dimanche 1 février 2009

Bicheno - Lake St Clair

Me voilà de retour cette fois-ci dans une chambre dans un backpackers-camping situé au bord du lac St Clair au sud du Parc Cradle Mountain – Lake St Clair. Des Opossums faisant la java dehors et nous empêchant de rester sous le porche de notre chambre, nous obligeant à dormir dans une fournaise que je ne vous souhaite pas (il a juste fait 37 cette après-midi – et quant je pense que les Australiens disent « What, Tassie ? It's so cold!!!! » - le prochain qui dit cela, je l'assomme)..

J'en étais resté à Bicheno, ce petit village de pêcheurs et au mignons petits « penguins » sortis le soir venu sur la plage. Au passage ,j'en ai presque écrasé un, car dans le noir au milieu des hautes herbes, allez voir une petite chose noire et blanche, de 20 à 30 cm de hauteur au maximum. En plus, il semblait perdu, alors moi je me suis retrouvé avec un groupe derrière moi, et celui-ci qui ne voulait pas partir. J'ai donc du essayer de le faire partir vers l'avant, lui bien sur, dans le sens contraire. A force, celui-ci a bien voulu prendre le premier chemin à droite et me laisser la possibilité de rejoindre le chemin principal. Je me suis dit, pourquoi payer 20 AUD pour voir des pingouins, si il suffit de se rendre sur la plage ou au milieu des rochers pour en voir un ? Allez savoir.


Mardi matin, nous avons du quitter cette sympathique auberge pour nous diriger vers le parc de Freycinet, à 30 kms au sud de Bicheno. Ce parc a la particularité d'avoir des plages d'une beauté extrême et d'être dépourvu de routes. Pour accéder aux plages ou au places de camping, il faut marcher de 1 à 4 heures avec tout le nécessaire pour camper – avis aux amateurs.

Wineglass Bay (27.01.09)

Débuté par une matinée derrière les nuages il suffit au soleil de sortir et le thermomètre de monter à pic. Arrivés au parc, mis les chaussures de marche, rajouté une sacré couche de crème solaire, de l'eau en suffisance pour aller jusqu'au Lookout qui permet de voir la plage de Wineglass Bay. La marche indiquée doit prendre 1 heure à 1heure 30 return (retour), en fait, il s'agit d'un chemin tracé dans la forêt avec il est vrai quelques marches, mais rien de bien difficile (pourtant indiqué pour des gens fits et ne souffrant pas de problèmes physiques).
Parvenus au lookout, on ne voyait rien, alors Laurent de son de pas de scout, me dit, « tiens on peut prendre par la droite! » En effet, un semblant de chemin était visible au milieu des rochers et des arbres. Après quelques dizaines de mètres, nous voilà parvenus au pied d'un gros amas de rochers, et donnant l'impression d'avoir un chemin au milieu. Bon, la grimpette ne fut pas des plus extraordinaires, mais les chaussures nous aidèrent bien. Ce qui par contre parfois, nous fit un peu accélérer le coeur, ce fut le vent, entre deux gros rochers qui soufflait avec une telle force, qu'il fallait parfois se tenir pour ne pas être emporté, non pas directement dans le ravin, mais tout d'abord dans les arbres situés juste en bas.

Après avoir fait un peu les marioles et quelques égratignures au passage, nous avons atteint notre propre lookout...



C'est en fait depuis celui-ci que nous avons découvert que le vrai se situait de l'autre côté du ravin, par contre lui bien aménagé, avec un chemin en bois, des marches et des barrières de sécurité. Nous avons quant même eu le plaisir d'avoir notre lookout sans devoir partager le peu de place à disposition avec d'autres touristes. Nous sommes redescendus tant bien que mal, nous payant sûrement la honte face à ceux qui pouvaient nous voir d'en face. Du vrai lookout, c'est vrai que la vue y est belle, mais trop encombrées de... touristes.

Redescendus par le chemin de traverse, avec à nouveau des marches par centaines (ils aiment beaucoup cela ici), nous avons repris la route vers le nord. Nous avons pu encore admirer, après un chemin en terre au milieu de la forêt, la Friendly Beach... personne à droite, personne à gauche, sur des kilomètres. Du sable ultra-blanc et une mer bleu claire.

Bay of Fires (27.01.09)

Sortis du parc, nous avons du reprendre la route de Bicheno pour nous rendre au Bay of Fires, à environ 100 kms plus au nord. D'après Laurent cette baie semblait emprunte de magie, les pierres teintes en rouge avec une mer turquoise en arrière plan. Malheureusement, le temps gris, rendit le tout un peu triste, des pierres rouges sur une mer bleu-noire et surtout de grosses algues brunes portées par les vagues.



Oui comme chez nous à Fribourg



Il y a quant même un joli point positif. Ces sorties des routes habituelles, nous permettent à chaque fois de traverser des forêts à la beauté toujours renouvelée. Des arbres gigantesques, des forêts qui semblent impénétrables.




A tout ça, traversé St-Helens, nous voilà à nouveau sur la route des St Columba Falls, cachées au milieu de la forêt, sur une route non entretenue. Une jolie chute d'eau, et nous face à elle, entourés d'arbres et de fougères à profusion. En dehors de la forêt, la canicule régnait, là, la fraîcheur bienvenue nous invitait à prendre le temps de respirer l'air aux senteurs d'humus.

Bien que nous serions volontiers restés, nous sommes repartis sur la Highway A3, qui en fait correspond à une route nationale, mais à la différence de celles que nous connaissons, part en lacets à travers des parcs, des forêts, des montagnes presque non stop. On s'est parfois demandé, où pouvait bien se cacher la ville de Launceston (67000 hab) au milieu de cette végétation presque tropicale.

Launceston (27-28.01.09)

Après quelques détours, voilà que l'horizon s'ouvre et que nous rentrons dans cette ville charmante, au calme provinciale, mais au style architecturale qui en ferait pâlir d'envie plus d'une. Les maisons de styles se succèdent absolument partout. Ici pas de folie de downtown, pas de gros immeubles gris dégueux, non des maisons bien entretenues, anciennes, à la végétation abondante tout autour.
Nous avions réservé au Arthouse Backpackers. La maison du genre Famille Adams, mais à la différence qu'ici ce n'est pas la Main qui nous a reçu, mais une charmante demoiselle qui nous a accueilli un peu comme si nous rentrions à la maison. Nous avons eu droit à une chambre pour 4 mais pour le prix de deux. Même une cheminée en cas de froid (bon là il faisait plus ou moins 30 degrés - donc pas vraiment nécessaire).

Launceston


Notre auberge


Dans l'auberge, nous étions un gentil mélange d'allemands (comme partout ici), d'asiatiques et d'anglais. Nous devions être les seuls francophones (comme souvent ici en Tasmanie).
En découvrant cette maison du bonheur, nous nous sommes demandés si nous devions pas ralentir notre rythme et simplement profiter des vacances...
Donc, petite lessive et enfin un vrai repas qui ne soit pas composé de « bacon and cheese » ou de The Lot (bacon, cheese, tomate, laitue, betterave, oignons, mayo-sucrée, ketchup), mais simplement des PATES, et en plus mangeables (ce qui ne fut pas toujours le cas à Sydney).

Le seul défaut des villes en Tasmanie, c'est que les magasins ferment du genre à 18h00 et les restos au plus tard à 22h00 à Launceston et Hobart; 20h ailleurs. Passé cette heure, si vous n'avez pas encore mangé, et bien vous pouvez crier famine jusqu'au lendemain. A prendre sérieusement en considération, si vous venez par ces contrées lointaines et sauvages (j'exagère bien sur)...

Mole Creek - Grindelwald (28.01.09)

Mercredi matin, comme deux grosses flêmes nous avons fait un vrai stop petit-déjeuner, mais ici il faut se battre (ou presque) pour ne pas avoir comme croissant, celui au bacon-cheese ou alors à la rubarbe-cheese-bacon... je vous dis pas l'aspect de ces « choses ».. il faut parfois avoir l'estomac bien solide.
Nous, nous avons découvert le Flat White qui correspond plus ou moins au café en Suisse, mais bien sur il ne suffit pas de verser du lait,, non il faut qu'il soit réchauffé, puis touillé et enfin versé amoureusement dans votre tasse. Le temps pour ceux qui ne sont pas du matin (comme moi) de se rendormir à la caisse.

Nous nous étions décidés pour les grottes du Mole Creek, à environ 60 kms de Launceston, perdues au milieu de la forêt humide. Nous voulions faire les grottes du Roi Salomon, grottes sèches, mais nous avons manqué de peu le tour organisé. Nous sommes donc partis vers les grottes de Marakoopa, grottes humides situées un peu plus loin. Ces grottes sont à une température moyenne de 9 degrés, nous nous étions donc habillés, malgré la nouvelle journée caniculaire annoncée, avec cette fois-ci des habits chauds. Nous avons presque rigolé, lorsque nous avons vu arriver une famille d'australiens du sud, habillés tous en tongues, t-shirt et short courts et qui très fièrement ont dit à notre Ranger que ce ne serait pas un problème. Pour une fois ce ne serait pas la graisse corporelle qui les protégerait, mais sûrement un bêtise toute naturelle. Si les gosses ne sont pas tombés malades après coup, et bien cela doit tenir du miracle.

La grotte en elle-même n'est pas très grande, mais offre de belles formations de stalactites et stalagmites, formations pour lesquelles nous avons eu droit à une description détaillée, chose que nous avons appréciée, dans la mesure où c'est sûrement lors d'un lointain cours à l'école primaire ou au cycle que nous avons appris à faire la différence entre elles.
La plus belle salle se nomme la Cathédrale, une grande salle malheureusement devenue sèche et si la situation ne change pas bientôt, la grotte pourra bientôt être fermée d'après notre guide.






Ce fut aussi particulièrement plaisant (malgré les cris des gosses à côté de nous), d'apercevoir la lueur des vers luisants avec cette particularité que nous ne pouvions les apercevoir qu'avec notre vision périphérique (il fallait regarder à droite ou a gauche pour les apercevoir).

De retour à la lumière du soleil, tamisée en partie par la forêt, nous avons pris cette fois-ci une route bien particulière. Nous avions appris, le matin même, qu'un village du nom de Grindelwald se trouvait à quelques kms de Launceston. Et bien, en bon suisses, nous nous sommes dis, et pourquoi pas un pèlerinage pour voir ce qu'un lointain compatriote à pu fonder au milieu de la Tasmanie.
En arrivant au « Resort », et oui, nous avons constaté qu'un néerlandais, ayant voyagé en Suisse et ayant découvert la beauté de nos paysages et bien sur du village de Grindelwald, n'a rien trouvé de mieux que de créer, de toutes pièces, un « Grindelwald Swiss Village Resort ».
Entre le clocher et les quelques chalets suisses disposés autour d'une place, ornée d'une fontaine avec une sirène trônant au milieu (il faudra me dire ou se situe notre mer intérieure – le Léman ? ), des grosses cloches, un moulin à haut et des fresques montrant du cor des alpes joué avec le Cervin en arrière plan, où alors une vision de la désalpe à Appenzell, avec Laurent nous avons franchement bien rigolé. En ce qui concerne la végétation, en guise de sapins, et bien des cyprès.... L'Italie ou la Grèce seraient-elles en fait des Suisses du sud ?






Sinon, à tout cela vous devez vous dire, nous roulons beaucoup, oui en effet. 200 à 300 kms par jour au minimum, mais comme nous nous partageons la conduite, ça va en fait. Le plus chiant, c'est qu'à chaque fois, il faut bien se remettre en tête « tiens ta gauche, tiens ta gauche », lève le frein à pied (je ne connaissais pas jusqu'ici) et surtout en cas de besoin, les clignotants se trouvent à droite et non à gauche, sinon ce sont les essuie-glaces qui se mettent en marche – ce qui nous arrive plusieurs fois par jour.
Où il faut à chaque fois bien se concentrer, c'est lorsqu'il s'agit de prendre ces carrefours inversés et que vos voitures viennent de la droite, mais que vous devez contourner un panneau « keep left » tout en regardant à gauche. Cela semble easy.. et bien allez faire l'expérience en Irlande déjà, et après venez par ici ;-)

Cradle Mountains (29.01.09)

Bref, passons à la suite. Jeudi matin, nous avons enfin pris la route des Cradle Mountains, situées à 2h30 de route à l'ouest de Launceston, après le Mole Creek que nous avions fait la veille. La route sinueuse à souhait, traverse encore et toujours des forêts impénétrables, parfois des plaines, et puis à nouveau des forêts encore et toujours aussi impénétrables.. La seule très mauvaise surprise, c'est de traverser une propriété privée où les arbres ont été brûlés, rasés, une sorte de paysage lunaire entouré de forêts vierges.

En Tasmanie ne parlez pas de déforestation, parlez de brûlis de régénération...

Le parc du Cradle Mountains dispose de deux entrées, Celle du nord est la plus connue, car elle donne accès à l'Orveland Track – 85 kms du nord au sud jusqu'à la sortie du parc au Lac St-Clair – et surtout au Dove Lake (comme le savon / colombe). En bon écolos, nous avons pris la navette gratuite, nous menant depuis l'Information Centre jusqu'au début de notre track. Nous avons vite constaté qu'en fait, la navette n'était pas obligatoire et que n'importe qui avec le pass, pouvait arriver directement à 20 mètres du lac... Cherchez l'erreur.

Nous sommes partis pour un petit track de 2 à 3 heures jusqu'au Marion Lookout qui permet d'admirer le Dove Lake et les Cradle Mountains. Le track traverse une sorte de lande infestée de moustiques géants et très voraces, avant de passer par un bout de forêt, puis quelques centaines de marches, contourne le Crater Lake et arrive enfin au premier plateau. Depuis celui-ci, il faut encore grimper quelques centaines de marches (encore) avant d'arriver aux chaînes qu'il faut tenir pour se hisser d'une marche à l'autre. En fait, oui et non, ceux avec des grandes jambes n'auront pas de problème. Les autres et bien il faudra user de toute la force de vos bras pour grimper ces derniers 20 mètres.

Au lookout, en effet la vue est pas mal.. jugez par vous même.





Les Cradle Mountains


Le Dove Lake
Notre point de départ, les petits points blancs au milieu

Crater Lake

Les différents tracks à disposition autour du lac



La descente se fait par un autre chemin qui doit bien comporter, mmmh.. disons... 500, 1000 marches ? Je les ai pas comptées, mais les genoux les ont senties.

Habit perdu en chemin par un autre marcheur



De retour de notre marche, nous avons simplement zappé le tour du lac, qui se fait sur des planches en bois avec une dénivellation nulle. D'autre part, avec la chaleur du moment, cela commençait à tenir du suicide de continuer... Même au lookout, c'était un vent chaud qui soufflait et non pas celui rafraîchissant auquel on peut s'attendre en allant en montagne.

Pour la nuit, nous avions dégoté un backpacker dans un de ces camping-caravanes-lodges perdu au milieu des arbres. C'est en prenant le chemin de notre cabanon que nous avons pu, pour la première fois, voir des wallaby en vie... Jusqu'à ce jour, nous avions pu voir 4343483273 wallaby, wombats, lapins, opossums, mais tous écrasés sur les routes tasmanes...

Dans notre chambre, nous nous sommes retrouvés avec un irlandais bourru, venu pour la conférence Linux d'Hobart et qui passa sa soirée à écouter la musique enregistrée sur son natel, avant de venir nous tenir compagnie sous le porche. Pour piger son accent, alors chapeau... là il m'aurait également fallut quelques mois de pratique sur place. Ces campings sont vraiment sympas, car vous vous trouvez en pleine nature avec rien autour, pas de réseau, rien.

Nous avons par contre découvert, comme un peu partout ici, qu'un « Cradle Mountain Château » avait été construit juste à côté et la pub, affichée à l'Information Centre mentionnait. « Après une dure journée dans la nature sauvage, profitez d'un SPA, d'un massage et d'un restaurant haut de gamme, pour vous remettre de vos efforts ».... Cela m'a fait penser à ces palaces de nos stations de ski pour touristes aisés. De plus, trouver ce genre d'installation en pleine forêt, à l'entrée d'un parc naturel me dérange à chaque fois. Il ne manquerait plus qu'un héliport pour qu'ainsi les richetots arrivés par les bateaux de croisière, puissent se faire un trip « nature sauvage » entre deux soirées cocktails au bord de la piscine...

Lake St-Clair (30.01.09)

Enfin, vendredi matin, nous avons repris la route vers le lac St-Clair, à 4 heures de route plus au sud. Après traversé une nouvelle forêt perdue (nous avons pris des routes secondaires), nous sommes passés par Queenstown. Cette ville minière, à la belle architecture, est entourée des restes des anciennes mines. De nos jours les émanations de souffre sont contrôlées, et le train d'époque est un train pour touristes vous amenant jusqu'à Sahan, la seule ville située sur l'océan de ce côté-ci de l'île. Des françaises, croisées au lac St-Clair, nous ont raconté que Queenstown semblait une ville morte déprimante passé 18h00, et qu'il valait mieux ne pas y faire un stop autre que pour faire le plein ou remplir le garde-manger...Tout le contraire de ce qu'affirmait notre guide.
J'ai quelques photos malgré tout, la poste en autre.




Regardez la remarque en dernier ;-)


Laurent en train de réserver notre hostel, pas de réseau ici...



Le Lac St-Clair est l'arrivée de l'Overland Track. Il s'agit en fait d'un Resort (et oui) et d'une zone camping-backpackers situé au bord du lac.
Comme marche, la plupart peuvent se faire depuis la zone d'enregistrement (il le faut pour partir faire certaines marches), ou alors pour 40 AUD, on peut prendre le ferry et faire une marche de 4 heures de l'autre côté du lac. Nous avons calculé que seulement en payant l'entrée du parc, plus la nuit, plus le ferry, il fallait débourser 100 AUD et là on avait pas encore mangé. Cela peut faire très vite très cher de vouloir se la jouer découverte de la nature sauvage.
Nous avons simplement préféré faire un tour dans la forêt avoisinante par un track « aborigène ». Au passage, enfin des bêtes « sauvages », des wallabis. En ce qui concerne le serpents, dont on nous avait prévenu qu'ils étaient très actif à cause du temps, nous avons eu la chance de ne pas en croiser.



La chute Nelson en chemin sur Lake St Clair





Le Lake St-Clair


Ici, pas question de soirée animée. Le soleil couché, il ne reste rien d'autre que de se rendre dans la salle commune. Là, nous avons fait la connaissance d'une allemande, d'une française et d'une belge. L'allemande voyageait depuis 6 mois à travers la NZ et l'Australie. Les deux autres filles s'étaient connues en Australie et avaient décidé de faire un bout de chemin ensemble.
Nous avons échangé pendant toute la soirée nos différentes expériences, en Tasmanie ou en Australie, commenté le fait de voyager ainsi, libre de ses mouvements, loin des contraintes de la vie boulot-dodo. Nous avons aussi commenté le fait que ce genre de voyage vous ouvre l'esprit et que ce qui pouvait parfois sembler difficile, voire impossible, et bien ici cela devient une seconde nature. Dans cette logique de partir à l'aventure avec parfois le premier venu.

Comme avec Laurent (anthropologue de formation à Fribourg, fana de musique EBM et de tennis particulièrement lorsque Rooooger joue ;-) ), même si nous ne nous connaissions absolument pas avant Hobart, et bien avec lui, je m'entends super bien. Pas seulement parce que nous sommes suisses, mais parce que nous avons le même genre de tourisme en tête, pas compliqué, un peu au pif. Si quelque chose n'est pas possible, et bien on fait autre chose. Si quelque chose n'est pas génial, et bien on passe au dessus et on regarde pour la suite. En somme, on se prend absolument pas la tête.
Comme autre bon point positif, on aime le même genre de musique, alors j'ai copié son Ipod sur mon PC et on se fait « soirée électro-EBM » dans la voiture en traversant les forêts de Tasmanie. :-)

Mon PC en guise de radio

Avant de rejoindre la chambre, j'ai « enfin » eu la chance de voir mon premier opossum. Bon, en fait, j'ai d'abord entendu un shctsahcschshthstr juste devant moi, dans le noir et je vois dans la lueur de mon briquet deux gros yeux me fixant et une masse sombre, et grande en plus qui s'agrippe au poteau juste à côté de la voiture. Celui-ci ne trouve rien de mieux que de s'approcher de moi et sachant qu'ils possèdent de belles griffes, je me suis dit, avec mes tongues.. pas envie de faire l'expérience... Heureusement qu'il a décidé d'aller se cacher sous notre voiture. De retour dans la salle commune, j'avertis Laurent que nous avons de la compagnie juste à côté et que si il avait une lampe de poche, et bien ce serait la bienvenue.. En guise de lampe, son natel... Bon suffisant pour rejoindre la chambre, tout en entendant un peu partout ces mêmes tschrshtsrhchshtr bong bong bong... autour de nous et nous les deux courageux collés contre le mur de notre chambre tout en scrutant l'obscurité menaçante... Oui, vous connaissez ce genre de bruit des films d'horreur qui annonce la mort d'un acteur et beaucoup de cri et sang à l'écran ? Et bien, c'était à peut prêt cela à ce moment là.

Là, à écrire, ces mêmes tshrtsthsczscfsch continuent de plus belle, et je me demande comment faire pour fermer l'oeil sans en voir deux globuleux pendant mon sommeil paradoxal.

4 commentaires:

Nath a dit…

J'aime bien ta photo de la chenille. Et sinon, Dove Lake c'est pas plutôt comme "colombe"? ce serait un peu plus logique que le savon! ;-)

Quoi qu'il en soit, tu me donnes envie de nature sauvage! Sympa, le passage sur les bruits de film d^horreur...

Anonyme a dit…

Salut Rodrigo,

Je reviens après quelque "infidélité" blogesque. Et je découvre, et je m'enivre. C'est absolument fantastique. Ce voyage est sidérant et je te sais gré de nous le faire partager !

Garde-toi en bonne santé !

David

Lutinvengeur a dit…

David : Cela fait plaisir de t'avoir à nouveau par là. Et j'espère continuer à te / vous faire plaisir.
Merci salut

Nath : Oui je sais, mais Dove me semblait plus drôle à commenter... Sinon, on ne finit pas avec le cours d'anglais via le blog :-)
Oui les grands espaces, cela ne te manque pas ? Moi j'en profite un max et je pourrais ne faire que cela mais là bientôt c'est retour à la civilisation
Bisous

Anonyme a dit…

Hello!

Waow faut du temps pour pouvoir te lire! Mais que c'est agréable... Merci de nous faire ainsi partager ton voyage pendant que nous ont est toujours au bureau et dans le froid...
Les paysages des montagnes m'ont rappelé un peu ceux du Seigneur des Anneaux! Tourné d'ailleurs pas loin puisqu'en Nouvelle Zélande voisine...

Biz

Sandrine