samedi 18 juillet 2009

Passage par un petit paradis terrestre

Coucou! me revoilà après bien des jours de silence. Oui, pour ceux qui cliquent chaque jour sur ma page, cela a dû être frustrant. Mais bon, là où j'étais le natel marchait une fois tous les 4 et l'internet encore pire, j'ai donc passé quelques jours un peu coupé du monde.

Mais rembobinons tout pour vous raconter la semaine.

Samedi soir (il a juste une semaine), donc arrivée sur Koh Samui. Comme je me trouvais sur la côte est, je me suis dit, le temps va être plus sûrement au beau fixe. Et bien, je crois que les nuages doivent me poursuivre! Dimanche, lorsque je m'apprêtais à sortir pour aller voir la fameuse plage de Chaweng, à nouveau un petit déluge de 3 heures à peine. Et moi qui m'étais levé tôt pour profiter de la journée!

Pour finir, en début d'après-midi j'ai réussi à embarquer dans un sawngthaew (ce bus local avec des bancs face à face) et direction Chaweng beach. Tous les villages se ressemblent sur l'île et en fait il n'y a pas de véritable séparation entre-eux. Je me suis fait "débarquer" dans une rue avec des deux côtés une muraille d'immeubles. Pour trouver la plage, j'ai dû demander et on m'a indiqué une direction derrière le mur de resorts qui longent la plage! Au bout d'un km, j'ai enfin pu y arriver et c'est là que j'ai pu la voir. C'est vrai qu'elle a de la gueule, même sous la pluie !



Sinon, j'ai remarqué que pas un centimètre du bord de mer n'a été laissé libre par les constructeurs et pour revenir sur la route principale, je n'ai pas eu trop le choix que de couper à travers un resort en faisant comme si de rien n'était.

Revenu sur la route, et bien j'ai surtout remarqué la présence de trois Mac Do, deux Burger King, un KFC et un Subway sur les 4 ou 5 kms de longueur! Et sinon, des centaines de vendeurs de copies de dvds, des salons de massage, des restaurants "européens" et autres. En somme, rien de très exotique et très intéressant à voir.



Alors à nouveau du câblage. Je me suis demandé et en cas de coupure de courant ? On fait comment pour retrouver le bon ? J'ai en parti eu réponse quelque instants plus tard, lorsqu'un coup de vent a réussi à arracher un câble qui s'est mis à grésiller tout en se balançant juste au dessus des voitures et motobikes... Rassurant!



De retour sur Mae Nam, j'ai croisé deux anglais qui revenaient des îles du nord. C'est là que je me suis décidé, non pas pour Koh Phah Ngam, surtout connue pour ses soirées Fullmoon - qui était de toute manière passée - mais pour une autre petite île, Koh Tao!

Pour m'y rendre, rien de plus facile. Une compagnie vend un billet qui permet de faire une halte sur chaque île et de continuer ainsi vers le nord.
Lundi matin, on vient donc me chercher pour m'amener au débarcadère. La compagnie dispose de catamarans speed-boad et on peut rejoindre Koh Tao en 1h30.

En partant de Koh Samui


En montant sur le bateau, je me suis dit, "allons sur le pont supérieur, il ne fait pas si mauvais et ce sera toujours mieux que la clim"
C'est peu après le passage de Koh Pha Ngam (20 minutes depuis Koh Samui) que je me suis souvenu de la traversée effectuée par Laurent en Nouvelle Calédonie pour aller sur l'île des Pins...

Entre Koh Samui et Koh Pha Ngam, le bateau a un peu bougé et quelques vagues sont venues arroser les passagers installés à l'avant. C'est après Koh Pha Ngam que cela s'est gâté.
Non seulement des vagues venaient nous arroser par les deux côtés (j'étais juste au bon endroit pour les éviter), mais le bateau tanguait beaucoup, faisait des sauts en permanence et pour en rajouter une couche la pluie s'est mise à tomber (j'ai dû presque me coucher sur mon petit sac à dos rempli d'électronique).
Résultat ? Normalement je ne souffre pas du mal de mer. Pour la première fois, j'ai dû me mettre à regarder au loin sur l'horizon, respirer tranquillement par le ventre et désirer que le bateau arrive bientôt sur Koh Tao. D'autres passagers auront eu moins de chance. Surtout une française qui était littéralement VERTE. La pauvre, maintenant en y repensant, cela me fait rire, mais sur le moment en la regardant j'ai eu pitié. Elle a dû passer la moitié du voyage la tête par dessus le bastingage. D'autres passagers ont fait de même, mais personne ne faisait de commentaires. Je crois qu'au fond, nous étions tous plus ou moins pareil. C'est presque avec un cri de soulagement général que nous avons senti le bateau ralentir à l'arrivée au débarcadère sur Koh Tao.
J'ai recroisé la française peu après et elle m'a avoué avoir vécu la pire journée de sa vie, je veux bien la croire, ahahah!

Débarqué trempe, recouvert de sel, l'estomac à moitié en compote, je me suis fait comme d'habitude agresser par des chauffeurs de taxi ou des gens proposant des chambres.
A la base, je pensais me rendre au village Sairee situé à l'ouest et depuis là, voir pour visiter l'ile, mais je savais déjà que j'allais débarquer dans quelque chose qui devrait ressembler à Chaweng en plus petit. Au milieu de toutes les propositions, une femme me montre des photos de bungalows situés sur la côte est. Ce côté de l'île se prête mieux à la plongée et le snorkeling. Après quelques palabres, elle me propose le "View Rock Resort". Resort vous allez me dire ! Tu ne te prives pas ! Non attention! Il a Resort du genre le Meridien ou Marriott et il y a le Resort version backpackers!
En acceptant de m'y rendre, je me suis demandé un instant dans quoi j'avais bien pu m'embarquer. Malgré les photos, aurais-je un bungalow pourri, des chiottes foutues, une mer dégueulasse et une nourriture à peine passable le tout en me faisant plumer? J'ai eu tout faux de A jusqu'à Z.
Dans un 4X4 (les routes, si on peut appeler cela des routes, ne sont pas toujours goudronnées et sont totalement défoncées), j'ai traversé l'île, qui n'est pas grande en fait. 20 km2 tout au plus. Entre le débarcadère et mon resort, 5 kms.


Depuis Mae Haad prenez vers le nord, longez Sairee puis prenez vers l'est jusqu'à Ao Hin Wong. C'est là!


Arrivé sur place, un porteur me prend mon sac (c'est un resort je vous rappelle) et me fait dévaler la pente jusqu'à mon bungalow. Là, la surprise. Une vue maaaaaaaaaaaagnigfique!!!! J'en suis tombé amoureux au premier coup d'oeil. Pour ce qui est de ma chambre, la meilleure jusqu'à présent avec surtout une fenêtre avec vue sur la baie. Une petite terrasse agréable face aux collines et aux rochers. Wouaw!!!


Mon bungalow


Je suis vite descendu par le labyrinthe d'escaliers jusqu'au restaurant situé lui presque au niveau de la mer. A la réception on m'a reçu avec le sourire, mais à la différence d'autres hôtels où on vous propose au passage 20 activités différentes, ici rien. On vous laisse à votre quiétude.


Monter et descendre les escaliers jusqu'à la mer et bien ce fut mon treck quotidien.


Alors pas de jalousie. L'endroit est facilement accessible et surtout pour tous les budgets



Je devais y rester 2 nuits, pour finir 4. Trouver un endroit pareil, loin de tout c'est pas tous les jours.
Depuis le ponton, il suffit de sauter avec masque et palmes pour se retrouver entouré de millions de poissons. En fait, toute la baie se prête admirablement bien au snorkeling et c'est la raison pour laquelle, tous les tours font un stop d'une heure ou deux. C'est là que j'étais bien content de ne pas devoir les suivre. Pour ma part, je pouvais à n'importe quel moment sauter dans l'eau et nager le long des rochers pour admirer coraux et poissons. Questions couleurs, ces derniers font fort! C'est souvent à la limite du fluorescent.

J'ai bien aimé le concept pour rendre visite aux voisins. On prend masque et palmes et on saute dans l'eau puis on nage 100 mètres jusqu'au prochain ponton :-)



Des poissons encore et encore






Sinon, sur place j'ai fait la connaissance de Tom,


un australien en voyage comme moi en Asie (que je pourrais nommer Mister Yeaaaaaa - il devait le dire 1000 fois par jour).
Avec lui, le mercredi nous avons loué un canoë kayak pour nous rendre dans d'autres baies situées au sud. J'ai réalisé que ce sport n'est pas pour moi et que me retrouver en mer remué par les vagues non plus. J'aime beaucoup l'eau, mais je dois l'avouer que nager ou me retrouver dans des eaux où je ne vois pas le fond, ne me laisse jamais tranquille.

Sur une petite crique plus au sud



Alors, en dehors des petites criques, avec Tom à l'arrière et moi à l'avant, j'ai pagayé comme j'ai pu tout en essayant de garder le cap (difficile avec le vent) et surtout en essayant de me rassurer en me disant, "il ne peut rien arriver, en plus avec un gilet de sauvetage et dans ces eaux il n'y a pas (du moins j'espère) de gros requins dévoreurs d'humains ou de méduses tueuses" (après l'Australie, l'océan m'est devenu moins attirant...). On ne rigole pas !!!

Sinon ouais, l'eau ici claire, de très beaux coraux (sauf dans une petite baie où je pense que la pollution des bungalows les a tués) et sinon des poissons en telle quantité qu'on ne sait plus où regarder.

Jeudi, nous avons fait une autre activité sportive. Après le lunch, nous avons pris nos palmes et tuba et nous avons "simplement" traversé la baie qui doit faire dans les 400 à 500 mètres de diamètre. Alors là, de nouveau, faut nager pendant un petit moment dans une eau où on ne devine pas le fond de sable. Tom nageait tranquillement, moi je voulais surtout arriver le plus rapidement possible de l'autre côté là où le fond n'est qu'à 10 ou 20 mètres.
Après cette petite traversée, quel plaisir de pouvoir regarder les poissons et les coraux. Nous étions les seuls!

Là bas, au fond après le bateau situé au milieu


J'ai regretté de ne pas pouvoir plonger suffisamment longtemps tout retenant ma respiration pour m'approcher du fond.

Le jour d'avant, je suis resté impressionné en voyant deux mecs, plonger à 8 mètres au moins et rester plus d'une minute sous l'eau! Moi, si je tiens 30 secondes à 4 mètres c'est déjà bien. Je me suis rendu compte que je devais tenter de régler ma respiration tout en égalisant la pression. Avec un peu de pratique, on arrive à améliorer son score assez rapidement. Après bien sûr, pas question de clopes si on veut arriver à tenir au moins une minute. Dommage d'avoir quitté la mer, je vais devoir aller m'exercer en piscine ;-)

Après presque 2 heures de snorkeling, nous longions la côte pour retourner à notre resort, et que se met-il à tomber ? La pluie ! Ok, la pluie toute seule ce n'est pas grave, mais lorsque le tonnerre gronde, on se met à nager le plus vite possible. On a même dû aller nous abriter dans un resort situé dans une petite-crique avant de pouvoir, entre deux averses, retourner vers le notre. Je crois que je n'ai jamais nagé aussi vite, un peu comme avec la mort aux trousses. Être dans l'eau et entendre le tonnerre voire deviner des éclairs, et bien cela vous donne des "ailes"!

Sinon, rester sur Koh Tao, depuis l'Australie à Bellingen, fut une nouvelle version du paradis comme je me l'imagine (oui je sais, il reste les Maldives, les Caraïbes et la Polynésie).
Mais, il ne faut pas toujours disposer d'une maaaaaagnifique plage au sable blanc, d'un cocktail à la main et des danseuses tahitiennes tout autour pour avoir ce sentiment de plénitude.

Oui c'est moi


Cherchez les marches


Avec un grand regret, un peu comme lorsqu'on rentre de vacances, j'ai fait mon sac et avec Tom, direction le pier. Nous avons pris les deux le catamaran (cette fois-ci je suis resté dans la salle à air-con) pour Chumporn sur le continent.

Dernière vue sur la baie


En traversant le village. Si vous donnez vos habits à laver, attendez vous à qu'ils soient montrés à tous !

Le roi - encore



Notre catamaran

Petite vue sur Mae Haad


Les touristes à l'attente. La compagnie Lomprayah est super bien organisée avec toute une équipe d'employés efficaces et un système de réservation etc.. franchement bien.


Tom a pris un train direction Penang en Malaisie et moi un bus jusqu'à Hua Hin où je me trouve depuis hier soir.

Arrivée à Chumporn sous la pluie...



Hua Hin est située à 250 kms au sud de Bangkok. C'est une petite ville très touristique, pour les thaïs également. Cette ville et région est aussi la destination de vacances de la famille royale, alors le roi est PARTOUT.

Sinon, depuis Phuket je n'avais plus à voir cela. Des vieux européens tenant par la main de jeunes thaïes. Ce qui est presque choquant, c'est de passer devant un bar et d'entendre des cris, oui des cris, de jeunes filles vous proposant de venir boire un verre. ARGHGHGH... bon bref, on ne peut rien y faire. De toute manière, je ne reste qu'une nuit avant d'aller sur la Cité des Anges :-)


PS : j'ai un numéro en Thaïlande 0066 84 84 54 938

Tschüss

3 commentaires:

Iarwy a dit…

Quel plaisir de te lire !

Effectivement le passage "ferry" m'a fait replonger dans des souvenirs pas si agréables, j'avais vraiment passé un sale moment, je me rappelle tellement de ce que tu décris (respiration profonde et regard au loin, haha), content de voir que tu y as bien survécu !!

Et ton ressort m'a redonné le sourire pour la journée, ça devait être magique ! CA C'EST LA VIE !! T'as bien raison de profiter, je donnerais beaucoup pour pouvoir te rejoindre, là, maintenant, tout de suite !

Take care !

Nath a dit…

Aaaah,j'ai enfin fini de te lire!! Tu as beau dire que tu restes coupé de la civilisation et ne peux pas écrire aussi souvent que tu le voudrais, c'est encore trop pour moi: 17 jours à Cuba, où internet en est à l'âge de pierre, et j'avais complètement perdu le fil!

Hilarant, ton récit de la traversée en bateau! Et il donne bien envie, ton resort. J'étais aussi passée par Koh Tao, lors d'un camp de vacances en 2002, et c'est vrai que c'est très beau, mais personnellement je me souviens surtout le la diarrhée que j'avais chopée... :S

Lutinvengeur a dit…

Laurent : l'expérience une fois, pas deux je peux te l'assurer.

Nath : j'ai pas toujours internet, mais avoir le pc à disposition me permet de préparer les textes en attendant de pouvoir me connecter correctement ;-)

A+