
Et bien me voilà au Laos, c'est dimanche 6 septembre mais en fait je ne sais pas quant je pourrai poster ce message, Internet est très lent voire parfois inexistant. En ce moment, je me trouve coincé dans mon hamac sur ma terrasse de mon bungalow à Nong Khiew face à la rivière Nam Ou dans le nord du pays et l'orage se défoule sur nous (j'adore). Oui, il peut y avoir plus difficile à vivre dans la vie ;-)
Mais j'en reviens à mon départ depuis Chiang Mai.
Lundi 31 août à 13 heures je monte dans mon bus direction Chiang Khung à la frontière avec le Laos. Il s'agit d'un trajet de 7 heures mais qui pourrait sûrement durer moins si le bus ne faisait pas je ne sais combien de détours par des villages perdus au milieu des montagnes et des plaines. Un bel avantage, les paysages sont très beaux. On est loin des lieux touristiques et on se laisse aller à contempler les rizières et les monts des deux côtés de la route. A 20h nous débarquons à Chiang Khung. Pour une fois j'ai apprécié que la guesthouse, où je pensais dormir, organise un pick-up dans un pick-up (sic).
La guesthouse tenue par un anglais et sa femme thaïe se trouvait située au bord du Mekong. Alors même de nuit nous avons pu entendre le karaoke de l'autre côté du fleuve. J'ai fait la rapide connaissance de Orlando et Silviana, deux italiens qui étaient également dans mon bus depuis Chiang Mai.
Pour aller sur le Laos, en fait très facile. Un peu comme du bétail, le matin à 9h, on nous met tous dans un pick-up et après on nous dirige vers le bancomat puis la douane thaïlandaise. Après les formalités douanières, tous dans une barge, on nous fait traverser le fleuve.
Premier instant de dépaysement.
Arrivés de l'autre côté sur Houei Xai, tous entassés, nous voilà à remplir les formulaires d'entrée. Pour la Suisse j'avais vu que je devais payer 35 USD ou 1500 baths. Bon, s'il le faut. Là où je me suis posé des questions c'est lorsque après avoir eu mon visa sur mon passeport, en passant au réel contrôle douanier, le mec se met à le regarder dans tous les sens, se met à parler à son collègue qui finit par aller dans l'autre bureau (situé à 3 mètres) pour demander je ne sais quoi. Pour finir à son retour, le mec me tamponne mon passeport et me laisse passer. Après il faut passer un dernier contrôle qui nous permet réellement de rentrer dans le pays et là à nouveau la même chose. Au retour du mec, je lui demande s'il y a un problème. Il me dit simplement que les suisses sont exemptés de visa mais comme je l'avais et bien c'était fait J'ai demandé et si j'en ai pas besoin pourquoi je peux pas avoir mon argent en retour? Trop tard, le visa est fait! Et merde.. Alors pourquoi sur la fiche apposée sur les murs il est écrit que nous devons payer 35 USD????? Va savoir. La rage! Je me suis fait officiellement voler de 40 francs suisses!!!! Donc en résumé, si vous êtes suisse et pensez venir au Laos, sachez que le visa n'existe plus pour nous!
Bref, passé ce moment d'énervement, nous revoilà transportés comme du bétail jusqu'au port où nous attend le bateau qui doit nous transporter sur le Mekong jusqu'à Luang Prapang.
Nous nous sommes retrouvés à 70, dont environ 50 touristes. J'avais lu sur un forum que c'est le gros truc touristique et que le voyage n'en vaut pas la peine (rives érodées, bateau impersonnel). Bon le message date de 2006.... Personnellement j'ai trouvé le voyage dépaysant, même si nous étions beaucoup de blancs entassés sur nos bancs en bois. Les paysages furent franchement beaux. De toute manière pour aller dans le Laos depuis la frontière, en saison des pluies il est déconseillé de pendre la route (même si celles-ci sont de meilleure qualité), alors il ne reste que le bateau et si c'est 50 touristes par jour, c'est pas comme pendant les vacances de février à l'aéroport de Genève....
Lors d'un arrêt, des enfants vendant de quoi manger, il faut bien tenir 6h30...
Elle a eu comme surnom, le petit sumo. Elle a passé son temps à englutir chips, nouilles, fruits, biscuits, fruits, bonbons etc.. Lorsqu'elle passait en courant tout le bateau tremblait ;-)
Les villages sont peut-être isolés, mais l'antenne parabolique ne peut manquer..
Le bateau s'est arrêté je ne sais combien de fois pour déposer des passagers, dans des villages fait de maisons en huttes, sans électricité et comme eau courante l'eau du fleuve.
Les moines aussi se font transporter en pirogue
Par contre, là où il faut s'armer de patience c'est sur la durée. Le premier jour, nous sommes partis à 11h30 et c'est à 18h00 que nous sommes « enfin » arrivés à Pak Beng, un village qui ne doit son existence ou survie qu'à l'arrivée quotidienne des touristes en provenance de la Thaïlande ou depuis Luang Prabang.
Le débarquement
Le départ et le village au loin
En effet, le village à lui seul n'est qu'une continuité de guesthouse et restaurants. On se fait un peu harceler, mais tranquillement. Les italiennes (nous avions fait la connaissance d'un autre couple) sont parties devant pour choisir notre logis, tandis que nous transportions les sacs qui avaient fini entassés sous la montagne des autres.
Nous avons eu droit à une gigantesque terrasse avec vue sur le Mekong, voyez plutôt....
Moi qui pensait plutôt avoir à parler français dans ce pays, et bien ce fut à nouveau italien intensif de chez intensif, mais bon, je vais pas me plaindre. Je peux pas tout le temps espérer rencontrer des suisses (en tout 6 depuis janvier) ou des chiliens (3 depuis janvier)..... on va pas faire son sectaire.
Le lendemain, réveil à 6h.... d'abord yoga, puis avant le peti-dej direction le bateau pour se réserver une place confortable. En fait, des sièges qui doivent provenir de minivans ont été installés sur le bateau. La moitié peut être considérée comme business, le reste 3ème; à la différence qu'ici l'upgrade, on se le fait soit même, pas d'hôtesse pour vous guider. Premier arrivé, premier servi.
La deuxième journée un peu pareille à la première. De 9h30 à 16h30 nous avons vogué sur le fleuve, avons fait plusieurs arrêts (torrides, plus d'A/C naturel), avons dormi,
lu, mangé et bu.
Les coussins que la plupart des passages ont achetés pour supporter d'être assis sur des bancs en bois...
Il n'y pas grande chose à faire, alors on parle avec les autres passagers, on prend des photos dans tous les sens, on se repose et lorsque le bateau arrive, tout le monde se demande : c'est la fin ? Oui après 7h sur un bateau, il y a de quoi avoir envie d'avoir pied sur terre.....
Une regate sur le fleuve
Débarqués et assiégés par les mecs des guesthouses, les 4 italiens et moi nous nous rendons à la Merry Guesthouse. La moins chère d'après le guide. En fait de moins chère, si je dois comparer à la Thailande, les prix sont pareils voire supérieurs. On est un peu surpris lorsqu'on sait que le pays est encore un pays très pauvre et ouvert au tourisme depuis peu. Il semblerait que l'inflation ait fait son chemin à très grands pas (d'après ce que j'ai lu 130% en 3 ans...). Bref, nous réussissons à négocier un prix de groupe tout en ayant nos chambres séparées.
Après ça découverte de Luang Prabang. La ville est classée à l'Unesco, mais d'après moi c'est surtout pour son architecture coloniale française et non pas laotienne (à part quelques Wats). La ville est très belle, très calme.
Malgré l'afflux quotidien des touristes, on peut se balader calmement dans ses ruelles, sa rue principale bordée d'agences de voyage et de restaurants ainsi que de son marché de nuit.
En me baladant le soir, je croise Silvia que j'avais connue sur Pai avec les français et avec qui j'avais bien papoté en italien. Silvia c'est l'italienne! sensuelle, tranquille, qui fait attention à elle, qui porte les habits avec charme, qui sait troubler les hommes sans faire d'excès... Sur Pai elle avait eu du succès avec Jimmy ;-) Comme CV, une banquière comme moi, qui a décidé de parcourir le monde pendant un an mais qui à son retour au Luxembourg (où elle travaille), ce sera surtout pour économiser à nouveau et partit découvrir les terres sud-américaines (je sens que cela peut correspondre à mon futur profil, asiatique ceci dit...).
Elle venait d'arriver depuis Vientiane. Elle était accompagnée de deux italiens croisés dans la rue il y a peu. Avec les autres italiens nous nous sommes retrouvés au Street Food Market pour une nouvelle soirée italienne....;-)
Jeudi, tous, à 9 (plus un japonais), nous avons pu organiser des tuck-tucks pour les petites chutes du coin, un ensemble de cascades et de bains à l'eau fraîche. C'est un endroit qui nous a permis de supporter la chaleur.
Nous avons tous remarqué qu'ici la chaleur, même si elle est à peu près la même qu'en Thaïlande (33 à 36 en moyenne) est moins supportable, humidité oblige. Alors quoi de mieux que de faire trempette quelques heures dans des heures claires et fraîches :-)
Le soir dans un bar tenu par un allemand
Silvia et Nestard (le japonais)
Luang Prabang et ses temples
La ville
Le lendemain, les 4 italiens du bateau sont partis et Silvia et moi sommes restés à flâner. On pensait faire « la » grande chute d'eau mais à 2h de l'aprèm, difficile de trouver d'autres touristes pour partager le tuck-tuck, alors se fut un simple après-midi à manger face au Mekong et par la suite, moi une manucure (mais qu'en fait j'aurais tout aussi bien pu faire – les standards sont pas les mêmes) et un peu Internet. Le soir, retour au marché, quelques emplettes et mangé dans un petit resto de la rue touristique. On a laissé tomber le street food, car étrangement, ici,la nourriture est froide, alors manger du riz et des nouilles froides, cela va un soir mais tout le temps...
Samedi c'est au tour des deux dernier italiens de partir, alors Silvia et moi, de bon matin nous nous sommes rendus à l'arrêt des tuck-tucks pour la grande chute. On pensait ne jamais trouver des touristes qui veuillent y aller, mais oh chance, voilà qu'un passe avec un mec qui cri « are you going to the big waterfalls? » et nous « yes, of course, how much? » Et après quelques tractations, départ pour les chutes ......
Ces chutes, situées à une heure de route (35 kms) sont fantastiques
Voilà les chutes... Les premières petites et adaptées à la natation, la dernière impressionnante mais inapte pour y nager, mais pas grave, le détour en valait la peine.
Après un passage par le parc aux ours asiatiques - en voie d'extinction -
Voilà les chutes....
Et la grande chute
Oui c'est moi
Pour le soleil et bien un parapluie et on compte bientôt en acheter un...
De retour en ville, ce fut repos, yoga, repos, manger, shopping et dodo. En somme un programme très « travellers » !
Voilà, nous sommes partis 4 jours vers le nord, mais là je dois couper, l'internet est souvent limité.... la suite viendra lorsque Internet le permettra. A Bientôt!!!!
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