mercredi 5 août 2009

Kanchanaburi - Ayutthaya - Sukhothai - Chiang Mai

Bien que le titre soit long, il sera plus riche en photos qu'en textes. En effet, ces derniers jours j'ai plusieurs visites à mon actif.

Sur Kanchanaburi, le vendredi, j'avais booké pour une fois un tour. Pour visiter la région, on peut le faire par ses propres moyens, mais comme on dépend du passage un peu aléatoire des bus et que les distances à couvrir sont parfois un peu grande, avec le tour au moins j'étais sûr de ne pas rater l'essentiel et de pas avoir à suer à l'attente d'un songteaw.

J'ai bien sûr presque manqué mon minibus, car je me suis évidement réveillé 4 minutes avant, mais j'ai juste eu le temps de me passer l'eau sur le visage et départ.

Le premier stop à 1 heure de Kachanaburi, c'était les chutes Erawan. Une suite de 7 chutes dans la forêt. Malgré la coute distance, 2 kms environ, en 2 h 1/2 j'ai juste eu le temps d'arriver à la numéro 5 et m'y baigner. Là, les poissons viennent se coller à vous et viennent comme vous sucer. Alors tous les baigneurs faisaient des bonds et poussaient parfois des cris. Il fallait juste toujours bouger et éviter ainsi qu'ils ne s'approchent.

Ces chutes, petites pour la plupart ne manquent pas de charme. Seule la numéro 7 est la plus grande, mais pour y arriver il fallait compter 2 heures....

Chute numéro 3



En chemin de la chute numéro 4



Chute numéro 5


Après un (très) rapide lunch, direction le Hellfire Pass. Toujours dans le contexte de la WWII, ce passage a été creusé à la main par les prisonniers et les asiatiques "embauchés". L'endroit a été peu à peu recouvert par la jungle, mais un vétéran australien a réussi à retrouver l'endroit et avec l'aide de fonds de son pays, a pu le faire dégager et créer un musée. Celui-ci moins complet que celui de la ville est malgré tout poignant. Les mêmes descriptions des conditions de vie, les maladies, le manque de nourriture. Dans le musée on met en avant que le Japon n'a pas respecté les Conventions de Genève, comme ne pas torturer, tuer ou tout simplement faire travailler des prisonniers. De plus la Croix Rouge a tenté d'envoyer des cartons contenant des denrées alimentaires, mais les japonais ne les distribuaient pas ou alors en très faible quantité, un carton pour 7 prisonniers. A leur libération, ces derniers ont découvert les tonnes que les japonais avaient entreposées pendant des années. Il y a aussi un film mais sans paroles, juste des images très fortes et un texte défilant en bas. On visite le musée sans un mot.
Dans le musée et en général dans le coin, j'ai constaté que les hollandais étaient les plus présents. En effet, le pays a aussi payé un lourd tribu avec ses soldats fait prisonniers dans ce qui est l'Indonésie actuelle.


Le passage en question



Des voies de chemin de fer apportées d'un autre site


La stèle en mémoire



Et ces planches en bois qui elles sont d'époque et du lieu.


Cet arbre pousse étrangement à cet endroit




Visiter cet endroit est parfois pesant. On a de la peine à s'imaginer les conditions de vie et surtout s'imaginer que c'est à la pioche que le passage fut percé.



Après le minivan nous amené à cette gare où à 16 heures, un train s'est arrêté.


Une partie de la voie est encore en fonction et pendant une demie-heure nous l'avons parcourue.


Au passage nous avons traversé ce pont en bois, d'époque. Le train roule très lentement. Les thaïs pas inquiets le moins du monde, nous tous penchés par les fenêtres pour voir où nous passions.





Puis depuis une autre gare, nous avons repris la route pour aller sur le pont. Comme je l'avais déjà fait, je ne l'ai pas traversé à nouveau, mais j'ai pu voir passer un train.



Pour ce qui est de ceux qui m'accompagnaient, je ferai juste un commentaire. On est vraiment pas tous ici pour les mêmes raisons..... disons que ceux qui étaient dans mon van étaient là pour le fun (élephan treck et rafting) et que le côté historique semblait aussi barbant qu'écouter parler de politique suisse....

Samedi, retour sur Ayutthaya. En fait, je voulais directement monter sur Sukhothai, mais il n'y a pas de bus direct. Je pouvais soit descendre sur Bangkok et prendre un bus/train, soit retourner dans l'ancienne capitale. J'ai préféré cette deuxième option, sinon je serais resté sur Bangkok à nouveau quelques jours, et l'idée c'est quant même de visiter le pays.

Donc me voilà samedi à nouveau sur Ayutthaya. J'ai pu avoir la même chambre que les jours d'avant et au lieu de repartir dimanche, j'ai préféré faire faire mes lessives (ici on a des mamans lessiveuses partout) et flâner en ville. J'ai eu l'occasion en une journée de faire la connaissance de pas moins de 8 espagnols! Tous pour 3 semaines en moyenne, et tous faisant exactement les mêmes visites. J'ai remarqué que cela faisait un moment qu'en dehors de mes parents, je n'avais plus eu l'occasion de parler le castillan.....

Lundi 11h30 mon tuck tuck est venu me chercher à l'hostel et direction le "terminal de bus".


En fait, un bâtiment posé à côté de la highway. En montant dans le bus, le bordel. J'avais un ticket avec un numéro de siège, mais celui-ci ne correspondait pas avec ceux écrits sur le dos de ces derniers. La dame "hôtesse" après je ne sais pas combien de temps à parler a fait déplacer une petite vieille pour que je prenne sa place. J'ai essayé de lui faire comprendre que je pouvais très bien prendre une autre place libre, mais non, mon ticket disait E3, je devais donc m'asseoir à cette place.
C'est après 6 longues heures que je suis arrivé à Sukhothai. Je savais qu'en arrivant la petite maffia locale vous sautait dessus pour vous proposer son guesthouse. Et gagné ce fut le cas!

Vu que j'avais entendu un groupe parler italien et que ceux-ci étaient en train d'organiser un tuck tuck pour aller en ville (les terminus sont souvent en dehors), je me suis donc dic, on va y aller à l'italienne. "Ciao, vado in città. Posso venire con voi?" Et eux "Ma sicuro!". Heureusement que les italiens ont ce côté "spontané" que j'adore. Vu qu'ils avaient déjà une adresse, j'ai demandé sur place et il y avait encore une chambre, dans une sorte de temple-guesthouse - des couloirs en bois et des chambres plutôt spartiates, mais propres et bien aérées.

Les italiens a peine installés m'ont proposé de faire les visites le lendemain avec eux, mais volontiers. A eux trois, une 4ème s'est jointe. J'apprendrai par la suite qu'ils l'avaient connue dans une guesthouse à Ayutthaya et que tout simplement ils faisaient à présent un bout de chemin ensemble. Comme j'aime!!!!

Pour le soir, petite soirée italienne dans un resto du coin. Très bon, mais on n'aura jamais attendu aussi longtemps pour un plat, à croire qu'ils devaient tuer la poule qui devait nous servir de repas.... mais sous un ciel légèrement couvert, petit repas agréable à échanger des commentaires sur Gabriel Garcia Marquez et Isabel Allende! (Je reste avec 100 ans de solitude et Paula).

Des 4, une ressort très fortement. La 4ème, Valentina de Bologne


et qui étudie (ça c'est pour Céline), archéologie! Mais par contre elle ne vas pas fouiller en Italie, non en Egypte. Elle est en train d'écrire sa thèse sur une région Fayoum qui pour l'instant n'a pas fait l'objet d'étude approfondie. Son tuteur effectue des fouilles depuis les années 60 sur place et il lui a proposé d'écrire sur le sujet. Son travail sera sur Internet dès l'été 2010, mais en italien avec un abstract en anglais.....
En tout cas avec elle, je me suis senti tout de suites des affinités monstrueuses. Amour de l'histoire, des cultures, des vieilles pierres (elle a fait le Mexique), des langues mortes (latin et grec - même si je les parle pas), le bouddhisme, les voyages eco-touristiques, la nourriture traditionnelle, etc.... En somme, une quantité de points en commun qui fait qu'on a de quoi parler des heures! En plus, elle parle super bien espagnol après à peine quelques semaines en Argentine. Mais "heureusement" elle ne parle pas à la "Che". :-)

Mardi nous sommes partis tous les 5 à vélo, après avoir pris un tuck tuck jusqu'à la ville historique à de 12 kms de la nouvelle Sukhothai. L'ancienne ville est "plutôt" bien isolée de la nouvelle ville, mais même à l'intérieur des anciennes murailles, une nouvelle ville a poussé.

Donc une ville nouvelle avec des chedis par-ci par-là et le site historique (sur la liste de l'Unesco) entouré de barrières. Avec nos supers vélos, nous sommes partis visiter cette ancienne capitale.

En fait, elle a été la première capitale d'un royaume Siam et s'est retrouvée en conflit avec Ayutthaya. Cette dernière a gagné contre Sukhothai et c'est de là que débute la période où elle a dominé tout le pays ainsi que le Laos, une bonne partie de la Birmanie et je crois le Cambodge jusqu'à sa chute en 1767 (voir mon précédant message).

Comme pour Ayutthaya, plus que par des mots, des photos. Les ruines sont du 13ème voire 14ème siècle.



Le principal temple : Wat Mahathat





C'est de l'or










Le club des 5


Wat Si Sawai à l'origine un temple hindouiste




J'ai pas trouvé le nom de cette belle île





Wat Traphang Ngoen



Wat Sa Si






Ya pas que les temples qui sont beaux


Wat Sorasak

Même les statues déposées ont été décapitées. J'ai pas compris le sens.






Wat Phra Phai Luang


Je me suis demandé pourquoi ils ont utilisé des briques et non pas des pierres pour pour construire. C'est sûrement une raison pour l'état des bâtiments







Typiquement style Khmer




Nous avons trouvé au milieu d'un chemin un temple où un moine a voulu absolument nous faire voir cette statue qui dans le passé avec des yeux en diamants. De nos jours plus, mais l'endroit est resté


Valentina qui a droit à une sorte de bénédiction. Comme prévu, nous avons constaté que le moine ne l'a pas touché (ils ne peuvent pas toucher les femmes).


Parking improvisé


Puis en sortant de la ville, nous avons vu une série de temples, pour la plupart très détruits. Pour ce qui est de tondre le gazon, rien de plus pratique que quelques vaches.




Alors c'est un des anciens rois, mais lequel ? Rama V il me semble






Et de retour en ville, des paysans dans les rizières. J'ai eu réponse à ma question. On plante comme par le passé et comme sur Bali


A nouveau un peu de nature


Juste à côté du site historique, la sortie des classes. Papa ou maman attend sur le motorbike


Wat je sais plus



Le temple a été reconstruit en 2005 de notre ère



Le temple est construit sur une île

Après une belle journée, où nous aurons sué comme jamais, nous sommes retournés plutôt harassés sur la New Sukhothai.

Ici, et c'est pas la première fois, on utilise des noms en français pour les restaurants. J'imagine en hommage au pays de la bonne bouffe!



Et le marché local




Mercredi matin, nous nous sommes tous retrouvés pour partir sur le terminal de bus. Depuis Sukhothai nous en avons pris un direction Chiang Mai, à 5h30 de voyage vers le nord.

Chiang Mai, c'est LA ville du nord, LA ville culturelle, LA ville des massages, LA ville des temples, LA ville pour la méditation. Tout un programme, mais cela viendra sur le prochain message.

Ciao (je ne dialogue plus qu'en italien, donc le prochain post c'est dans cette langue ;-) )

Rodrigo

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Chiche pour un long post en italien?!
Ta Valentina, questionne là sur Bologne, une ville que j'ai découverte cet hiver et qui est incroyable! Un centre ville très historique mais aussi moderne grâce aux milliers d'étudiants qui composent cette ville. ET en plus, le rêve pour l'écolo que je suis, le centre historique est très piéton et là ou pas, la circulation et très très limitée...
A+

Sandrine