mardi 7 avril 2009

Vie backpackienne & news diverses

Me voilà de retour, j'écris depuis Airlie Beach (au Mac pour changer), la porte d'entrée des Whitsundays.

Les dernières haltes ne ressortent pas franchement du lot, je vous en fais un "résumé rodrigien" (oui j'invente des mots et c'est mon droit - ;-) ) , puis je passe à la vie trépidante du backpackers Ossie.

Depuis Hervey Bay, nous avons continué jusqu'à 1770, oui c'est le nom d'une ville. En fait, l'endroit où Cook a découvert en ? Vous ne devinez pas ? Vous ne voyez pas ? Mais si, je vois que votre petite ampoule s'allume et vous me dites ? 1770 ? Bravo!!! Gagné un abonnement à mon blog à vie!

C'est presque une question pour « qui veut gagner des millions ».

http://www.gladstoneholidays.info/places_to_visit/miriam-vale-shire/town-of-1770.cfm

De Town of 1770, nous n'avons... RIEN VU. Le bus s'arrête à Agnes Water, sur le bord de la route. Les shuttle bus viennent vous chercher et dans notre cas, nous avons fini à 5 kms de la ville. Ce qui nous faisait à 10kms de 1770!. Pour y aller, le backpacker organisait des tours d'une durée de 2h pour 12 AUD par personne! On a pensé au stop, mais en fait, ici pas question.

Dans la cuisine de notre 1770 Southcross Backpackers Resort.... accroché au mur... il faut parfois vraiment le lire deux fois pour le croire.



Les 3 on a surtout pour finir bien connu le centre commercial de Agnes Water et sa plage, rien de plus. Jérôme a retenté le surf, mais a fini complètement râpé par la planche, le pauvre ;-)


Un mot du backpackers. Selon le site, un endroit de détente, de repos, blablabla. Un exemple de la déco... mais inutilisable...

Question tranquillité ? Quedal! Du rock à plein volume à 7h00 du MATIN!!!!!!!!!! Alors, entre la musique qui avait continué toute la nuit et le réveil matinal franchement agressif, j'ai commencé ma journée ronchon et de très mauvaise humeur. Ceux qui me connaissent, savent de quoi je parle ;-)

Notre dortoir portait le nom de France...

Le deuxième point qui nous a franchement tous énervé, c'est de découvrir que pour laisser nos affaires dans le backpackers jusqu'à l'arrivée de notre bus, nous devions payer 10 AUD par personne. D'après le petit fascicule de l'hostel, nous pouvions utiliser toutes les « facilities », du genre la piscine, la tv, avoir du café gratuit (j'en ai sur moi et comme la plupart) et utiliser le shuttle bus. Nous avons calculé que cela nous en revenait à 10 AUD par personne, juste pour laisser nos sacs pour la journée alors que nous allions la passer en ville, lunch y compris.

Vu que le « manager » ne voulait rien savoir (un gros vieux dégueulasse seulement là pour surveiller ses backpackers employés à l'heure), nous avons prit le shuttle de 10h quittant l'hostel assez en rogne, car trop orienté « money, money ».

A peine débarqués à Agnes Water, le chauffeur du shuttle bus du Greyhound qui venait d'arriver, nous propose de prendre nos sacs à dos pour la journée jusqu'à notre départ à 19h50. Pas besoin de le répéter, allez on lance les sacs dans la remorque.

Pour ma part, je suis passé au supermarché et avec ma « swiss-attitude » genre Federer sur la TSR, j'ai pu remettre mon Cool Bag, et qui a passé la journée dans un des frigos au milieu de la viande, du beurre et du fromage (dans le réserve je m'entends) du magasin.

Résultat ? 10 AUD économisés et un shuttle bus en moins à prendre le soir!

Ici en Australie, il y a aussi des cons (très cons), mais en général, on va dire du 9,5 / 10, les gens sont adorables, toujours prêt à vous aider, à vous renseigner etc... parfois même sans qu'on le demande.

Une photo rien à voir, mais le mélange est absolument INFECTE

Le soir, nous avons pris le shuttle à Agnes Water (admirez le terminal de bus)

jusqu'à « l'arrêt » du Greyhound. En fait, un stop en pleine cambrousse, avec comme seule lumière celle des minibus.



Nous avons repris le Greyhound jusqu'à Rockhampton. La ville se situe « juste » sur le tropique du Capricorne, mais sa particularité c'est d'être la capitale du boeuf.


Donc, ici de la viande partout, des statues de bœufs aux rond-points, des camions remplis de bœufs allant à l'abattoir qui traversent la ville, en somme une ambiance assez Farwest américain.



Rockhampton c'est surtout des rues vides...

Et encore vides, un lundi après-midi à 15h00


On passe son temps comme on peut.



Les gens..mmmh disons un peu plus « brutaux » ou plus « bourrus » qu'à l'accoutumée. D'après le guide, c'est le lieu pour découvrir l'Australie avec des authentiques australiens.

On a surtout eu l'occasion de voir nos premiers aborigènes, mais comme nous le savions déjà, ils sont laissés pour compte. Résultat: ceux que nous avons vu étaient tous alcooliques, vivant dans la rue et souvent obèses. Je savais que je devais m'attendre à cela, car derrière l'image «notre héritage aborigène », il y a franchement beaucoup, mais encore beaucoup d'hypocrisie en Australie (un peu comme aux USA, au Canada, au Chili et presque comme tous les pays qui ont encore des minorités indigènes...).

Il y a quelques années, il y avait eu des menaces de boycott avant les olympiades en 2000. Quelques infos glanées sur la question aborigène : http://tecfa.unige.ch/tecfa/teaching/UVLibre/0001/bin40/actualite.htm

Et sinon, j'ai fait du shopping! Oui!! Bon pas grand chose, j'ai enfin réussi à trouver des ¾ (Vincent et Jérôme disent « pantacourts » et se foutent de ma gueule à chaque fois de moi). Les ¾ (Constansa ? 7/9) n'existent ici en fait quasiment pas. Par contre, je ne suis pas encore prêt d'acheter des shorts à la mode américaine (au-dessus du genou et que personnellement je trouve totalement out – du genre pour papis, mais c'est mon avis et il vaut ce qu'il vaut).


Bref, le reste de la soirée consista à attendre le bus de 21h jusqu'à minuit à l'intérieur du Mac et après jusqu'à 2h sur la terrasse du même Mac. On a eu un peu de la chance, car au bout du 3ème café commandé, nous l'avons simplement eu gratuit ;-) On va dire le charme latin a encore fait des siennes et que les australiennes semblent ne pas résister à notre accent si "charmant".

Depuis le Canada, je n'avais plus eu la "chance" de voyager de nuit. Bon, cela aurait pu être pire. Sauf peut-être lorsque le dvd d'"Octobre Rouge" a commencé à ???? 7h00 du matin et à plein volume!! Complètement malade ici parfois.

Et la vie du backpackers? Certains ne m'imaginaient tout simplement pas capable de partir avec le strict minimum des mois durant. Alors, après 3 mois, cela va toujours encore très bien. Je ne me lasse pas de voyager, même si parfois on apprécie de se poser quelques jours. Je me suis habitué à vivre avec des habits pour une semaine, de les laver dans des machines qui ne lavent pas, donc qui mouillent, qui rincent, mais qui ne feront jamais partir la tâche d'huile ou la sauce tomate, voire simplement de la terre. Mais avec le temps, on s'en fout royalement!

Sinon, j'avais déjà montré une photo de mes affaires en NZ. Depuis lors, pas grand changement à part que mes sacs prennent du poids à force de rajouter de la paperasse, quelques fringues, etc...

Sinon qu'avons nous besoin ?

D'un Cool Bag avec l'essentiel pour se nourrir et surtout assaisonner (ici c'est une bouffe méga fade en général)


Du passeport, d'une carte de crédit, du ticket Greyhound, de la carte YHA, d'un portable et de nos jours quasi essentiel, un PC.


Nourriture : manger quotidiennement la même chose


Cuisiner avec les moyens du bord, sur des cuisinière qui ne chauffent pas.

Vous ne remarquez pas quelque chose de bizarre sur cette photo ?


Il faut parfois même se passer d'assiettes, lorsqu'il n'y en a plus

Savoir couper le beurre.. avec ma carte d'assurance Sanitas ahahahah, sur une table improvisée à Agnes Water


Là où il faut apprendre à être flexible, c'est lorsque le grille pain ne veut pas rendre le pain


Il faut bien mémoriser son sac...


Ne pas avoir peur de la promiscuité


Sinon question hygiène.... même la douche peut s'avérer une aventure...

Chercher son sac dans la "consigne".


On en apprend beaucoup sur nos capacités d'adaptation, mais aussi sur les autres. Qui "oublie " de faire sa vaisselle, qui est plutôt sale (voire très sale), qui est plutôt méticuleux, qui oublie la douche quotidienne (cela peut parfois fouetter au passage de certains), qui lave ses habits une fois par mois (vous savez ce que veut dire un sac qui pue les pieds, dans son ensemble, dans une chambre de 15 m2??????), qui lave la vaisselle avec les doigts, à l'eau froide et sans produit vaisselle (oui je l'ai vu), etc....

Voilà, vous avez pour finir l'image que cela donne, 3 backpackers au Mc, à l'attente du bus et votre serviteur en train de tapoter comme un forcené pour mettre le blog à jour.


Question parcourt, on m'a demandé pourquoi seulement la côte.
Et bien, on a pas vraiment le choix entre Sydney et Cairns. Il y a quelques endroits comme Bellingen, Nimbin ou Baralaba, mais avec le Greyhound ce n'est pas possible. La compagnie propose des pass, au temps, à un parcourt donné ou au kms, valables de 45 jours à 1 an. Dans mon cas, j'ai pris le pass Sydney-Cairns valable 45 jours et couvrant 3420 kms.
La "seule" route c'est la Highway qui longe la côte. Si nous devions nous rendre dans l'intérieur, la seule solution serait la voiture, voire un shuttle dans certains cas.
Nous allons nous rendre dans l'outback, mais ce n'est pas pour tout de suite... Cela viendra patience ;-)

Et du temps..là je dois le noter.. il tombe des trombes depuis plusieurs jours, une sorte de tempête tropicale reste bloquée sur la côte. C'est pluie sur pluie sur pluie.. un déluge 20 fois par jour, des rues inondées, des trains bloqués, des vagues de 9 mètres en mer.. Tout va bien.. Réchauffement climatique ? Cela se peut bien ou alors el Niño.

Bye.

4 commentaires:

Anonyme a dit…

Waow! Merci pour ce petit aperçu de tes conditions de vie quotidienne là-bas à l'autre bout du monde mon cher. Là je me dis que je ne tiendrais pas 2 semaines ainsi. Quoique... Comme tu l'as souligné, on se surprend soit-même parfois!
De la lointaine Suisse, je te souhaite de belles fêtes de Pâques! Ont-ils aussi les lapins en chocolat là-bas?

Sandrine

Iarwy a dit…

Comme j'ai ri en lisant ton article ! C'est TELLEMENT ca...J'ai adore les explications en photos :)Et je confirme, la prochaine fois, je pars avec un portable, ca facilitera enormement les choses...

Take care Rodrigo !

PS: J'ai enfin mis a jour mon blog aussi, y a quelques nouveaux articles...

Nath a dit…

MOUAHAHAHAHA!!! Merci pour le fou rire à la lecture des questions de touristes! Y a pas à dire, on trouve toujours plus con que soi.

Sinon en regardant les photos de ta vie de backpacker, ça m'a fait revenir pas mal de souvenirs...et l'envie de recommencer un peu même si, comme je l'ai déjà écrit, je suis à l'aise avec le couchsurfing au Mexique.

Sinon je viens de quitter l'appart de mon coloc, avec qui je me suis disputée... Plus envie de passer une seule nuit sous le même toit que lui...je te raconterai. En tout cas j'ai dû abandonner des fringues, des livres, des magazines... En quelques petits mois de sédentarité, et alors que je m'étais promis de ne pas trop acheter, ben j'ai quand même accumulé pas mal de trucs... On arrête de bouger un moment et toutes nos habitudes reviennent au galop. Je n'ai quand même pas pu me résoudre à balancer deux toiles que j'ai peintes, une lampe métal en forme d'étoile, un manteau d'hiver, des bottes qui m'ont coûté la peau des fesses... avec mon énooooorme sac auquel sont accrochés divers sacs et mes baskets, sans parler de la guitare, je te raconte pas comment les gens me regardent alors que je suis assise en plein jardin public, attendant le coup de fil de l'amie qui va m'héberger pour ce soir. Je redeviens la bête touriste lambda...et j'aime moyen. L'esprit de l'aventure et du nomadisme revient, mais cela implique que je me démarque encore plus de la foule des Mexicains...

Bref, en tout cas un super message, merci!

Lutinvengeur a dit…

Laurent et Nath : Pour vous cela doit sonner comme une musique connue, même si ce n'est pas toujours aussi terrible ;-) on va dire que il arrive que l'endroit n'ait de backpacker que le nom.
Sinon, question couchsurfing, j'aimerais bien mais à 3 difficile, en plus 3 mecs. J'ai fait une demande sur cairns, on verra comment cela se passe. Sinon, par la suite si je suis seul ce sera plus facile.

Sandrine : mais non, tu verrais, on s'habitue très vite et le côté nomade a quelque chose d'excitant. Tu sais changer d'home presque chaque jour, c'est pas si mal. On s'attache moins, mais on s'ouvre l'esprit. En tout cas, depuis mon départ, je continue d'apprécier ce rythme de vie. Si seulement j'avais quelques milliers de francs en plus, on me reverrait pas de si tôt en suisse ;-)