samedi 20 juin 2009

Sapit - Kuta - Senggigi

Pour les derniers jours sur Lombok, nous avons beaucoup roulé. En fait, il y a de beaux paysages, mais souvent aucun endroit pour y passer la nuit.

Le volcan Rinjani depuis le sud


Samedi donc, nous avons repris la route avec les américains en direction de Kuta Lombok. A la différence de son homonyme de Bali, Kuta est encore un petit village de pêcheurs, avec quelques home stay et hôtels, mais rien de comparable avec Bali.

Oui c'est Kuta au milieu des palmiers. La partie du village pour les locaux se situe sur la gauche à 1 km


Un projet de 800 millions de USD veut transformer l'endroit en un nouveau Sanur/Kuta. Espérons qu'ils prendront des siècles avant d'y arriver, ce serait franchement dommage de dénaturer cette région. Mais que peut-on contre l'idée de l'argent facile ? Les touristes viendront en masse et d'ici quelques années, vous aurez des boites de nuit, des bars ouverts 24/24 et des milliers de touristes qui se feront harceler pour un massaaaaache, un transporte ou un bracelet à 1 USD...

L'endroit est pour l'instant encore paisible. Les deux ou trois restaurants se remarquent à peine au milieu des quelques stands qui vendent des souvenirs. Nous avons même pu manger "local" à prix "local" et accueillis avec le sourire. Après les dernières petites expériences d'accueil très froid, nous avons parfois hésité à nous poser et manger dans ces buis buis que nous apprécions tellement.



Là où le tourisme a commencé à causer des problèmes, c'est pour les vendeurs ambulants. Ceux-ci sont insupportables et vous harcèlent à tel point que je me suis demandé si un petit cours de marketing ne leur ferait pas du bien. A quoi cela peut bien servir de venir à 10 (même à 35 pour 4 touristes!) et proposer la même chose, en vous tirant parfois par la manche et lorsqu'il s'agit de massages de vous toucher le bras ou la jambe en vous pinçant légèrement ? Il faut souvent se contenir pour ne pas les envoyer tous chier très loin.

Toujours impressionnant de voir tout ce qui peut être transporté sur la tête


Cherchez les touristes au milieu de 35 vendeurs....


Sur place, nous avons retrouvé nos américains que nous avions perdus en route, mais aussi une suissesse, un américain et sa femme portoricaine connus sur le Rinjani.

Après une après-midi à lézarder, nous nous sommes retrouvés le soir pour manger dans un de ces petits restaurants sur la plage. Là, malgré la barrière, les vendeurs sont venus nous emmerder pendant le repas. No comment....


L'américain James (premier à droite sur la photo) avait commandé un plat végétarien.. et bien il s'est retrouvé avec des arrêtes de poisson au milieu de ses légumes. D'une réduction que le restaurant voulait bien lui faire, il a quant même réussi à obtenir le plat gratuit qui a fini par nourrir les chiens qui nous entouraient.

Dimanche, avec Vincent nous sommes repartis longeant la côte. Il y a plusieurs belles plages indiquées sur la carte. L'une d'elle située non loin de Kuta est malheureusement très sale. Sur l'eau flotte des milliers de papiers et morceaux d'emballage etc.. Juste un côté, que les courants épargnent, reste apte à la natation, le reste est à éviter.

Une vue aérienne de Kuta

Je crois qu'ils n'étaient que trois sur la moto ;-) (4 n'est pas rare)

Ceci s'appelle "une route"...

Et des buffles qui ont remplacé les vaches


Nous avons continué toujours sur ces routes ultra défoncées à travers la campagne, nous arrêtant parfois.




Nous avons fait une nouvelle halte dans un village situé au bord de la mer, mais en arrivant, le regard des locaux ne nous a pas vraiment donné envie de rester. On s'est senti un peu comme "vous foutez quoi ici ? ". Drôle d'impression, mais y peut-on quelque chose?

Station d'essence sur la route (à Lombok, les vraies stations sont très rares)


Plus loin, nous cherchions notre route. Nous nous arrêtons dans un village et essayons d'obtenir la direction exacte. A nouveau un mec, qui avant de dire "bonjour", me sort "money money!".. Oui, oui, rêve... On s'est franchement senti comme des billets ambulants et que nous devions distribuer à toute la population... L'image que nous devons avoir dans la région ne donne pas vraiment envie de s'arrêter.

Le village en question


Heureusement que plus loin, en traversant une région de champs et quelques villages, les gens continuaient à nous sortir "hello mister" avec le sourire.



Des villages, des mosquées et des gens (prendre des femmes voilées en photos ?....), je n'ai que peu d'images.

Si celle-ci énorme en traversant une ville


Et les humains qui se font transporter...


En effet, à chaque arrêt des gens venaient nous demander de l'argent ou tout simplement nous regardaient avec un regard où nous ne savions pas si nous devions y lire de la curiosité ou de l'animosité.
Une fois même une femme et un gosse sont venus presque en m'engueulant pour que je leur donne de mes "Tim Tam" (petites barres au chocolat croustillantes) et le gosse m'a même frappé - là j'ai dit à Vincent, "démarre; désolé, mais s'ils veulent jouer aux singes et bien qu'ils le fassent sans nous..."

Et oui, Lombok a encore un sacré retard sur sa voisine. Il faudra encore du temps avant que les touristes se fassent au moins accueillir avec le sourire et que le premier mot ne soit pas "money money!". On ne sait vraiment pas d'où peut bien venir cette attitude si différente et pour finir tout à leur désavantage. Aux quelques touristes que nous avons interrogés sur leur séjour sur l'île, c'est souvent cela qui revient. Cela fait partie du folklore, mais ne donne pas vraiment envie de revenir y passer des vacances "calmes avec le sourire des locaux".

A l'arrêt Kediri (Lombok)


En direction de Lembar, nous voulions continuer jusqu'à une péninsule située plus à l'ouest.



Nous nous sommes trompés avec toutes ces routes qui ne sont souvent pas indiquées sur notre carte et à la fin, avec Vincent, on s'est décidé pour retourner sur Senggigi. Là, nous savions que nous aurions un endroit où dormir et pour la dernière soirée sur Lombok, un peu de calme avant le retour sur Bali. Ce qui nous a laissé la bouche ouverte fut l'ENORME quantité de voitures et surtout de scooters en provenance du nord de l'île. J'ai rarement vu pareil défilé. Je n'ai pas de photos, je conduisais, mais j'ai un petit film qu'à l'occasion je mettrai.
En arrivant à l'hôtel, j'ai demandé la raison de ce défilé. Un concert ?, un match ? un spectacle sur la mer ? Non, simplement le début des vacances, alors tout le monde va sur les plages situées plus au nord et avec le coucher de soleil, tout le monde rentre en même temps.
Les bouchons dureront jusqu'à passé 21h.... Entre autre, parce que la fille ou le fils du principal investisseur de l'île se mariait et organisait le dîner dans l'hôtel je sais plus quoi, à 4 ou 5 étoiles, situé juste un peu plus loin que notre "No Star" Hotel ;-)

Le coucher sur Bali et son volcan - des balinais (colons sur Lombok) étaient venus en masse avec offrandes et belles tenues pour l'occasion.

Lundi, après une heure de routes ultra-encombrées nous sommes arrivés à Lembar. A nouveau aucun contrôle et en moins de deux nous étions sur le ferry. Comme pour l'aller un bateau qui allait à 10 à l'heure.. et c'est en "seulement" 4h30 que nous sommes revenus sur Bali.

A la différence de l'aller, au retour nous étions plus de 40 touristes tous entassés sur le pont supérieur.


Bali se rapproche et son volcan - oui je l'aime beaucoup



Il était déjà presque 18h00 et la nuit allait tomber. Tous les touristes sont partis en shuttle sur Ubud, nous, nous sommes partis en direction Klungkung dans l'espoir de trouver un home stay.....

Un petit giratoire comme j'aime :-)


.... mais rien pendant des kms. Pour finir à force de chercher, de demander (souvent avec les mains et 2-3 mots d'indonésien), de faire des allers et retours, nous avons dégoté un petit home stay (à nouveau vide) au milieu de la jungle et à 5 kms de notre destination du lendemain; Besakih, le "Temple" de Bali!!!!!

Bye.

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