Sur la route, nous nous sommes arrêtés au temple de Jagaraga.
Là, nous avons eu droit aux explications précieuses d'un ancien prof de religions hindouiste. Un vieux monsieur, édenté...
Il nous a fourni des informations d'une précision toute scolaire, sur le Dieu unique, mais aux diverses manifestations, sur la réincarnation, au rituel de la crémation (à quel coût, à quel moment, etc..) et surtout l'explication de cette croix gammée que nous voyons sur chaque temple. Elle est en fait est assez simple. D'après notre guide, chez les hindouistes, les bras indiquent une direction, dans le sens des aiguilles d'une montre, et chaque partie de la croix représente une manifestation du dieux unique.
Plus simple que des mots et des explications de ma part qui pourraient s'avérer fausses (faut dire qu'une heure intensive de religion par 30 degrés à l'ombre c'est pas tous les jours) voilà des photos.
Et la présentation des diverses manifestations du Dieu unique, ainsi que le texte écrit par notre ancien prof. Franchement chapeau!!!!!!!!!!
Désolé, le blog déconne à nouveau avec le sens des photos.
Le temple d'origine date du XVIème siècle, mais en fait, tout la partie avant est très récente et par exemple ici, vous voyez une voiture. Le temple relate à sa manière la présence hollandaise et les combats contre cette occupation. Le temple est encore en construction et le prof récupère les dons pour continuer sa reconstruction.
Un point qu'il nous a aussi éclairé sur les temples, c'est le pourquoi du comment des 3, 5, 7, 9 ou 11 toits. En fait, chaque niveau correspond à une manifestation du Dieu. Le plus simple trois toits signifient : Siwa, Wisnu, Brahma et ainsi de suite.
Il nous a également expliqué que chaque village et famille doit posséder 3 temples, un par représentation du Dieu unique, etc... Ceci explique assez facilement les dizaines de milliers un peu partout.
Là, où nous sommes restés surpris, c'est lorsqu'il nous a apprit que les castes existaient encore à Bali. Par contre, sur 4 niveaux au lieu de 5 en Inde. Les 4 castes sont celles des brahmanes, des soldats/policiers, des commerçants et pour finir des paysans. Avec le temps, la différence entre les castes s'amenuise, et des paysans peuvent finir commerçants ou dans l'armée; mais elles existent malgré tout.
Ce qu'il nous a pas dit, mais que j'ai découvert dans un livre, c'est que même dans le parlé local, le balinais se différencie selon la caste. Nous, nous en restons au Bahasa Indonesia qui est déjà assez difficile à retenir. Le balinais est tellement différent que nous ne pensons même pas nous y lancer ;-)
Voilà, pour le reste, je vous laisse lire les explications du professeur que nous avons pu prendre en souvenir et que nous avons grandement appréciées.
En route vers Amed, nous nous sommes arrêtés au temple Ponjok Batu. C'est là que nous avons réalisé que c'était la pleine lune et nous sommes arrivés en pleine cérémonie sur la mer. On a pas tout suivi, loin de là, mais nous avons vu à la fin d'une sorte de « prière », un canard dans l'eau que des enfants ont attrapé sous les applaudissements de la foule. Ne me demandez pas la signification de tout cela. En essayant de poser quelques questions, je me suis retrouvé comme parlant chinois. En Indonésie, l'anglais est enseigné, mais comme chez nous, vite oublié.
Toujours sur la route de Amed, un stop café par un beau resort.. au prix modique de 130 USD.. En faisant le change nous sommes presque tombés à la renverse. Et le pire ? Le resort était vide pour la nuit et pas moyen d'obtenir un prix « backpackers ». Au moins, cela les aurait occupés que de nous avoir.
Sinon, la route d'Amed a commencé à longer la côte tout proche de la mer de Bali, par une route de plus en plus défoncée; de quoi vous donner l'impression de conduire complètement ivre à force de faire des écarts chaque 5 mètres pour éviter un trou, et encore un autre et du gravier, et des pierres, et des bosses...
En toile de fond, le volcan Agung - 3142 mètres
Et les gens revenant de la cérémonie au temple
Le village d'Amed, très tourné vers le tourisme permet de pratiquer de la plongée et du masque-tuba. Cela se ressent dès l'entrée du village car, sur toute sa longueur (environ 5 kms), c'est une succession de Spa, Resort, hôtels.. etc.... Pas pour nous. Notre première halte fut la bonne. Une famille avait construit des petits bungalows charmants et franchement bien décorés. Le tout neuf, à peine deux mois depuis l'ouverture. Et pour une fois, pas besoin de négocier, le prix était moins cher qu'attendu et en plus avec petit-déjeuner; chose que nous déclinons habituellement.
La fille le matin a mis les offrandes sur les divers autels de la maison. J'ai adoré sa pose et son regard
Lundi matin, nous sommes partis en direction de la pointe est de l'île. Là, la route a pris des allures de champs de mines, des trous absolument partout, à la limite du cratère et des montées et descentes en permanence. Une voiture nous suivait, alors je me suis arrêté pour la laisser passer, mais grave erreur devant une pente à x %, suffisante pour que le scooter n'en puisse plus. A l'arrêt, je précise, cela a fait comme dans un film comique, nous sommes tombés sur le côté, nous retrouvant les 4 fers en l'air. Rien de fâcheux, ne vous inquiétez pas. Une ou deux égratignures et Vincent, une petite brûlure au mollet due au pot. On s'en est tiré avec juste une petite frayeur et le scooter avec quelques coups de peintures en moins, mais vue déjà la quantité qu'il possède, c'est comme si il n'avait rien eu.
Sur la route vers l'extrême Est
Nous sommes enfin arrivés, après 3 heures pour faire 40 kms, à Amlapura. La capitale régionale. Une ville franchement pas belle, très très sale. On y a justevfait notre envoi postal par voie maritime de nos achats aux GigGit Waterfall. C'est dans cette ville que nous avons eu droit pour la première à l'intervention de la police. A un carrefour, on s'est arrêté sur le côté, mais ici même si c'est rouge on peut tourner. Alors le motard qui passait à ce moment là, nous fait signe de passer et une sorte de signe, du genre "mettez vous sur le côté". Heureusement que Vincent a l'idée de lui demander la direction de la poste et le flic de nous l'indiquer. Cela a dû lui dire, nous sommes deux innocents touristes perdus et nous avons pu continuer notre route (nous étions franchement perdus) sans soucis. :-)
Après Amlapura, direction Pangampai, la ville qui sert de départ pour Lombok. D'après la carte, elle semblait loin mais en fait en moins d'une heure nous y sommes arrivés, et vu qu'il était seulement 14h, on a prit le ticket direction Lembar. Après, nous avions un contrôle de police obligatoire. Par un français connu à Amed, nous aurions à payer une « taxe » (qui n'existe en fait pas mais qui sert à arrondir les fins de mois de la police) pour passer le scooter sur Lombok; dans les 100000. Le flic a regardé la carte grise du scooter, fait semblant de comprendre le permis en français de Vincent et nous a dit, ok merci bon voyage. Rien donc.. Il faut vraiment se dire que jusqu'à présent nous avons eu une chance incroyable avec la police. Après tout ce que nous avons entendu, il nous semblait presque inévitable d'avoir un budget pot-de-vin à disposition et jusqu'à présent nous n'avons pas dû débourser une seule roupie!
Le voyage en ferry... nous avions entendu de 2 à 4 heures... 5 HEURES!!! On a franchement eu l'impression que nous ne quittions jamais Bali et que Lombok semblait située de l'autre côté de la terre – et pourtant il doit y avoir entre 20 et 30 kms entre les deux îles. En courant, je crois que nous serions arrivés avant sur l'île.
Partis à 15h nous sommes arrivés enfin à Lembar (débarcadère sur Lombok) à 20h.
Le départ du ferry
Nous voici donc arrivés à Lombok!!!!
La suite, tout bientôt :-)
Questions ? Si j'ai bien compris Couchepin se retire et on est en phase 6 de la grippe ? Je suis totalement coupé des news et je découvre au passage cela... Merci pour les résumés par email ;-)
1 commentaire:
Voici des news pour toi. Oui nous sommes passé en phase 6 de la grippe. Mais cela ne semble alarmer personne... Ce week-end une école française a fermé car une classe entière a été contaminée...
Pour ce qui concerne Couchepin, oui il a donné sa démission par lettre ce vendredi. Mais il reste encore jusqu'à cet automne. La presse est ravie car du coup cela va grouiller et magouiller tout l'été et elle aura ainsi de quoi écrire! la grande question étant : le remplaçant sera-t-il à nouveau radical ou le ODC va-t-il récupérer son second siège? A moins que les Verts ne tentent l'impossible?
Biz
Sandrine
Enregistrer un commentaire