Devant son immeuble, je me suis dit wouaw; petit immeuble de 2-3 étages, fontaine dans le hall d'entrée, il ne manquait plus que les poissons rouges. En sonnant, je me fais ouvrir la porte par un mec qui ne ressemblait vraiment pas à celui de la photo et en me donnant son prénom, Benjamin, effectivement non. Au lieu de monter les étages, il me fait passer une porte puis descendre des escaliers pour rentrer dans l'Office. En fait, l'appartement de Allan (mon logeur) ressemblait à ce qui en son temps aurait pu être la buanderie et qui avait été aménagée en loggia pour le concierge. Dans une même grande chambre, on avait le coin cuisine, bureau, salon et chambre à coucher. Dans la chambre se trouvaient déjà deux mecs, Benjamin et Lukas, deux allemands également faisant du Couchsurfing. A la base, je pensais être le seul logé, mais à première vue Allan avait accueilli encore deux voyageurs pour quelques nuits. Lui, pour sa part, est apparu au bout de quelques minutes souriant, mais avec un peu du genre, "salut, installes-toi, mets tes affaires où tu veux, là tu as un matelas et des draps, les linges sont au dessus et là tu as la cuisine." Ok, bon après la surprise de me retrouver à 4 pour la nuit, je dus vite dire au revoir, car j'avais rdv avec Arnaud pour cette histoire d'auberge.
Lui, il était dans Newtown, deux arrêts en train en allant vers la City, dans un quartier qui m'a fait penser à Londres. Sous une pluie battante et moi sans parapluie (j'ai du penser en Suisse qu'il ne pleuvrait jamais..), j'ai traversé cette ville, franchement super sympa, quantité de bars, restaurants et boutiques. Son auberge faisait très famille, tout le monde autour de la piscine (mini), par petit groupes (surtout des allemands), quelques bouteilles à disposition.
Nous, nous avons réussi à trouver une chambre pour deux en plein centre ville pour une semaine. Pour le prix, cela nous sortait à peine plus cher qu'un dortoir à 4 ou 8 et sans les inconvénients de la promiscuité à être à va savoir combien dans la même chambre (j'ai même vu des offres de 28 lits dans un dortoir...).
De retour chez mon CS, c'était gentiment l'extinction des feux et sur mon matelas mousse, j'ai vite sombré dans les bras de Morphée. Ça fait partie du truc que de ne jamais vraiment savoir où on va tomber, mais sans ce côté aventure, cela ne serait pas drôle de faire du Couchsurfing :-)
Le matin, par contre, j'ai eu droit au réveil par ces perruches qui pullulent en ville; c'est encore pire je crois que le coq du village. Là, j'ai franchement eu envie d'en étrangler quelques unes.
Voilà quelques vues de Petersham
Dès notre arrivée, ce fut l'impression d'arriver dans ce qui à nos yeux veut dire auberge backpackers. Des jeunes cools à la réception, un peu bordélique, des offres de soirées, sorties et excursions un peu partout, un coin cuisine genre cantine, une salle de jeu, etc.. et une jolie foule de jeunes et moins jeunes peu regardant sur le bruit et le désordre.
Le bâtiment sur deux étages est immense et on s'y perd dans les couloirs avec des sortes de passages à sens unique, alors si on ne veut pas faire deux fois le tour du bâtiment, il faut vite mémoriser les bons couloirs pour accéder aux wc ou simplement à la sortie.
Nous sommes repartis vers le port de Sydney et refait le tour du jardin botanique avec ses chauves-souris accrochées aux arbres pour dormir. En fin d'après-midi, lorsqu'elles commencent à se réveiller, bonjour le tapage; ça fait un de ces boucans et elles ne semblent pas toujours de bonne humeur alors ça se tape des ailes... L'effet, en contre-jour, ne donne pas forcément envie de se retrouver au-milieu de la mêlée. Je vais essayer de choper leur envol au crépuscule sur la ville, car l'effet doit être pas mal.
L'auberge
Et enfin hier mardi, départ sur Bondi Beach. La journée idéale pour aller faire la larve sur la plage la plus connue de Sydney voire de l'Australie.
Par contre, même avec le 50+, c'est carrément le grille-pain que de rester allongé plus de 15 minutes et l'océan devient alors une agréable alternative. Ya des vagues franchement sympa, et il faut juste faire attention de ne pas se faire emporter par un rouleau.
A cause de ces risques, il n'est pas autorisé de rentrer dans l'eau sur toute la longueur et une partie de plus est réservée aux surfeurs. Question de ne pas recevoir une planche sur la tête.
Malgré tout ce qu'on dit sur les risques de cancer de la peau, j'ai été impressionné par la quantité faisant la crêpe sur la plage et virant méchamment au rouge voire au violet... Bonjour le cancer dans quelques années...
En se dirigeant vers le sud de Bondi, on peut accéder à la plage de Tamarama, plus petite dans une sorte de crique, mais offrant le même plaisir de se battre contre les vagues.
La plage de Bondi Beach
En ce qui concerne les requins, il y a des patrouilles en hélicoptère, donc dès qu'un aileron se pointe, cela doit être l'alerte générale - du moins j'imagine....
En Tasmanie, il y a deux ou trois jours, un requin a attaqué, mais heureusement sans conséquence pour la proie humaine. Le cousin de la victime s'est courageusement interposé et je sais pas comment a réussi à la sauver. Bref, la nouvelle héroïque de la semaine.
J'ai prévu d'aller voir les Blue Mountains, demain pour la journée, question d'user un peu mes chaussures de marche et j'espère de voir mes premiers animaux exotiques (à par des gros lézards, des chauves souris, des perruches, des ibis et surtout des blattes énormes vus en ville jusqu'à présent).
Et il fait froid il me semble en Europe ? ;-) Même ici on en parle, pour dire...
1 commentaire:
Ben dis donc, Arnaud...miam miam! :-P
Et sinon, ouais, je me joins à toi pour compatir avec nos amis Européens pour la température...pas de bol!
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