samedi 4 avril 2009

L'ile de l'enchantement, Fraser Island

Ayant quittés Noussa, un petit pincement au coeur, nous voilà « enfin » sur la route de Fraser Island. L'arrêt obligatoire la nuit qui précède le départ c'est Hervey Bay.
En arrivant à la YHA et découvrant le complex genre resort, mais pour backpackers, nous avons directement booké deux nuits supplémentaires après l'ile.
Nous nous sommes dit qu'un peu de « repos » ne nous ferait pas de mal, vu que nous bougeons sans cesse. Pour une fois, nous avons eu l'agréable surprise d'avoir une chambre sans lit superposés. Vous ne vous imaginez sûrement pas, le luxe que cela peut signifier à nos yeux, que de ne pas avoir un lit au-dessus de soit, d'avoir de la place pour bouger, d'avoir l'air conditionné et même un lavabos. De petites choses que nous apprécions sensiblement, si nous avons la chance d'y avoir droit. Je sens que le jour où je serai de retour dans mon appartement, dans mon lit, dans ma chambre, je vais avoir l'impression d'être dans un palais des Mille et Une Nuits ;-)

Dimanche matin, après un réveil très matinal (7h00), à 8h00 voilà arrivé notre shuttle bus pour aller sur la Marina, puis prendre le ferry pour Fraser Island. J'avais selon les conseils de Laurent, booké le tour Cooldingo. Vincent et Jérôme purent heureusement faire de même via la YHA.

Après une demie-heure de traversée par la baie qui sépare le continent de l'île, nous voilà arrivés au Kingfisherbay resort.



Nous embarquons dans un bus 4x4 et qui va prendre pendant presque une heure une route de sable. De sable me direz-vous ?
Et bien, commençons par présenter l'ile. Fraser Island est la plus grande île de sable au monde. 130 kms de long pour une moyenne de 20kms de largeur. L'île s'est formée par le dépôt de sable emporté par les courants depuis les côtes sud de l'Australie.

Sur de petites formations volcaniques, le sable a pris attache et depuis la fin de la dernière glaciation, ce qui devait être une colline de sable accolée au continent est devenue une île. A la différence de ce qu'on peut s'attendre, l'île est recouverte d'arbres. La rainforest est présente dans les vallées. La plus grande dune fait 224 mètres de haut. Bien sur, vu la végétation il est difficile de s'en rendre compte.

Où que vous marchiez le sable est présent. Quelque part il est assez surprenant de voir, sur ce qui pourrait donner l'impression d'être une terre hostile, d'avoir été colonisé par les plantes et les animaux. Ici, pas de koalas ni de kangourous, mais des walibis, des dingos, des serpents et des araignées. Concernant ces dernières, certaines que nous verrons pendant nos trois jours sur l'île, nous aurons parfois presque donné des frissons, à la seule idée d'en avoir une qui pourrait se balader sur vous, ahahah.

Nous ferons un premier stop pour effectuer une courte marche jusqu'au Basin Lake. Un joli lac un peu sombre, mais pollué, donc baignade impossible.

Basin Lake avec Jérôme


Pour la deuxième halte, nous marcherons un peu dans la rainforest, ferons un lunch sur la Central Station, puis en début d'après-midi nous reprendrons la route jusqu'au lac Mackenzie. Le lac présent sur toutes les photos de l'île. Une couleur de l'eau incroyable malgré le ciel légèrement nuageux. Nous devrons fuir la plage sous un déluge survenu en l'espace de 10 minutes. Abrités sous une bâche, en maillot de bains, nous attendrons la fin de cette averse pour aller nous détendre à nouveau au bord du lac.

Une présentation de l'île, en agrandissant la photo vous devriez pouvoir lire le texte






Le lac Mckenzie

La photo souvenir carte postale ;-) des envieux ???


L'orage au loin encore peu menaçant, trois minutes après sur nous. Ici, il faut apprendre à vivre avec les pluies tropicales

Et toute la troupe après l'orage

Le soir nous aurons droit à notre lodge avec à nouveau juste une chambre pour nous trois. Nous aurons également droit à un vrai buffet repas. Un luxe pour nous! Vu l'isolement de l'ile et des différentes lodges, le seul endroit pour rester ce soir là, le Dingobar, mais franchement après cette journée à 23h tout le monde dormait.

Lundi martin, départ sous le soleil, qui malheureusement ne restera pas longtemps présent. Nous aurons traversé l'ile et aurons prit la plage pour nous diriger vers le nord.

Malheureusement les trombes d'eau nous empêchèrent d'aller jusqu'à Champagne Pool, une piscine naturelle face à l'océan et protégée par des restes de lave. L'océan sur la côte de l'ile est très violent, les courant dangereux et les eaux infestées de requins. Une baignade est donc pour ainsi dire tout simplement du suicide.

Comme le temps ne semblait pas vouloir changer, nous avons du rebrousser chemin. Nous pourrons malgré tout nous baigner dans un autre lac, aussi à la belle eau cristalline; prendre la photo de groupe, puis rentrer à nos lodges.


Un bateau échoué dans les années 30 et qui peu à peu s'enfonce dans le sable. L'effet des vagues sur la carcasse rouillée parle de marins disparus dans la tempête.



La plage de 75 miles de long....

Nos bus 4x4

Pour Sofia, une "petite" araignée de 6-7 cm de long voire 8 ;-)


Après la pluie, le beau temps et la plage change d'aspect.

Le deuxième petit lac dont j'ai oublié le nom

Et ma série photos N/B





Le groupe au complet le dernier jour nous ne serons plus que 14 des 24 au départ

Un petit coucher de soleil, comme le pays sait nous en offrir des merveilleux jour après jour.


Vous ferez bien un petit tour avec moi sur mon voilier ?

Pendant la soirée, une allemande black (originaire de Somalie) viendra s'installer à notre table avec deux amies, une grecque et une turque. Une italienne et une brésilienne viendront encore s'ajouter. Je peux vous laisser vous imaginer une table aussi internationale, au total 7 nationalités sur 8 personnes. La seule langue de communication, et bien l'anglais bien sur. Pour ma part, j'ai un peu jonglé entre l'italien, l'allemand, le français et l'anglais.. de quoi surprendre les autres de la table ;-) Pas ma faute ahahahah

L'allemande, qui au début nous semblait être une grande gueule, s'avérera une fille très sympa. Elle et ses deux amies sont venue « juste » pour 3 semaines, mais elles auront fait plus que nous dans la même durée. Bien sur, dans ces cas là, pas moyen de dire, « ici on reste 2 jours de plus » ou on fait un xième arrêt au milieu de nulle part.

Mardi matin, nous sommes partis pour le lac Wabby Depuis le lookout nous avons eu droit à cette vue là.



Après une petite demie-heure de marche dans la rainforest, avoir escaladé une dune et redescendu celle-ci, nous voilà au bord du lac, d'une étrange couleur verte.. Des poissons chats pululaient dans l'eau.





A tout ça, pendant que nous barbotions dans l'eau ou flânions simplement, Vincent était parti on ne savait trop où. Juste là, notre guide nous dit que nous devons partir, car pour le lunch nous mangeons au resto. Pas de Vincent. Après 10 minutes d'attente j'émets l'hypothèse qu'il soit parti vers la plage. Le guide a à ce moment là, l'idée de génie de nous dire que nous pouvons traverser la dune pour rejoindre l'océan et qu'il nous reprend sur la plage; ceci pour tenter de retrouver Vincent. Pas besoin de le répéter, tout le monde se met en marche à la recherche de l'électron perdu quelque part de l'autre côté de la dune.

C'est là que le guide nous dit: le voilà il arrive ! Et nous oooohhhh, on en aurait été presque déçu de ne pas savoir Vincent perdu et déjà de retour.

Un peu comme dans le films, une file indienne s'avança sur la dune pour rejoindre le solitaire Vincent qui revenait de l'océan (à 45 minutes à pied de là, mais qu'il avait fait en faisant son footing).

La traversée fut simple, mais malgré tout un peu empruntée de romantisme tiré des films, du genre « Un thé au Sahara ».




Nous approchons de l'océan.

Et l'arrivée

J'aime bien l'effet Lost de cette photo

Puis comme le temps nous laissait un peu de temps, voilà le Mckenzie pourquelques heures de nouvelle détente. Comme la vie est dure, comme le temps est difficile de supporter, comme le stress nous fait perdre tout espoir en un avenir meilleur.. Qui ne penserait pas cela en voyant cet eau, ce calme, ce temps.. je sais c'est méchant pour ceux qui sortent blanc comme neige de l'hiver...ahahah


Elles se répêtent un peu, mais vue la couleur, on ne s'en lasse jamais


Vincent à droite, moi à gauche


Et le départ pour le ferry, plus que 6 derniers survivants :-)

Les crabes qui sortent à marée basse. Ce sont tout ces milliers de petits points au bord de l'eau.

Quelques prises depuis le bateau. Le coucher de soleil encore et toujours apaisant.




Adieu Fraser.

Nous sommes revenus sur Hervey Bay pour trois nuits, le temps de revoir les allemandes, la brésilienne et l'italienne pour une soirée mémorable à chercher de quoi manger à 21h00 (tout était absolument fermé). Pour finir, nous nous sommes retrouvés à devoir faire une commande via un mec au Mac et manger uniquement à minuit.

Et nous étions partis pour un BBQ sur la plage ...

L'organisation allemande ce soir là, à fait grand défaut et tout suisse ou français que nous soyions, il nous fut impossible d'organiser quoi que ce soit de valable. Nous aurons beaucoup, mais beaucoup rigolé, car nous avons franchement eu l'impression que tout se retournait contre nous.

Mais dans tout cela, un point positif. Une soirée méga-internationale, de franches rigolades.

Sinon, cela il faut le préciser, nous avions acheté quelques bouteilles que nous comptions boire avec nos délicieuses brochettes, saucisses et émincé... Résultat.. 9 personnes à boire du vin à la bouteille, celle-ci dans un sac plastique et surtout en faisant attention de ne pas avoir les flics qui débarquent (il est interdit de boire dans la rue - en réalité en dehors d'une propriété privée).

Depuis ce jour, nous aurons continué notre route vers le nord, là je suis dans un Mac à Rockhampton, la capitale du beefsteak, à attendre avec Vincent et Jérôme notre Greyhound qui doit passer à 2h35 du matin.

Je ferai également un post sur la vie des backpackers, le voyage etc.. pour répondre aux diverses questions que vous me posez.

Et pour ceux qui me laissent des messages, ici ou sur Facebook, voire l'email, désolé si je ne réponds pas toujours. L'internet devient presque un luxe par ici et en fait, nous ne savons jamais si nous aurons une connection valable pour les prochains jours. Mais merci à tout ceux qui se manifestent.

Bye.

2 commentaires:

Iarwy a dit…

Incroyable Fraser !!!

Que de souvenirs evoques grace a ton post :) Et c'est vrai que les couleurs du lac McKenzie sont tout simplement HALLUCINANTES ! Et j'ai eclate de rire sur ta phrase concernant le luxe d'une chambre sans bunk-room et le depaysement que l'on va subir, une fois de retour dans son antre...C'est CRIANT de verite, je me suis surpris aussi a etre aux anges pour trouver ma propre salle de bain, ou personne dans ma chambre, des luxes qu'on oublie en voyageant en backpacker :P Je me rejouis de lire ton post "voyage" ! Excellent article cher Rodrigo !

Nath a dit…

Ben en tout cas là grâce à toi c'est fait, j'ai envie d'aller à la plaaaaaage!! Bon plus que quelques semaines et je serai au Yucatán, j'ai pas vraiment à me plaindre!

Quant à la vie de backpacker, c'est aussi quelque chose que j'avais oublié... Avec le couchsurfing on est tellement bien traités! Dommage qu'il n'y ait pas plus de possibilités pour toi. Mais bon, au moins tu fais, comme tu le dis, des rencontres internationales... Ca donne envie de réessayer les auberges de jeunesse, tiens.