que nous sommes restés les bras touchant le sol les jambes tendues, sans compter d'autres positions qui m'auront fait souffert les anches, les bras, les jambes etc... je puis dire qu'à la fin, je me sentais revitalisé, mais oh combien douloureux.
Une bonne chose, la première semaine je n'arrivais pas à faire la position en arc (le pont en arrière - les jambes et bras tendus, le dos face au sol). La première semaine je restais la tête posée sur le sol et les bras tentant de tenir. Cette semaine, après quelques essais infructueux hourra!!! Oui, j'ai pu soulever mon corps afin que ma tête "pende" dans le vide. Bon j'ai pas tenu des heures, 20 secondes, mais c'est déjà pas mal à mon humble avis. Qui peut faire pareil???? J'attends vos résultats ;-)

Sinon nous avons continué à approfondir nos connaissances du monde du yoga, principalement dans certains actes de purification du corps, des différents types de yoga (hatha, etc...) et sinon au niveau des positions quelques nouvelles, parfois "douloureuses", mais très bénéfiques au niveau des énergies et du mental.

Vendredi, après la double cession, Carole nous propose pour 19h une heure de méditation en groupe. J'hésitais, mais comme nous nous retrouvions à plusieurs (cette semaine nous avons été parfois 10 participants aux leçons), j'ai dit ok, j'en fais partie.

Bon... vous allez sûrement me traiter d'illuminé, de dingue, de Gémeaux (!).
En cercle, nous étions 9. Chacun son tour devait se mettre au milieu en écoutant de la musique activant un certain shakra (je garde le secret, faut bien que cela reste mystérieux). Lorsque ce fut mon tour, pendant les 3 ou 4 minutes, j'ai ressenti une chaleur me parcourir, mon cœur s'accélérer, des vibrations parcourir mes jambes et mes mains... Oui c'est possible. Je ne peux que vous le conseiller. Vous en ressortez franchement bouleversé. A la fin, nous nous sommes tous remerciés, nous prenant chacun notre tour dans les bras des autres, et ceci dans un élan, que je pourrais presque qualifier, d'amour.

A part une, c'est parfois le cas, qui ayant rejoint les leçons pour 1 jour et n'ayant pratiqué que le yoga physique, n'a pas forcément eu la même approche du côté spirituel du yoga que nous pratiquions depuis plus d'une semaine. Mais comme l'ont dit tous les profs, c'est quelque chose qui s'apprend (comme dans mon cas) et que l'intégrer et accepter peut parfois prendre du temps. L'essentiel; la concentration (pas évident du tout) et la pratique régulière.
En parlant avec cette nouvelle participante, allemande vivant à Vienne, elle m'a dit qu'elle fait du yoga depuis 1 an, mais il semblerait que dans son école (et c'est plutôt le cas en occident), l'accent est surtout porté sur le physique et peu ou pas le spirituel. Il en découle un décalage certain. Après on peut choisir l'une ou l'autre pratique, c'est selon le besoin.
A ma mère qui fait du yoga pour le physique, je ne peux que le lui conseiller, pour d'autres désireux de s'ouvrir sur d'autres mondes (énergies), alors choisissez plutôt le genre de yoga que je suis en train d'apprendre (et je compte bien continuer!!!!).
Après, le plus difficile, trouver l'école qui l'enseigne et je m'y attèle déjà via internet et c'est pas facile. Je sens que je vais me taper pas mal de visites pour voir exactement le genre pratiqué. Dommage que mon école n'ait pas de succursale en Suisse. Si en Allemagne et UK... Vais-je devoir quitter le pays pour le yoga? Tout est possible now..... même la Thaïlande ou l'Inde s'il le faut, qui sait.....

En finissant ce soir samedi la dernière leçon, j'ai eu un gros pincement au cœur... Il le faut vraiment ? C'est vraiment fini ? Déjà ? Je sais pas, je crois avoir trouvé ma voie, et la parcourir grâce à l'équipe de l'école et les autres participants fut merveilleux.. tout simplement!
Ce que j'ai pu apprendre en deux semaines me semble 10 fois plus important que tout ce que j'ai pu apprendre au niveau de l'intellect les 20 dernières années... C'est mon avis et il vaut ce qu'il vaut....

Voilà les photos prises ce soir samedi lors de la petite cérémonie pour fêter nos 12 jours intensifs.

De gauche à droite, Carole, Arnaud et Sophie



4 participants et les profs. Remarquez où je me trouve mais c'est pas moi qui l'ait voulu, on m'a demandé!


Après on est allé manger mexicain (mon premier repas qui ne soit pas thaï depuis presque deux mois).

Et en partant, Arnaud, Sophie et Tamara (une israélienne) sur le motorbike. Pas de soucis ici et la police ne dit rien!!


Et au milieu de tout cela ? J'ai beaucoup trainé entre mon café du coin, ma terrasse aux jus de fruits frais (on a surfé entre 35 et 37 presque toute la semaine...), et sinon le petit resto placé devant ma guesthouse. La tenancière, Eing (Iiiing), fut ma maman de jour pendant tout mon séjour, depuis le petit-déj, le lunch jusqu'au dîner. Elle m'a servi des repas incroyablement délicieux, divins jour après jour. Elle m'a comblé.


Eing est un adorable petit bout de femme (1,35 au maximum), et tellement chou.

Elle a un sacré caractère, mais avec moi j'ai toujours eu droit à des portions extras, à des petites touches spéciales dans mes plats, à son humour (elle m'engueulait, je sais pas pourquoi en thaï - à oui une fois parce que j'étais rentré plus tard que prévu pour le dîner ;-), mais avec le sourire), à ses leçons de thaï, à une soirée où avec une copine elle est restée 2 heures devant son pc à chanter les tubes du moment. Je l'ai franchement adorée.



Et le soir devant son pc, où elle reste collée devant l'écran lorsque le restaurant est calme

J'ai été malgré tout désolé d'apprendre qu'elle travaille de 8h à minuit, 7/7, 365 jours par an... Et on se plaint!!!!!!

Elle m'a aussi impressionné par son anglais, très bon et en plus elle apprend le japonais en autodidacte... CHAPEAU

Avec elle je me suis senti comme faisant parti du lieu. Elle m'a apporté de la purée de bananes frites, des dragons fruits, de la glace à la noix de coco, juste pour le plaisir.

De mon côté je me suis attelé à protéger son pc contre les virus, à le faire mettre à jour, etc... Elle n'y connait rien en informatique et utilise son pc sur un réseau (donc le même que j'utilise), très mal protégé. J'ai fait ce que j'ai pu, sachant que Lavasoft restera sûrement une chose difficile à comprendre, que le mot anti-virus est une chose abstraite, ainsi que la restauration du système ou la défragmentation, mais bon plus je pouvais pas faire....

Je ne pars pas tout de suite. Demain dimanche je vais aller refaire du jardinage à l'école de yoga avec une des profs et c'est lundi que je pars sur Chiang Rai et le Laos, mais, j'hésite à revenir sur Chiang Mai pour la troisième semaine de cours de yoga à partir du 7 septembre. Oui je sais je m'accroche et je prends racines et j'y prends plaisir... C'est ça la Thaïlande.....

Bye

dimanche 23 août 2009

Petit détour par l'Union du Myanmar

Alors comme prévu je me suis rendu au Myanmar (j'utilise la version officielle même si on continu à user du mot Birmanie) et je dois dire que je suis assez content d'être de retour à Chiang Mai. Et oui encore et toujours (je fais comme toi à Aguascalientes Nath ;-) )

J'avais hésité à passer la frontière plus au sud (il y n'a que deux points de passage entre les deux pays), mais comme il s'agit d'une dictature et qui nous a été rappelée ces derniers jours dans les journaux, l'idée de donner mon fric aux généraux au pouvoir ne m'enchantait guère. J'ai quant même dû m'y rendre pour renouveler mon visa. Là je dispose d'un visa thaï valable deux semaines, suffisant pour les derniers jours dans cette partie du pays.

Vendredi matin, tuck tuck sur le terminal puis bus VIP jusqu'a Mae Sai à 4h30 de route plus au nord. Le voyage rien de spécial, de très beaux paysages. Après Chiang Rai nous avons eu deux contrôles de police où tous les asiatiques, donc même un japonais assis de l'autre côté, se sont fait contrôler leurs papiers. Les occidentaux on a été ignorés. D'après ce que j'ai pu apprendre il s'agit de contrôler les illégaux en provenance de la Corée du Nord (c'est pas la porte à côté) et de la Chine qui veulent passer en Thaïlande.

Le plan de la région, moi je suis allé jusqu'au point tout en haut

A Mae Sai pas besoin de chercher très longtemps, un Songthew attend pour amener les passagers à la frontière. En arrivant, même si je savais que je n'allais pas très loin, je n'ai pu m'empêcher d'avoir un peu d'appréhension en voyant les immeubles en forme d'arche servant de douane.

Après la douane thaïe, il faut traverser la rivière Mae Sai qui fait office de frontière.


De l'autre côté un bâtiment également en arche.


Les thaïs passent plus rapidement car ils n'ont qu'à montrer une feuille où on appose des tampons à chaque passage.
Pour tous les autres, on passe derrière un rideau vert dans un minuscule bureau où deux "douaniers" réclament les 500 baths pour le visa, puis vous remettent une feuille cartonnée qu'un troisième va passer par une sorte de machine à écrire pour imprimer les données du passeport (ils ont quant même le lecteur). Après on repasse auprès des deux autres (à 2 mètres), et on leur remet le passeport et le livret.
On m'a demandé combien de jours je pensais rester et où je comptais me rendre. On m'a bien demandé "deux jours" deux fois... La confiance règne. Là, ma surprise fut d'apprendre que je restais en possession de mon livret, mais qu'eux restaient en possession de mon passeport. Oups, j'avais pas calculé cela. Mais bon, je n'avais autrement le choix que de leur faire confiance.

Bienvenue dans la Triangle D'or!




Je suis ressorti de ce bureau (qui m'a vraiment fait penser à ces films dans des pays en conflit, du genre Afghanistan ou en Asie Centrale) pour finir les derniers mètres du pont. Première constatation, déjà sur le pont des mendiants, surtout des enfants, et passé le pont on se fait agresser par les chauffeurs de tucks-tucks et de nouveaux mendiants. Moi tout ce que je voulais c'était trouver une guesthouse tranquille pour les deux nuits prévues ici.

J'ai failli choisir la "Riverside Guesthouse" mais heureusement pas, bonjour la vue (en face c'est la Thaïlande)

Pour ce qui est de la différence avec la Thaïlande, ce fut à moitié passer dans un autre monde.

A moitié uniquement car de ce côté de la frontière, la moitié voire plus des panneaux sont en thaï, on paye en baths (j'ai réussi à voir une fois un billet de 1000 du Myanmar = 1 franc) et les boissons et autres articles sont tous importés depuis le pays voisin.

Ce qui frappe c'est qu'on a vraiment l'impression d'arriver dans un pays du tiers monde. Les routes sont en mauvais voire très mauvais état, les bâtiments sont en mauvais état, les gens sont habillés plus modestement (à la différence de la fashion Thaïlande), et sinon question langues quelques panneaux sont en birman - des sortes de demi-cercles - encore un autre alphabet incompréhensible.

Le règlement de ma guesthouse

Sinon, je ne me suis jamais senti en insécurité, mais je me suis senti un peu bizarre lorsque j'ai vu les gens me suivre du regard lorsque je suis sorti du "shopping center" et que j'ai marché au delà de ma guesthouse. Que ce soit au restaurant ou ailleurs, à chaque fois des commentaires en ma direction (très plaisant....), mais sans regard méchant ou moquerie, mais tout de même désagréable.

Je me suis aussi senti un peu sous contrôle lorsque j'ai découvert que le patron de ma guesthouse a dû faire chaque jour une copie de mon autorisation de séjour pour l'apporter à la police. Ce qui veut dire voyager incognito impossible.
Comme vous pouvez bien le penser, je ne me suis pas aventuré à parler politique avec les gens. On va pas prendre ce risque inconsidéré lorsqu'on sait ce qui se passe à Yangoon (Rangoon).
De toute manière l'anglais ici est presque inconnu et j'ai donc vraiment usé des mains pour parler et en désespoir dû dire "bonjour" et "merci" en thaï. La population le comprend dans son ensemble vu que nous sommes dans une zone frontalière et où les thaïs viennent par centaines chaque jour pour faire des emplettes (les prix sont divisés par deux).

Ah question communications.. Internet.. oublions. Les deux fournisseurs sont aux mains du gouvernement.. Donc ici, rien. Juste le portable sur le réseau thaï (j'étais à 500 mètres à vol d'oiseau du pays).

Dans un petit resto, au milieu des photos de famille, le roi de Thaïlande Rama IX (!) et cette vue des Alpes....

J'avais juste commandé du riz et une salade de tomates. J'ai fini avec cette assiette puis un bouillon à l'ail et coriandre, du riz brun au poulet et une sorte de salade de quelque chose de vert et ressemblant à de la tomate et le tout accompagné de 3 sauces, une rouge, une verte et une brune.... J'ai un peu gouté à tout mais je sais toujours pas ce que j'ai mangé de vert ni ce que sont ces fruits blanc-violet.

Ahahah, ici au moins on le précise, car en Thaïlande et ailleurs à 3 ou 4 c'est la règle

De mes visites, et bien très rapides. En fait avec un tuck tuck en un peu plus d'une heure j'ai pu visiter les deux temples de la ville, la pagode qui domine la région et sinon le village des femmes au cou de girafe (à mon avis une jolie arnaque touristes car tout semble trop parfaits dans une région qui paraît s'être arrêtée au milieu des années 70...).

Le village de Long Neck. J'ai préféré les enfants à ces femmes mises en "exposition" dans ce pseudo village où il faut payer un droit d'entrée pour se balader au milieu d'une sorte de marché artisanal...




Depuis la Pagode - au loin la Thaïlande


Et la pagode

Traducteur?

Juste en dessous des bidonvilles


Puis cette série de bouddhas. Je me souviens plus de la signification. Sauf que les "bols" servent pour y mettre de l'argent et qu'on doit faire des voeux par rapports aux années vécues ou autre, je sais plus. Faudra que je relise.

Tuck tuck

Dans un temple, on a mis des guirlandes de Noël et autour de la tête de Bouddha une sorte d'auréole électrique....



Voici une série de photos en vrac avec quelques commentaires:

Le shopping center.. On est loin du centre commercial avec A/C de la Thaïlande. Ici on vend de tout, et surtout des vendeurs ambulants qui proposent des cigarettes importées illégalement des Philippines, mais surtout très surprenant, qui proposent tous du... viagra... avec tout d'un coup un voix moins forte et surtout en cachant le paquet à moitié avec la main. Va savoir ce qu'ils peuvent bien vendre d'autre... On est dans le Triangle d'Or...

Un côté que j'ai aimé, les étalages de fruits et surtout des Dragon Fruits MIAM

Les travaux, on dirait être au Moyen-Âge

Le salon de coiffure

Une vue de la rue principale.


Depuis le balcon de ma chambre (grave erreur à 7h je me suis fait réveiller chaque jour par les voitures, camions et motorbikes)


La preuve que j'y étais!

Ma guesthouse. Banale, mais je crois que le lit avait des puces, vu la quantité de boutons au réveil...

Les moines ce matin lors de l'aumône quotidienne - ils sont nourris par la population (comme en Thaïlande et ailleurs).


Attention travaux.. Les ouvriers cassaient le goudron à la main avec un pieu et un marteau!


Téléphone public...


Ces motorbikes, les taxis - pas de taxi-voitures ici


Et comme à la campagne mais en ville

Ce matin dimanche, un peu impatient, je me suis dirigé vers la frontière.


J'ai pu récupérer mon passeport au milieu des 20 ou 30 autres, dont certains depuis bien des jours placés dans des casiers avec la date d'entrée et la date maximale de sortie. Puis on traverse le pont harcelé par les mendiants et là j'avais vraiment pas trop la patience pour passer entre et j'ai sorti un clair "NO!".
Du côté thaï, j'ai été moins bien accueilli qu'a mon passage depuis la Malaisie. Peut-être parce que la majorité des occidentaux qui viennent ici (comme moi) c'est uniquement pour renouveler le visa et pas vraiment faire du tourisme. Mais qu'importe, en 3 minutes j'étais de retour en Thaïlande et là, c'était comme revenir à la civilisation avec cette double avenue avec des fleurs au milieu, des magasins, des gens souriants.. brefs.. voilà..

Après direction terminal de bus pour deux heures d'attente pour mon bus sur Chiang Mai. A 14h dans le bus, on nous a même proposé des masques chirurgicaux (grippe h1n1 oblige), mais j'ai refusé. De toute manière je vois pas comment je pourrais l'éviter si je suis tout le temps en mouvements... 18h40 me revoilà dans ma bien aimée Chiang Mai et quelques minutes plus tard dans ma guesthouse où j'avais laissé le plus gros de mon sac et réservé une chambre.

La suite ? Très simple: YOGA intensif pour la semaine numéro 2. Donc rendez-vous samedi prochain, voire dimanche. Puis ? Chiang Rai en coup de vent puis le Laos!

Bye

jeudi 20 août 2009

Pai Pai Pai

Après mon dimanche passé à jardiner bénévolement, lundi en début d'après-midi j'embarque pour Pai.
On m'avait conseillé l'endroit pour son calme mais je redoutais une ou plusieurs journées ennuyantes. Et bien ce fut justement totalement le contraire....

En tout premier lieu, dans le minibus je retrouve Jimmy que j'avais connu à Ayutthaya et qui avait chanté à plusieurs reprises dans ma guesthouse. Il arrivait accompagné d'un couple de français depuis le Laos. Sinon, dans le minibus, 3 autres françaises, elles en voyage pour un mois dans le pays. A nous 7 (plus deux espagnols), nous voilà donc direction Pai.


Le village est connu pour son ambiance détendue, un peu hippie et sinon pour ses paysages, chutes d'eau et trecking. Arrivés après 3 heures sur une route en lacets qui a rendu malade la moitié des voyageurs (pas moi par chance), nous y voilà. Jimmy connaissant une guesthouse agréable, à 7 nous débarquons donc chez "Mr Jan's".

Le jardin de la guesthouse



Installés, nous faisons à tour de rôle connaissance avec un groupe d'australiens (dont une hippie pas rasée sous les bras... mouais mouais, pas très fashion).

Comme j'ai "dû" faire mon yoga, j'ai pas fait toute la soirée avec eux, mais j'ai pu me joindre au groupe par la suite. On s'est donc retrouvé à plus d'une dizaine sur la terrasse des australiens. Dans le groupe 4 au moins jouaient de la guitare ou chantaient. La soirée fut donc bien agrémentée de ce côté là. J'ai été impressionné par certaines voix que j'ai pu entendre. Moi qui pensais qu'a minuit je serais au lit, en allant me coucher à plus de 2h30 du matin, j'étais encore loin d'être le dernier.....

Sabine


Jimmy


Mardi, après un bon et long petit déjeuner à midi (!), nous nous sommes organisés un minibus pour nous rendre vers une chute et où on peut faire trempette.
L'endroit est très paisible et son côté légèrement isolé fait qu'il n'y a pas de grands groupes qui arrivent et qui remplissent l'endroit. Déjà que c'est pas très grand..

La montée vers la chute


Le plus drôle fut de voir deux thaïes qui passaient leur temps à dévaler en tobogan ici ;-)


La descente avec le cul de Laura en gros plan mais avec le sourire ;-)



"Perdus" dans la jungle


De retour sur Pai, retour au même resto et pendant notre repas à discuter sur tous les sujets possibles, depuis le droit, l'Asie, la France et la Suisse. Tout un programme....

La dernière partie fut la soirée organisée sur la terrasse commune que Jimmy et moi disposions. A cette soirée se joignirent deux espagnols dont un fêtait son anniversaire ce soir là!

Début de soirée


Fin de soirée


Lauriane au regard envoutant


Une "petite" araignée....


Malgré le bruit que nous faisions entre la musique et les gens qui parlaient et criaient, c'est seulement à 4h30 du matin que le proprio est venu demander de baisser la musique ;-)

Réveil....


Nyan ( prononcez Nionne)



Mercredi pour finir, après notre petit déjeuner à midi (comme d'hab en fait), nous avons loué des motorbikes pour nous rendre sur cette chute où on a pu se la jouer "Koh Lanta" ou "Perdus en haute mer".....

Nyan



Anne


Lauriane, qui veut (non elle a déjà quelqu'un) ?

Danse synchronisée ;-)


Notre radeau




De gauche à droite, Anne, moi, Sabine, Nhan, Lauriane, Laura



Le pont en rondins... caaaasse gueule


Quelques paysages






On est maaaaaaaagnifiques!


Laura kamikaze au volant et moi derrière.....


Par la suite, direction pour des sources d'eau chaude, très chaudes......





Malgré l'orage de la mousson qui nous est tombé dessus, quel plaisir que de se faire mouiller tout en faisant trempette dans l'eau chaude.

Les 4 déesses (qui ont troublé les 3 thaïs sur place)


Et pour finir, le repas du soir en communauté. C'est en fait cela que nous sommes devenus. Une petite communauté très relax, vivant à son rythme mais parfaitement harmonieuse.


L'adorable Anne - une fille qui m'a enchanté


Cette fin de soirée fut agrémentée d'un spectacle de la part de Laura, alors que nous nous trouvions dans un bar-club (ouvert et donc sans toit) avec de la minimal-Electro (j'aime). Anne et moi surtout étions aux anges. Les autres un peu moins, ahahah


Un film



Et nous qui avions dit le matin, "ce soir rien de spécial", on a tous fini à l'heure presque indécente de 5h00 du matin, encore sur ma terrasse ;-)


Ce matin Capuera dans le jardin
On s'est dit, on devrait former une troupe, entre yoga, capue, danse africaine, musique etc...


Aujourd'hui, j'ai dû quitter le groupe, pas forcément très content. On s'est vite tous sentis comme faisant partie d'un tout, donc en les quittant, je me suis senti un peu seul (mais cela passe) les premiers instants dans mon minibus sur Chiang Mai...

Chiang Mai ??? Oui... j'ai pas le choix à nouveau. Depuis Pai, perdu entre deux bras de montagnes, le seul moyen d'aller vers le nord c'est de refaire les 3h00 de bus sur Chiang Mai, d'y passer la nuit et demain de prendre un bus jusqu'à la frontière du Myanmar (Birmanie).

A un moment je pensais laisser de côté cette partie du voyage pour après, mais j'ai réalisé que mon visa, valable 60 jours, tombe bientôt à échéance. J'ai presque sursauté lorsque j'ai compté que cela fait plus de 7 semaines que je suis en Thaïlande.. Et moi qui pensais y rester 2 à 3 semaines....

Bye........