jeudi 30 juillet 2009

Bangkok - Ayutthaya- Khao Yai - Kanchanaburi

Ouf, le titre annonce déjà la couleur! Alors installez vous bien, de quoi boire et surtout chauffez votre souris pour cliquer sur les multiples photos (et j'ai dû en éliminer des quantités).

Bangkok...aaaargrrgrgh Bangkok, j'ai failli ne jamais quitter cette ville envoutante. Malgré ses petits problèmes de trafic, quel plaisir d'y séjourner et surtout de prendre le temps. J'ai pour finir zapé le Grand Palais, me disant que j'en aurai des quantités à visiter, mais je suis allé au plus grand marché ouvert au monde et qui a 200'000 visiteurs chaque week-end.

En chemin, la nouvelle ligne du Sky train en construction


Vous voulez un masque anti-grippe porcine ?


Sur ce marché, il est possible d'acheter de tout et rien, surtout des habits à des prix dérisoires et ceci dans d'interminables couloirs étroits avec des milliers d'échoppes. L'endroit est un peu claustro, mais toute personne aimant ce genre de shopping est au paradis.


Sinon, dans ma guesthouse j'ai fait la connaissance de 4 allemands (!), donc une fraîchement arrivée en Thaïlande et qui était totalement perdue pour ce qui est d'organiser son voyage. J'ai rigolé sur le moment, mais en même temps je me suis souvenu de mon arrivée à KL et d'avoir eu le même sentiment de n'avoir aucun repère et de ne pas savoir par où commencer.
Avec eux, j'ai même réussi à passer plus de 12 heures à partager nos diverses expériences en voyage et cela m'a aussi permis de rafraîchir mon allemand qui s'est un peu enrouillé. On est malgré tout sorti pour aller manger sur Kao San. Pour ceux qui veulent le savoir, c'est "la" rue pour touristes, une sorte de Patong en plus petit. La seule différence, on ne vous agresse pas pour des massages à chaque mètre.

Par contre, on vous propose de délicieux petits cafards en guise de dessert ou alors des sauterelles grillées ;-)


Dimanche, c'est le coeur un peu gros, qu'avec l'allemande, Marta, nous sommes montés dans un taxi, direction gare centrale pour aller sur :


Ayutthaya dans un train 3ème classe.


On a eu droit à des sièges un peu dur, mais des ventilos au plafond pour nous aérer (les asiatiques sont très imaginatifs!)


En sortant de Bangkok nous avons vu des bidonvilles collés aux voies


Des restos à l'air libre

Et au-dessus de nous ce qui a dû peut-être été un jour le projet d'une autoroute ou d'une ligne de train aérienne


Et pourquoi Ayutthaya ? Comme mentionné dans mon précédant post, elle fut une capitale pendant plus de 400 ans, jusqu'en 1767 lorsqu'elle tomba au mains des birmans et qui ne trouvèrent rien de mieux que de la raser. Normal vous direz.


L'île est située sur une île au confluent de trois rivières

Je m'attendais à une petite ville accolée au site archéologique, mais en fait, la ville a été reconstruite autour et entre les ruines. Comme Athènes ou Rome.

Pour visiter la ville, rien de mieux que de louer un vélo, qui semble sorti d'un film des années 50 et qui est prévu pour des tailles thaïes (!). La ville est pourvue de pistes cyclables et de quantité de chemins qui permettent de visiter tranquillement les multiples temples et palais.

A la différence de Bangkok qui cache son Grand Palais et temples derrière de hautes murailles, Ayutthaya dégage une réelle majesté.

Pour vous faire découvrir cette superbe ville, j'ai fait une "petite" sélection de mes visites. J'ai en fait dû les répartir sur deux jours. La première fois pour faire les sites qui sont sur l'île et une deuxième fois pour faire ceux autour de l'île. Armé de mon petit vélo sans vitesse je peux vous assurer que même si les distances sont petites, il faut compter bien 10 heures en tout pour arriver à en faire le tour presque complet.

Le Wat Rachaburana





Wat Mahathat





Wat Thammikkarat


Wat Phra Mongkhon Bophit

Le temple a été reconstruit dans les années 50 et le bouddha en bronze à l'intérieur est rrecouvert d'or. La reine a remis un montant de 70000 baths en cadeau pour l'or.





Wat Phra Si Sanphet

Ces sortes de cloches, des chedi contiennent soit des restes du Bouddha soit les cendres d'un roi. Sur ce site, vous avez trois Chedis contenant les cendres de 3 rois d'Ayutthaya. Les Chedis avaient été abimés, mais Rama I et ses suivants les ont fait restaurer




Des éléphants pour ceux qui veulent faire un tour en ville avec


Wat Phra Ram



Wat Suwandawas




Pour la deuxième partie, lundi après-midi j'ai tout d'abord réussi à convaincre Marta de louer un vélo et lui assurer qu'elle ne risquait rien, vu que des pistes cyclables lui permettraient de rouler en toute sécurité. Nous nous sommes quittés à un carrefour au milieu des voitures qui bien gentiment attendaient que nous traversions, elle pour faire mes visites de la veille, moi pour aller voir ces temples « off » de l'île. J'ai dû traverser toute l'île par des chemins qui m'ont fait voir où vivent les thaïs. Toujours très agréable.

Wat Samonthon en chemin


Puis après avoir traversé un pont (qui sur ma carte n'était pas indiqué), direction

Wat Chai Wattanaram

(au fait Wat veut dire temple). Celui-ci bien qu'en ruines garde de sa grandeur. Les bouddhas sont décapités pour la plupart...









Mais certains ont vu une nouvelle tête en ciment pousser. Même si ce n'est pas du meilleur goût, au moins on peut avoir une meilleure idée de l'aspect de l'ensemble.


Puis sur mon super vélo, direction le Wat Phutthaisawan caché au fond d'un chemin. En arrivant, je vois un temple en construction et des bâtiments neufs, c'est en fait en traversant toute la partie reconstruite, qu'on arrive aux « ruines », elles aussi en partie retapées, mais pas suffisamment pour dénaturer l'endroit.







Ici, j'ai pu voir ce bouddha couché.




Puis toujours selon mon plan, pas à l'échelle et très incomplet, j'ai eu la surprise de traverser un quartier musulman, avec plusieurs mosquées, et surtout à nouveau des femmes voilées, un peu comme en Malaisie.

J'ai même pu voir des rizières, mais à la différence de celles de Bali, celles-ci ont l'air d'avoir été plantées avec des machines. Ici, j'ai vu une masse compacte et pas des lignes bien espacées comme sur l'île. J'ignore la technique pour planter le riz en Thaïlande en fait.


Continuant mon chemin, j'arrive sur les ruines du village portugais, également détruit à la prise de la ville. Les portugais ont été parmi les premiers à s'installer, donnant leur appui au royaume lors des guerres contre les birmans et faisant du commerce. De ce village, qui comptait malgré tout 3000 habitants, il ne reste que ceci et une église nouvellement construite.



Après, il me fallait traverser la rivière, mais comment comprendre le mot ferry, si dans cette partie de la ville, tout n'est écrit qu'en thaï... Avec des gestes de la main et montrant le symbole du ferry sur ma carte, j'arrive à trouver au fond d'un chemin, où les thaïs m'ont tous regardé avec le sourire et un peu même par des rires (mais que peut donc bien faire un blanc par ici?), un débarcadère où miracle, les petits bateaux utilisés pour traverser ont une partie prévue pour les deux roues. Avec un flic à ma droite et une thaïe presque en mini-jupe à ma gauche , hop on monte et on traverse en 1 minute!


Arrivé sur l'île, je devais en ressortir par un pont pour aller voir le numéro 50 de ma liste de temples, situé en dehors et à quelques trois kms de distance. En arrivant vers le pont, je découvre une circulation digne de Bangkok avec des voitures qui foncent et qui bien sûr ignorent la présence du passage piétons, seule possibilité pour moi pour prendre ma voie vers le pont. Au passage, et bien, ici la royauté est encore plus présente avec cette avenue où le couple royal vous domine.


Pour traverser, merci le vélo.. J'ai même dû poser pied à terre pour arriver à le grimper! De l'autre côté, oups mais où aller ? Mon plan ne correspondait avec les routes devant moi, mais oh miracle, au loin j'ai pu voir la pointe du chedi que je devais atteindre. En longeant la voie de chemin de fer, au moment d'arriver aux barrières; des trains. Mais même si les barrières étaient baissées les scooter passaient. Mais à quoi donc peut bien servir une barrière devant des voies justement quant un train ou des trains arrivent ? On se le demande.


De ce côté de la ville, c'est surtout la circulation qui m'a impressionné. Je ne m'attendais pas à cela après avoir fait des kms de ville tellement tranquille, qu'on aurait dit un petit village.

Les bus locaux :-) trop cool


Pour me finir, après une courte averse (en comparaison de celles que j'ai déjà vécues) me voilà devant ce chedi.


En prime peu après un arc-en-ciel, qui se voit malheureusement pas très bien sur cette photo.


Cette fois, étonnamment, je n'ai pas vu de caisse et en vélo j'ai pu faire le tour de l'ensemble.Certains bâtiments sont reconstruits à neuf, certains à moitié et les bouddhas qui entourent le chedi ont tous à nouveau une nouvelle tête en ciment ;-)





C'est de l'or oui


Même certains chedis ont été reconstruits, d'autres pas. Heureusement, cela permet de vraiment constater l'état des destruction tout en comparant avec la taille réelle qu'ils devraient avoir.


De retour, mon dernier chedi qui sert à présent de giratoire !


Je suis gentiment revenu après plus de 4 heures à vélo et je ne sais pas combien de dizaines de kms à mon hostel où Marta attendait déjà.

Avec elle, nous avions fixé au lendemain une excursion dans un parc naturel situé à environ 100 kms et qui est connu pour ses chutes d'eau (dont une utilisée pour le film « La Plage ») et sinon pour sa forêt tropicale inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco.

Pour y aller, il fallait déjà se lever à 6h (d'habitude j'émerge vers 10h...) pour prendre un bus. On avait hésité avec le train, mais normalement les bus sont plus rapides. Là, on s'est un peu planté, car en fait il nous a fallu prendre un premier bus local, puis lâchés au bord d'une highway prendre un autre bus (où on a gelé avec l'A/C) jusqu'à Pak Chong. De là, il fallait encore trouver le bus avec des bancs pour nous rendre à l'entrée du parc. On nous a bien sûr proposé des tours, mais pour nous le but était de visiter ce parc par nos propres moyens et éviter de se faire trimbaler de gauche à droite pour un prix souvent trop élevé. On a réussi à embarquer dans le bus local qui nous a lâché devant l'entrée. En tout, 4 heures pour y arriver !

Par contre, là où on avait pas vraiment calculé, c'est que pour se rendre à l'intérieur du parc et atteindre la chute d'eau, il fallait encore parcourir 30 kms de montagne ! Heureusement que la femme qui tenait la caisse nous a organisé un transport avec des thaïs à l'arrière d'un pick-up!


C'est ainsi qu'avec cette famille (les deux filles passaient leur temps au téléphone et à se poudrer le nez) nous avons pu visiter le parc, mais par contre nous n'avons pas pu faire de marche. En fait, il en existe plusieurs, mais certaines sont déconseillées sans guide et pour les autres, notre chauffeur improvisé et sa famille n'étaient pas habillés pour. On a quant même pu admirer cette forêt, très verte, mais aussi très touffue.



On aurait eu presque froid ;-)

Nos amis les singes de la partie



Au fond du chemin, voilà la chute


Cela a du ressemblant avec la rainforest de l'Australie


et des thaïs qui se baignaient malgré le panneau l'interdisant ;-)


Joli non ?


On a pu goûter à ce fruit "Dragon machin chose" mais très bon


On a réussi à demander (avec des signes du genre moi qui imite un volant) au père de famille s'il pouvait nous ramener en ville. Pas de problème. A plus de 100 sur des routes où normalement des éléphants peuvent traverser, en moins d'une heure nous voilà à Pak Chong.

En voulant lui donner quelques sous pour le trajet, avec un grand sourire, mais avec des grands signes de la main, ce fut « non, non ». Un exemple de la gentillesse du peuple thaï :-) (Vanessa tu as de quoi en être fière)

Pour rentrer, on s'est décidé pour le train qui nous laissait sans transbordement directement à Ayutthaya.


Vous avez besoin d'un horaire ? Bonne chance ;-)


Pendant l'attente, nous avons vu toute une armada de gens venus avec des sacs remplis de nourriture, boissons et autres qui sont montés avec nous. C'est là que nous avons découvert que la pas moins de 20 qu'ils étaient, et bien étaient nos vendeurs dans le train!


Petit orage en route......


Dans le train, j'ai fait la connaissance de deux français venus d'Auvergne pour passer quelques semaines ici. Ils m'ont fait rire lorsqu'ils m'ont raconté avoir dormi dans le parc, mais dans une tente où ils ont eu froid et où le matelas et le sac de couchage étaient humides. Alors bonjour la nuit. Par contre, ils ont fait le treck de 5 heures et à première vue, un guide n'est pas absolument nécessaire. En parlant des destinations, j'ai été un peu surpris qu'ils ne connaissent pas l'existence d'Ankgor Wat (Cambodge). C'est pourtant un must à faire dans la région et qui peut être visité assez facilement depuis la Thaïlande si on dispose de 3-4 jours.

Je dois faire une petite parenthèse ici. En Australie, tous ceux que je rencontrais étaient là-bas pour plusieurs mois si ce n'est pour un an. Depuis que je suis en Asie, et surtout en Thaïlande, je croise des gens venus pour un mois ou deux. Ceux qui ont déjà effectué de longs voyages, le mien ne les surprend pas autrement. Là où j'ai parfois ressenti un ton étrange dans la voix, c'est lorsque j'ai fait la connaissance d'autres français (langue oblige) qui sont ici pour des vacances « normales ». On m'a souvent dit « ah ouais », « oh putain », « ah mais comment tu fais? », « ah mais en Suisse vous gagnez bien ».. Bref, j'ai presque eu le sentiment que je faisais quelque chose de faux en me permettant de voyager sur le long terme tout en ayant plus ou moins tous laissé en Suisse. Ce sentiment, je ne l'ai jamais ressenti avec d'autres backpackers, quelque soit la nationalité (en autre beaucoup de français), qui sont en voyage ou qui l'ont déjà fait. Est-ce si mal que de se prendre le temps ? Je me le demande. Bref, avec ces « touristes », les discussions ont été moins gratifiantes ou disons qui ont permis un échange limité d'expériences. J'ai surtout presque dû me justifier pour mon choix de rester quelque fois à un endroit plus longtemps que prévu. Ce n'est pas seulement à cause du temps à disposition, c'est aussi que parfois on a aussi besoin de souffler. Il est difficile de s'imaginer et dans ce cas là de le faire comprendre qu'être tout le temps en mouvement, organiser ses voyages, changer d'hôtel tous les deux jours, passer parfois des journées dans des bus, fatigue tout autant qu'une journée de travail. Si je ne disposais que d'un mois, c'est clair que je serais en permanence en train de bouger, mais sur le long terme on se doit de composer avec les deux. Je me souviens de notre arrivée sur Cairns. Nous bougions depuis 6 semaines. Et bien, sur Cairns rien de spécial, en dehors de la plongée, mais surtout un peu de far niente bienvenu.

Et en ce qui concerne Marta, c'est une fille sympa et qui a vécu une année en Australie. Par contre je n'ai pas eu les atomes crochus avec et j'ai eu l'impression qu'elle se mettait à dépendre de moi pour organiser le voyage. En même temps elle n'arrêtait pas de faire des commentaires sur des petits détails qui lui dérangeaient, et surtout toutes ses peurs, que ce soit avec la nourriture, l'eau ou alors les transports.
Je me suis demandé si même après son expérience australienne, elle avait vraiment connu ce que voulait dire d'être dans un pays où les règles sont différentes, où les gens sont très différents d'elle et où il faut improviser pour avancer. En Australie, tout est facile, que ce soit pour bouger dans le pays ou pour se nourrir comme chez nous, ou tout simplement en ce qui concerne certaines règles occidentales. J'espère que ce voyage lui apportera une vision différente de notre monde, tout en essayant d'oublier pour quelques temps les règles de la maison.
A tout cela, je ne savais pas comment lui dire que je voulais qu'on se sépare. La suite m'en aura donné la possibilité. Je sais, je suis méchant. Oui il le faut parfois.....

Bref, l'analyste à deux sous a parlé.

Pour ce qui est des soirées sur Ayutthaya, loin la folie de Bangkok. Ici, le soir venu, les diverses guesthouses concentrées sur une rue, organisaient toutes des concerts gratuits. J'ai beaucoup apprécié, même si après trois soirs, on entend pour finir les même chansons ;-)

Le dernier soir, mardi donc, fut très drôle. Le bar thaï à côté de mon guesthouse a organisé un anniversaire. J'ai adoré voir les thaïs faire la fête, tous chanter en même temps le tube du moment, en se levant et en dansant, je m'imagine peut être comme dans le clip. Au fait, à force de voyager en bus, on commence à les connaître, car la musique est omniprésente tout le long et parfois très fort!

Hier mercredi, Marta qui aurait dû partir à 8h30 débarque devant moi trois heures plus tard. Comme moi, un peu de la peine à s'arracher du lit ;-) Elle est partie vers le nord, direction Chiang Mai, moi vers l'ouest direction Kanchanaburi. Kancha quoi????? Oui, je sais le nom ne doit rien vous dire. Depuis Ayutthaya, avec deux bus différents (ceux avec des ventilos), j'y suis arrivé en 4 heures.


Depuis le terminal de bus, j'ai pris pour la première fois un pouss-pouss et c'est derrière un mec à vélo que je me suis fait déposer ici.

Ca c'est mon bungalow :-)


Et cela c'est la guesthouse.


Et pourquoi Kancha machin ? Et bien, très simple. J'avais vu le nom affiché à Ayutthaya, et en lisant dans mon Loleny Planet, je découvre qu'on y vient surtout pour ce pont.


Et sous ce pont coule une rivière du nom de Kwai.
Vous comprenez maintenant ?

C'est le fameux pont sur la rivière Kwai. Tristement célèbre pour les plus de 100'000 morts pour la construction d'une voie ferrée reliant la Thaïlande et la Birmanie.

La ville est répartie en deux. Une nouvelle et impersonnelle et une ancienne, au bord de la rivière. Les guesthouses sont toutes situées au bord de celle-ci.

Je pensais arriver dans une ville tranquille et sans trop de touristes, mais en fait non. Plus qu'Ayutthaya en fait (et pourtant l'ancienne capitale a de quoi attirer des millions de visiteurs). J'ai par contre vu énormément de familles, dont un sacré nombre de françaises ;-)

C'est à nouveau sur un vélo incassable, mais au moins cette fois-ci à ma taille que je suis parti visiter la ville.


J'ai particulièrement apprécié la visite du Death Railway Museum. Un excellent musée qui relate la construction de cette voie de chemin de fer, mais surtout les conditions de vie inhumaines des prisonniers. Environ 90000 asiatiques y périrent et entre 10000 et 20000 britanniques, hollandais, australiens, américains. Il n'y a pas trop de photos, mais surtout des explications précises, des cartes et un film. Ce musée se veut un hommage aux morts.


L'autre musée, qui en fait est surtout une galerie de photos et d'articles de journaux s'appelle le JEAH Museum. Ici, dans une reconstitution d'une hutte où dormaient les prisonniers on vous expose des photos par dizaines de ceux-ci. Ici, on est devant une réalité plutôt crue. Mais il faut parfois le faire.


Pour finir, le cimetière. Ici reposent plus de 6800 corps. En fait, pendant la construction de la ligne, les prisonniers de guerre avaient droit à un cimetière et la plupart a pu être retrouvé et les corps / cendres reposent ici.




Rien à voir, ça c'est des chauffeurs de taxi.. Stressant comme travail...


Et des maisons flottantes


Puis pour la dernière partie, je suis donc passé par le pont qu'on peut traverser aisément. Il n'y a que 6 trains par jour.



Certaines parties du pont ont été détruites lors des bombardements, mais d'autres sont encore intactes et les boulons, etc.. sont de l'époque....





Des camions adaptés aux rails et qui étaient recouverts de paille pour faire croire à une hutte



C'est bon, c'est la fin !!!!! Respire ;-)

A bientôt.

4 commentaires:

Anonyme a dit…

Merci de me faire voyager un dimanche matin (enfin... il est 11h) à mon réveil. Et rassure toi, ton texte est pas SI long, il y a eu pire en Australie me semble-t-il! Lol
Une bise de la Suisse qui se réveille juste après sa fête nationale d'hier
Sandrine

Lutinvengeur a dit…

Content d'avoir pu agrémenter ta journée. Merci pour ta lecture.
Bisous depuis Ayutthaya again

Rodrigo

Iarwy a dit…

Incroyable ! Merci beaucoup, absolument génial comme article ! J'ai adoré le passage où tu t'expliques par rapport à ton voyage (pause farniente), c'est un peu ce que je dois faire depuis que je suis rentré, les gens ont vraiment du mal à réaliser...

Tschüssli !

Nath a dit…

Non, tu ne fais rien de mal en prenant ton temps, et c'est vrai qu'il y a parfois un décalage entre "voyageurs" et "touristes". Je trouve que tu as conservé beaucoup d'énergie et que tu bouges beaucoup, moi comparée à toi je suis une vraie loque, il y a quelques semaines j'ai passé quelques jours à Mexico sans presque rien envoir, une honte.
J'aurais bien envie de faire un bout de voyage avec toi, tiens, un petit bout d'Asie... Ou alors un autre road trip aux USA! On revoyagera ensemble un jour, hein, dis?? :)