Alors, je sais je viens de poster un message, mais avant que j'oublie et sur un clavier vieux de mille ans, j'écris depuis Khon Khaen dans l'est de la Thaïlande.
Je finis juste de parler de Vientiane:
En dehors de son côté petite ville de province (250'000 habitants) ce que j'ai découvert juste sur la rue de ma guesthouse, c'est toute la population qui s'installe la nuit venue pour aguicher des clients. Oui, des prostituées (une sorte de Pâquis ou Kreis 4 version lao) En fait, dès qu'on sort de la guesthouse ou qu'on y rentre, on se faire interpeller. Là où les choses changent, c'est qu'en fait une bonne partie sont des Lady Boys ou des travestis si vous préférez. Au premier coup d'oeil, on ne s'en rend pas compte, mais à les écouter et regarder un peu plus attentivement au niveau du visage et des bras et mains, on reconnait que c'est un mec.
Je dois par contre préciser que la prostitution est illégale au Laos, mais je crois que les valeurs se perdent même en paradis communiste, démocratique et prospère....
Sinon hier soir comble de décadence, pour une fois je me suis fait un plaisir en dégustant un steck au poivre vert, plat que j'avais plus goûté depuis avant mon séjour aux USA et sinon à part un Mac Do à Bangkok et un autre à Kuala (donc pas vraiment de la vraie viande) premier morceau de boeuf depuis nos grillades dans le bush mi-mai.
Le goût m'avait manqué il me semble. ;-)
Sinon alors le voyage depuis Vientiane a failli tourner au cauchemar. Ce matin, je me fais amener au terminal des bus. De là, j'embarque dans le bus "thai - lao international bus". En environ 40 minutes on arrive à la frontière lao. La tout le monde descend et il faut attendre longtemps pour passer. Les thaïs semblent passer en 20 secondes, dans mon cas comme pour les laos la douanière a tapé d'un doigt mon nom et prénom et le lieu d'établissement, mais à une viiiiiitesse, j'aurais presque pu faire un somme. Après, on est un peu perdu car on passe à côté d'un mec qui devrait encaisser l'Exit Fee", mais en fait pas. Après encore un contrôle de mon passeport et je me trouve dans la zone internationale. Je cherche mon bus, mais plus là. Je demande à un mec qui me dit "after bridge". Ok donc le bus a déjà passé le pont s'en m'attendre? Ok, now ? "Shuttle!" Ok, on paye et on monte. Le bus prend 5 minutes pour sortir du complexe douanier et traverser le pont (friendship bridge 1), qui enjambe le Mékong, pour nous déposer à la douane thaïlandaise. Là, je vois mon bus, ouf (mon gros sac à dos était dans la soute). Là de nouveau une attente interminable, car pour chaque personne, on attendait bien 2 à 3 minutes voire plus. Autour de nous les laos passaient par un guichet à part et cela allait très vite... Autour de moi, j'ai remarqué pas mal de monde avec un passeport vert. En regardant bien, je découvre qu'il s'agit du passeport vietnamien. En fait, en dehors des 4 ou 5 touristes, une bonne partie qui attendaient comme moi étaient vietnamiens!
Arrive mon tour. Je découvre que la douanière est en formation et qu'un mec surveille son travail. J'ai eu droit pour la premier fois à toutes les questions du genre : vous allez ou?, vous restez combien de jour?, vous allez loger où sur Khon Khaen?... Oui, Khon Khaen, deux jours puis la Si machin guesthouse et après je repars sur le Laos. Enfin au bout d'interminables minutes, je récupère mon passeport. Après il faut encore passer entre des douaniers qui soit lisent le journal soit dorment, mais qui ne font ni le contrôle des narcotiques ni des marchandises... Va savoir.
C est là, que je constate que mon bus est PARTI et avec mon sac dedans.
Passé le bâtiment de la douane, je me fais agresser par les tuck-tucks. J'essaye de faire comprendre que je voudrais savoir où est le bus. En montrant mon ticket, un mec me dit "terminal bus". Super... et c'est où ? "5 kms, tuck-tuck". Et merde, alors à quoi bon prendre un ticket soit disant valable de Vientiane à Nong Khai si pour finir je me retrouve à devoir repayer pour les trajets intermédiaires? J'avais des kips que je pouvais utiliser sur cette zone frontalière (pas de ATM en vue) et heureusement qu'un tuck-tuck presque plein était là et est parti, pas assez vite pour moi (on est toujours stressé dans ces situations là et on a l'impression que tout va trop lentement), direction terminal de bus, mais en faisant d'abord un détour par le centre commercial avant d'enfin me déposer au terminal.
La rebelote, l'armada de vendeurs de tickets et de transports me saute dessus. Bangkok ?? Guesthouse?, Lao ? J'essaye d'expliquer que j'aimerais savoir où a fini le bus qui vient d'arriver de Vientiane parce que mon sac est dedans. On me dirige vers le guichet pour prendre un ticket sur Vientiane (seul mot compris à mon avis). A force d'agiter mon ticket, un mec prend le temps de le lire et là, illumination, il se dirige en rigolant vers le bureau d'information, où mon sac, bien gentiment et presque posé avec amour m'attendait.
Là où je dois dire merci à l'honnêteté thaïe (quasi générale sauf Kao Shan sur Bangkok), car d'abord j'ai dû me rendre dans le bureau du responsable du terminal qui a bien examiné mon ticket et le numéro qui figurait sur mon sac avant de me le laisser prendre. Ouf. Je me serais vraiment mal vu de devoir me rendre auprès la police pour déclarer un sac perdu, va savoir où entre la Thaïlande et le Laos... Cette petite histoire de passer la douane ? 1h15 (plus 1h de trajets)... avis aux amateurs...
J'ai pu acheter mon ticket pour Khon Khaen d'où je suis parti a 13h et arrivé a 16h30.
Donc en résumé, j'ai quitté ma guesthouse à 9h ce matin, j'ai rejoins ma nouvelle à 17h... easy ;-)
En revenant sur la Thaïlande, j'ai vraiment remarqué la différence avec le Laos. Les maisons sont en dure, la semi-autoroute que le bus a prit, va de 2 à 8 voies (!), les panneaux publicitaires polluent le paysage, on voit d'énormes stations services (les nôtres en Suisse semblent riquiqui en comparaison), des magasins de scooters et de voitures par dizaines même dans le plus petit patelin et sinon bien sur le "7 Eleven" trône dans chaque rue tous les 200 mètres (sur Chiang Mai la concentration était telle que ce serait comme avoir la place Cornavin entourée de 4 Migros).
En arrivant sur Khon Kaen, la plus de tuck-tuck, plus de guesthouse qui vienne vous chercher. A force de demander (inglich?), j'arrive à trouver un mec qui me fait office de traducteur pour mon tuck-tuck qui m'a déposé à ma guesthouse (une maison en bois où les couloirs ressemblent à ceux d'un cloître).
Première impression, c'est une ville de 150'000 habitants mais ya autant de trafic si ce n'est pire que sur Genève... ;-)
Demain reportage photo et samedi rebelote pour un jour en bus jusqu'au Laos pour rejoindre Silvia! Ouf....
Salut
Il y a 7 ans
1 commentaire:
Hahaha, je compatis! Ces histoires de bus, ça peut vite virer au cauchemar, je me souviendrai longtemps de ma traversée du Canada...
Bisous!
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