samedi 23 mai 2009

Notre vie à Darwin

Vincent et moi sommes seuls depuis samedi, jour où Jérôme (le petit nain) a pris l'avion sur Sydney et Paris (43 heures en tout d'après lui).

Ici, les jours se suivent et (ne) se ressemblent (pas).

Ils se ressemblent par la chaleur, toujours aussi forte dès 10h du matin (30 à 34). A tel point que passé midi, il faut faire à l'espagnol; s'enfermer jusqu'au coucher du soleil. C'est là que tels des vampires, nous reprenons gentiment vie, et pouvons à nouveau bouger sans avoir l'impression de perdre 1 litre à la minute.

Là où ils ne se ressemblent plus, c'est lorsque l'humidité qui à notre arrivée ne dépassait pas les 30%, a atteint presque les 85% lundi soir. Nous avons eu droit à notre première pluie (tropicale) en un mois. Et au lieu de rafraîchir l'air, c'est une sorte de bains de vapeur à ciel ouvert qui nous a été offert de supporter.

En dehors de ces petits désagréments météorologiques, avec Vincent, nous avons dû changer d'hostel. Même si la YHA nous semblait un peu vétuste et sa cuisine une sorte de bouche de l'enfer, nous l'avons quittée avec regrets. Nous nous sommes retrouvés au « The best hostel in Town », le Melaleuca. Cet hostel bien que moderne, aux cartes électroniques pour ouvrir les portes (et qui ne marchent pas toujours), ressemble à une usine pour backpackers, aux couloirs interminables et impersonnels.

On dirait l'hôpital cantonal de Genève

Notre cuisine a carrément été abandonnée pendant 2 jours, les plaques étaient chauffées à blanc et pas moyen de les éteindre. Les boutons manquaient - save the planet disent-ils! Quelqu'un semble-t-il a bien voulu régler ce problème et il n'y a plus fait que 35 degrés au lieu des 55 d'avant.

Les seuls grands avantages de cet hostel; les deux piscines et le spa, ainsi que le bar « on site ». Bref, avec Vincent dès le premier jour, nous avons essayé de retourner par tous les moyens à la YHA, mais sans succès. Celle-ci, à la différence de celles de la côte est, est l'hostel le moins cher en ville et pour finir, le plus sympa.

Nous en sommes venu à chercher sur internet des vols pour n'importe quelle ville en Australie (Cairns, Broome, Melbourne) dans l'espoir de payer moins par ce moyen, logement y compris. Petit hic, Darwin est la plaque tournante de la région, et nous sommes en pleine haute saison, donc à moins de claquer 500 AUD, pas moyen de quitter Darwin.

Nous avons pour finir, réussi à trouver des chambres à la YHA du mercredi jusqu'à mon départ lundi, tout en changeant 3 fois de dortoir en 5 nuits (au passage pour chaque changement, je dois faire un check-out à 10h et un check-in à 13h et tout en libérant le dortoir...... logique et très pratique n'est ce pas ? - organisation zéro...).

Vous direz, petits tracas de la vie, mais sans conséquences.

Nous y sommes revenus, un peu comme si on retourne chez un ami. Au bout de 5 minutes, Vincent et moi avons retrouvé nos marques, dit bonjour à la moitié des backpackers présents et investis, enfin, la cuisine qui avait retrouvé une température plus acceptable.

C'est avec un certain plaisir que j'ai retrouvé nos chambres vétustes, à la peinture qui s'écaille, aux robinets qui fuient, à l'air conditionné qui laisse couler de l'eau, aux restes de shampoing et savons laissés par d'anciens locataires dans la salle de bains, à notre terrasse sur le parking parsemé de milliers de mégots, au bordel organisé de la YHA. Et oui, on s'habitue à tout!!!

Je ne suis pas en train de devenir un amoureux de la vie de bohème, mais ce qui me plait, c'est la vie qu'on peut sentir entre ces murs. Va savoir... Une nouvelle phase dans mon évolution.

Question communication, et bien ici la langue presque d'usage c'est ????? le français !!!! La ville est envahie de francophones à tel point qu'il faut vraiment en permanence faire gaffe à ce que l'on dit. Seulement à la YHA, nous sommes entre 15 et 20 qui le parlons.

J'ai aussi connu mes premiers hispanophones (dont un chilien) ici après presque 3 mois sans en croiser un seul!

A la question qui doit sûrement trotter dans vos têtes : et on mange bien ? Voici un exemple de ce qu'un backpacker peut cuisiner avec les moyens du bord.

Apétissant je sais, je sais. :-)

Vous voulez la recette ? Je veux bien, mais je ne réponds pas des ratages quant à la sauce. Vous savez tous, que c'est un secret qui doit être bien gardé....

Alors vous prenez:

- 120 grammes de jeunes pousses d'un mélange de salades

- 4 petites tomates rondes (évitez les tomates de hollande cultivées hors-sol et en serres)

- une petite boite de thon rose à l'huile d'olive

- une boite moyenne de petit-pois et maïs

- 120 grammes de fêta à la bulgare ou à la grecque

- un demi oignon jaune

- au choix du coriandre

Pour la sauce

- de la mayonnaise Thomy (qu'on trouve également en Australie – ouf au moins une de mangeable)

- de la moutarde de Dijon, si possible forte (ici elle est mi-forte)

- de l'huile d'olive extra vierge

- du Maggy

- du sel

- du poivre noir

- de la lime et Chili en poudre

- du jus de lime

Amusez-vous avec les dosages, c'est selon si vous aimez fort ou acide, etc.... Évidement, si vous voulez saliver devant ma préparation, il va falloir attendre encore quelques mois ;-)

Pour continuer sur le même thème. Il y a quelques jours, j'ai eu une furieuse envie de chocolat, mais pas n'importe lesquels. Des Lindor, cette fois-ci produits en Suisse.

J'ai failli craquer pour cette boîte à CHF 14...

Pour, pour finir, me jeter sur celle-ci en action à CHF 2,5.....

Sinon, parlons de Darwin. Oui, le nom vient bien de Charles Darwin, père de la théorie sur l'évolution. Vous savez ce qu'est l'évolution ? Vous savez, la capacité qui nous est donnée de vivre à 10 dans un chambre, de boire et manger dans de la vaisselle sale, de porter les mêmes habits pendant des lustres et pour finir de ne plus trop s'inquiéter de la couleur noire de nos pieds. Oui, c'est aussi une sorte d'évolution moderne, que de laisser de côté nos règles et nos petits besoins de confort quotidien, qui « at home » vous semblent tellement naturels.

Ma nouvelle théorie sur l'évolution de l'être humain dans le monde backpackeriens australien vient de voir le jour! ;-)

Plus sérieusement, et pour maintenir ce blog au niveau intellectuel désiré (désolé Nathalie pour les droits d'auteur), revenons en à Darwin City, capitale du Northern Territory.

Nous sommes à 4000 kms de Sydney, Adélaïde, ou Perth et à 3000 kms de Brisbane et la Gold Coast (lieu des dernières inondations).


La ville, fondée par les anglais au XIXème siècle, avait pour première utilité d'empêcher aux français et aux hollandais de mettre pied en Australie et de faire ainsi concurrence (déloyale) à l'Empire. Darwin prospéra vite après la découverte d'or plus au sud. Par la suite, la ville, une sorte de martyre des temps modernes, a subit deux destructions à 30 ans d'intervalle. La première lors du bombardement du 19 février 1942 par les japonais (pour ceux qui voudraient en avoir une image romancée, je vous renvois au film Australia – oui je l'ai vu, il le fallait bien, en plein bush il y a de cela quelques jours !) puis le soir de Noël 1974 par le cyclone Tracy qui ne laissa que 400 maisons encore habitables. En ville, il ne reste que quelques immeubles de plus de 35 ans (dont la YHA).

Voici le link de la National Library of Australia

Seule la façade de la cathédrale a résisté au cyclone de catégorie 4 (45 morts, 13 disparus, presque 40000 déplacés)


Avant d'en apprendre plus sur l'histoire de la ville, nous pensions un peu naïvement arriver dans une ville à la belle architecture victorienne, comme nous l'avons découvert à maintes reprises sur la côte est. Je ne dirais pas que la ville est sans âme, mais elle manque sacrément de charme. De grands bâtiments froids et disproportionnés (tout particulièrement les hôtels – Holiday Inn et Crown Plaza - pourquoi les gens qui ont les moyens, doivent-ils loger dans des bâtiments absolument dégueux et énooooormes!!!!!) côtoient des bâtisses plus modestes, qui pourraient très bien se retrouver sur la côte ouest des USA ou plus proche de nous, sur la côte Adriatique en Italie ou la Costa Brava en Espagne.

Le downtown est construit sur une péninsule orientée est-ouest avec un prolongement vers le nord sur le gigantesque terrain d'aviation de la RAAF (Royal Australian Air Force) et les banlieues.


Le parlement du Northern Territory inspiré par l'architecture asiatique (sur le site officiel, on parle d'architecture tropicale...)


Qui dit mer infestée de méduses ou crocodiles d'estuaire, dit lagoon. Il ne paye pas de mine et la piscine à vagues juste à côté a plus de succès


Quelques vestiges de la WWII exposés sur l'Esplanade.

Darwin a été évacuée (Darwin c'est féminin ou masculin ????) pendant la guerre de 1942 à 1945. La population a été transportée à Alice Springs et Mt Isa!


Une vue de la mangrove juste en dessous.

J'ai obtenu en partie réponse à ma question : mais où vivent les aborigènes qui sont en ville ? Et bien, en bordure de la mangrove. Et juste au dessus, vous avez la promenade "L'esplanade", bordée par les hôtels de luxe....

A la différence d'Alice Springs ou Tennant Creek, il n'y a pas beaucoup d'aborigènes en ville. J'ai lu que les tribus locales, ont soit-disant été mieux traitées par les colons à l'époque de la ruée vers l'or, que leur semblables en NSW par les bagnards et geôliers. "Ces nouveaux arrivants étaient respectueux des valeurs humaines", bla bla.. Vous avez déjà entendu parler d'une ruée vers l'or qui se soit déroulée dans la douceur et l'amour du prochain ???? Des fois, je me demande si on ne nous prend pas pour des imbéciles qui n'auraient pas connaissance des réalités du monde. Bon, un américain moyen je veux bien ( je sais, je sais, je devrais pas écrire cela... ).
Une petite chose que je veux décrire. Vincent et Jérôme ont à plusieurs reprises constaté que les aborigènes baissaient la tête ou s'esquivaient à leur passage. Par contre, s'ils les saluaient, et bien les aborigènes répondaient et avec le sourire. En sortant de la mangrove, j'ai vu un groupe posé et lorsque je les ai salués, et bien ils ont fait de même. Comme quoi, si déjà on commençait par les traiter comme des humains, on pourrait déjà avoir un début de solution à la question aborigène....


Lorsque nous sommes arrivés en ville, nous avons apprit que les jeux d'Asie-Pacifique et Paralympiques d'Arafura avaient lieu au même moment (cela a répondu à mes questions : mais pourquoi ces groupes portent les mêmes tenues avec le drapeau national et pourquoi autant de personnes en chaise roulante?).

En revenant de Mindil Beach dimanche 17 mai, nous avons eu droit au feu d'artifice de la cérémonie de clôture.


Sinon, Darwin est une porte d'entrée importante pour les touristes asiatiques et pour ce qui est des backpackers, une des portes d'embarquement vers l'Asie du sud-est.

Nous avons prit la décision de ne pas nous rendre à Kakadu. Les tours de trois jours coûtent 460 AUD (370 CHF) par personne. Louer une voiture nous revient au même prix voire plus cher, car le seul moyen d'atteindre certaines parties du parc c'est d'être en 4x4. C'est là qu'on se dit, les backpackers (500000 par an et 15 milliards de recettes en Australie) sont des porte-monnaies ambulants grands ouverts. Pourquoi sinon serions-nous ici??????

De nos journées; il faut bien les remplir. Mardi matin, nous nous sommes décidés pour le jardin botanique. Chaque ville en Australie tente de présenter son jardin comme le plus beau du pays voire du monde (« the best in the world » est utilisé à l'excès et fini par perdre tout son sens).

Bien que modeste par la taille - une reconstitution de la rainforest, ainsi que divers habitats de la région - il nous a grandement plu. Après avoir vu la « rainforest » de Tasmanie, des Blue Mountains, de Bellingen ou de Cape Tribulation, je pourrais repartir sur-le-champ.




Jeudi heure du lunch - petite visite au Crocosaurus Cove.

Un crocodile blanc et non albinos

Ce gentil croco a 80 ans et fut acteur dans le film Crocodile Dundee :-)


Ne sont-ils pas mignons ? Ils ont à peine 3 ans



Et ce gentil bébé a 18 mois


Vendredi, donc hier, nous avons fait le Museum and Art Gallery NT. Le musée présente l'art aborigène local (j'ai pas croché, mais je trouve intéressant), le cyclone Tracy, la faune et la flore du NT, des bateaux de la région et une intéressante exposition sur les crocodiles.

Cette mâchoire et la copie de celle trouvée en Afrique. Son propriétaire devait mesurer entre 12 et 15 mètres, mais pas de soucis, c'était il y a quelques dizaines de millions d'années.

Jeudi et dimanche, c'est jour de marché : le "Sunset Mindil Market" situé à 30 minutes environ à pied du centre ville. Sur ce marché, c'est l'occasion d'acheter de tout et rien "Made in Australia", mais également de goûter à la cuisine de toute l'Asie (thai, japonaise, philippine, chinoise, indienne, etc...) et d'ailleurs (pas du Mexique - dommage)


Le stand de crêpes et la photo dédicacée à Nathalie



En Australie vous n'aurez parfois, ni internet ni réseau, mais vous aurez un ATM!


Mindil est connu pour ses couchers de soleil. Voici un petit aperçu en partie derrière les nuages


Et les centaines de personnes venues assister au spectacle


18h28 oups, raté...


La nuit venue, le marché s'illumine - logique vous direz. Nous sommes restés un petit moment pour écouter ce mec jouer du didgeridoo (parfois avec 4)


Vincent qui se met au jonglage. Si on finit à sec, on sait toujours comment gagner quelques sous


Voilà, pour moi, le compte à rebours pour quitter l'Australie a commencé. Je ne réalise pas que dans quelques dizaines d'heures, je devrai dire au-revoir et peut-être adieu à ce continent qui m'a fasciné depuis bientôt 4 mois en tout (j'ai décompté la NZ).

Vincent, lui, reste ici. Jérôme devait repartir pour 3 semaines, pour finir il devrait rester 2 mois dans l'hexagone. Pour Vincent commence bientôt donc une nouvelle étape. Il lui faudra trouver un job. Pour moi, qui vient de passer plus de deux mois avec eux, c'est aussi bientôt une nouvelle étape qui débute.

En lisant le blog de Nathalie – que je vous conseille très vivement http://nathauxameriques.blogspot.com/2009/05/lautre-cancun.html – j'ai presque eu l'impression de me lire. Après 4 mois, elle est partie d'Aguascalientes pour rejoindre sa mère à Cancun. En réalité, pas tout à fait, elle va travailler dès août comme prof de français de nouveau à Aguascalientes pour un an.

Vous allez me demander et moi ? Et bien et moi. Et si seulement!! Les choses ne sont pas si faciles. Je suis trop vieux pour un visa comme celui de Vincent (working holiday visa) et obtenir un sponsor en pleine crise économique, dans le monde de la finance, tiendrait presque du miracle. Il me faudrait de plus, retourner soit sur Sydney, soit sur Melbourne, Ce n'est pas à Darwin qu'un poste à l'ABN AMRO ou Westpac me sera offert d'un claquement de doigts. Travailler dans d'autres domaines est envisageable, mais l'Australie ne me le permettrait qu'avec l'appui d'un employeur (unique moyen pour obtenir le droit de rester).

Non, j'ai dit en partant de Zurich que ce voyage serait avant tout l'occasion de découvrir de nouvelles cultures et paysages. Après 4 mois et demi de voyage, le besoin de découverte est intact. L'idée même de devoir rentrer me semble encore totalement abstraite.

Je sais que la date de mon retour reste un mystère. C'est un fait. Comme le disent tellement bien les australiens : No worries !!!

Pour finir en beauté, voici une série de photos du coucher de soleil à Mindil hier après midi, cette fois-ci sans nuages. Comme je peux pas faire de diaporama sur le blog, je vais vous souler avec "encore un coucher de soleil !" ;-)


Mindil Beach, cette fois-ci quasi vide

18h11

18h13

18h20

18h21

18h24

18h25
18h26
18h28
18h30

Bye - rendez-vous sur l'ile des Dieux!

2 commentaires:

Nath a dit…

Haha, merci pour la dédicace au nutella! Mais figure-toi que je suis assez contente de moi, je ne mange plus de sucrerie, ces temps! Enfin bon, pour vraiment perdre du poids faudra attendre un peu, parce que c'est pas dans les restos d'ici qu'ils te servent de la bouffe équilibrée...

Et sinon moi aussi j'ai comme une impression de familiarité en lisant ton article, non pas à cause des conditions de logement, mais à cause de la chaleur et de l'humidité! Ploc! Ca c'est une goutte de sueur qui vient de tomber de mon nez.

J'ai bien aimé la description de ta bouffe improvisée, ça me donne envie de cuisiner aussi. Mais ici pas possible, grrr! Je persiste et signe: j'aime pas les hôtels, j'aime pas le touriste de masse! Je déteste qu'on me demande à tout bout de champ, et dans un anglais incompréhensible, si je veux un taxi ou un hôtel!! J'en ai maaaarre! En plus ma mère me tape assez souvent sur le système...mais ça, je ne vais évidemment pas l'écrire sur mon blog. Bref, on va pas se plaindre, Tulum c'est absolument superbe et j'ai fait de la plongée sous-marine! Plus que le saut à l'élastique pour te rattrapper, à moins que tu ne fasses d'autres trucs extrêmes que je devrai copier, haha!

A part ça je vois que tu commence à penser un peu à ton avenir au niveau boulot... Je me souviens que tu m'avais dit que tu avais laissé la porte entr'ouverte au CS quand tu étais parti, mais quand j'ai discuté de toi avec ma mère hier, elle m'a dit que la situation dans le domaine bancaire en Suisse était tout simplement catastrophique. Alors? Tu peux toujours revenir en Australie et cueillir des fruits... :)

Bref, je te souhaite en tout cas un bon début de séjour en Indonésie!

Anonyme a dit…

Hello Rod!
Merci pour cet ultime récit d'Australie. 4 mois que je te suis, je me réjouis de découvrir la suite de tes aventures!

Question grammaticale, Darwin s'accorde au féminin! Pourquoi? Car on parle de la ville de Darwin, donc féminin.

Question météorologique, peu à peu je me sens moins éloignée de toi. OK ici pas de 35 degrés mais... Ces jours on atteint les 28 alors que nous ne sommes encore qu'en mai! Pas mal non pour la petite Suisse?!

Bizzz

Sandrine